30 mai 2015

Jacques Ellul, la liberté économique est seulement la liberté de l'homme qui a un capital

« Toutes choses étant subordonnées à la production, écrit Jacques Ellul, le bourgeois entendra par liberté le droit d'utiliser la main-d'oeuvre en qualité en quantité variable à des prix variables pour rester maître du marché. Personne dans la bourgeoisie ne pose le problème du fondement et de la légitimité des bénéfices. On sanctifie la propriété qui devient la valeur suprême. Et la situation de l'ouvrier ne peut être modifiée dans la mesure où ce serait une menace pour la propriété. Le fabricant ne peut améliorer cette... [Lire la suite]
12 mai 2015

Anselm Jappe, le système capitaliste sape ses propres bases

"Ce que nous voyons aujourd’hui, écrit Anselm Jappe, c’est l’effondrement du système, son autodestruction, son épuisement, son sabordage. Il a rencontré finalement ses limites, les limites de la valorisation de la valeur qu’il portait dans son noyau depuis le début. Le capitalisme est essentiellement une production de valeur, qui se représente dans l’argent. Seul ce qui donne de l’argent intéresse dans la production capitaliste. Cela n’est pas dû essentiellement à l’avidité des méchants capitalistes.... [Lire la suite]
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22 avril 2015

Le capitalisme, la subordination du travail vivant au travail mort...

« Le temps de travail concret, écrit Jean-Marie Vincent, devient le porteur d’un temps de travail social qui est le temps du capital, de son organisation des activités de production et des échanges. Le travailleur salarié ne fait pas que traiter sa force de travail, et donc lui-même, comme un moyen (analyse que fait Weber), il cède l’emploi de cette force à une machine anonyme, destinée à valoriser le capital. En passant un contrat de travail, il consent en fait à ce que sa capacité de travail prenne la forme valeur et soit... [Lire la suite]
17 mars 2015

La genèse de la débâcle capitaliste est à rechercher dans ses contradictions internes

« Mais, comme si cela ne suffisait pas, les auteurs de la critique de la valeur héritent également de Marx la théorie de l'écroulement qui a toujours été, pour le marxisme traditionnel, un traumatisme à refouler. Le capitalisme est en crise, certes, mais pas à cause de l'opposition militante de ses ennemis. La genèse de la débâcle capitaliste est plutôt à rechercher dans les contradictions internes de sa propre dynamique sociale. La « société du travail » qui ne permet à personne de vivre sans acquérir ou vendre un... [Lire la suite]
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04 mars 2015

"Marx mérite-t-il une chance supplémentaire ?"

« Bien qu’on puisse trouver, à des époques antérieures, une utilisation de l’argent, une circulation de marchandises et même certaines formes de capital (par exemple, le capital commercial), le capitalisme ne débute à proprement parler qu’avec l’émergence d’une forme-valeur pleinement développée s’appuyant sur l’abstraction du travail en tant que force totalisante. Cela n’empêche pas cette émergence de porter aussi en germe lamort du capitalisme. D’après le Marx de Postone, en effet, si la productivité accrue résultant du progrès... [Lire la suite]
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