16 janvier 2018

Roswitha Scholz, des arguments typiquement marxoféministes

« C’est pourquoi, indique Roswitha Scholz, je commencerai par rappeler quelques-uns des points essentiels de la critique de la dissociation-valeur, afin de la situer par rapport aux toutes dernières tendances. Comme son nom suffit à l’indiquer, il y a au cœur de cette théorie l’idée qu’un certain nombre d’activités de la reproduction définies comme féminines, mais aussi d’attitudes correspondantes (la sollicitude, par exemple) et de qualités dévalorisées (la sensibilité, l’émotivité, etc.), se voient, précisément, dissociées de... [Lire la suite]
28 juillet 2017

Anselm Jappe, Robert Kurz, la critique de la dissociation-valeur

"Kurz, nous dit Anselm Jappe, assurait dans son livre que l’effondrement des pays de l’Est, loin de représenter le triomphe durable de l’Occident capitaliste, n’était qu’une étape dans le collapsus graduel de l’économie mondiale basée sur la marchandise, la valeur, le travail abstrait et l’argent. Le mode de production capitaliste aurait atteint, après deux siècles, ses limites historiques : la rationalisation de la production, qui comporte le remplacement de la force de travail humaine par des technologies, mine à la base la... [Lire la suite]
06 décembre 2015

Roswitha Scholz, "il y a donc un patriarcat de la forme valeur"

« Mon problème, c’est que je ne suis pas très d'accord avec le marxisme ouvrier. D’après mon interprétation de Marx, ce sont le travail abstrait, la valeur et la forme marchandise en tant que tels qui constituent le problème. Ça veut dire que le travail abstrait est remis en cause en et pour soi, y compris même en tant que fin en soi tautologique. Ma thèse est que les tâches ménagères et de reproduction sociale ne sont pas seulement dissociées de la valeur économique et du travail abstrait, mais en représentent en outre la... [Lire la suite]
06 décembre 2015

Clément Homs, le capital n'est pas le contraire du travail

« C’est toujours le travail abstrait, précise Clément Homs, (une des deux faces du travail) qui se métamorphose en différentes formes au cours du cycle du capital, passant du travail vivant à sa cristallisation dans la marchandise sous la forme-valeur, en passant ensuite sous la forme-argent quand cette marchandise sera vendue sur le marché, pour revenir ensuite sous la forme capital-argent en bout de chaîne et, pour être alors réinvestie dans un nouveau cycle de rotation du capital, en élargissant la base de travail vivant... [Lire la suite]
03 décembre 2015

Robert Kurz, Marx, "travail mort" et "travail vivant" ...

« Critiquer le capitalisme du point de vue du travail, écrit Robert Kurz, est une impossibilité logique, car on ne peut critiquer le capital du point de vue de sa propre substance. Une critique du capitalisme doit remettre en cause cette substance même et donc libérer l’humanité de sa soumission à la contrainte du travail abstrait. C’est seulement alors que l’on pourra supprimer l’indifférence par rapport au contenu de la reproduction et prendre au sérieux ce contenu lui-même. Lorsqu’on comprend le capital au sens étroit comme... [Lire la suite]