27 décembre 2017

Frédéric Lebaron, la « Révolution » néolibérale

« Á travers le « communisme », indique Frédéric Lebaron, autant que l’Union soviétique et les partis qui s’en réclament, c’est en fait l’ensemble des institutions issues de l’ordre « keynésien » qui font l’objet d’une forme de disqualification, qu’on pourrait dire « par contamination ». La notion de « propriété collective » est victime d’un discrédit proportionnel à la violence des expériences de « collectivisation ». Par suite, la propriété publique, les biens publics, l’intervention régulatrice de l’État apparaissent comme... [Lire la suite]
22 novembre 2017

Cornelius Castoriadis et le capitalisme

« Castoriadis, nous dit l'analyse de Socialisme libertaire, analyse également la capacité du capitalisme à exploiter et intégrer en même temps de larges franges de population. Il parle par exemple de « son besoin de réaliser simultanément la participation et l’exclusion des travailleurs relativement à la production. » (15) Par ce processus complexe, par le confort, la consommation, les loisirs, la carrière, le système capitaliste, ce « cauchemar climatisé » (16) réussit à gagner la servitude volontaire, l’adhésion du peuple, tout... [Lire la suite]
15 juillet 2017

Sebastien Laye, un Etat obèse et aux multiples fonctions

« Pourtant, nous dit Sebastien Laye, dès 1944, Hayek, dans  « La Route de la servitude », prédisait l'écroulement sous lui-même d'un Etat obèse et aux multiples fonctions. Un Etat adapté à la quatrième révolution industrielle devrait cesser d'identifier la sphère publique exactement à la sphère étatique. Il existe aujourd'hui nombre de missions de service public qui peuvent être exercées par la société civile, des associations, des regroupements, avec souvent de bien meilleurs résultats que l'Etat, entravé par des... [Lire la suite]
11 juillet 2016

Yoram Moati, Pierre Clastres, l'Etat contre la liberté

« La Boétie, indique Yoram Moati, nomme Malencontre le moment où la société de Liberté passe à l'état de servitude des dominés aux dominants, l'Innommable, l'État. L'État ne peut surgir que de la rencontre malheureuse avec un élément extérieur perturbant une organisation anarchique parfaitement cohérente. Pas de continuum entre la Liberté et la servitude. Entre l'ère de la Liberté et celle de l'État, il y a rupture radicale, renversement du sens du contrôle, ce qui n'empêche pas de concevoir des différences de degrés dans les... [Lire la suite]
21 janvier 2016

Maximilien Rubel, Marx et l'anarchie

“Pour Rubel, indique le texte, l’URSS n’a rien de communiste. « L’industrialisation du pays est du à la création et à l’exploitation d’un immense prolétariat et au non au triomphe et à l’abolition de celui-ci » précise Rubel. Marx enrichit l’anarchisme utopique par « la compréhension dialectique du mouvement ouvrier perçu comme auto-libération éthique englobant l’humanité toute entière ». En revanche, dans son activité politique, Marx ne cherche pas à harmoniser les moyens et les fins. Marx étudie, à travers le... [Lire la suite]
05 décembre 2015

Harsha Walia, mondialisation du capital et migrations de la main-d'oeuvre

« Tout en assurant la circulation du capital, indique Harsha Walia, le néolibéralisme garantit la flexibilité de la main-d’œuvre. Le travail salarié est plus que jamais synonyme de flexibilité du travail, et celle-ci nécessite la création d’un bassin de travailleurs précaires. Le travail précaire est caractérisé par des salaires peu élevés, l’insécurité en emploi et le manque de protection, même selon les normes du travail les plus laxistes. Le travail occasionnel, à temps partiel ou contractuel (un ensemble de modes opératoires... [Lire la suite]
23 août 2015

Frédéric Lordon, le dialogue entre Marx et Spinoza

« Le ressort spinoziste, indique Hervé Polesi, fournit au structuralisme marxiste un modèle de compréhension des passions qui permet d'éclairer sous un nouveau jour la question de l'aliénation : nous ne sommes pas dans le registre de la servitude volontaire, syntagme que repousse d'ailleurs avec détermination Frédéric Lordon, mais bien toujours dans la servitude. Sous la loupe de Spinoza, le registre du salariat devient celui de l'appropriation par le capital non seulement des classiques (force de travail, temps), mais, plus... [Lire la suite]
Posté par Michel Peyret à 06:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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