11 juillet 2018

Michel Lepesan et Baptiste Mylondo, le revenu universel pour une société vraiment choisie

« Les textes rassemblés par Michel Lepesan et Baptiste Mylondo, indique l'article, laissent entrevoir une avancée dans une condition humaine qui s’est jusqu’alors affranchie de l’esclavage puis de la féodalité avant de se retrouver sous le joug de la religion du « travail » de moins en moins salarié – avant que ne se tourne la page du salariat...Jusqu’alors, le « paradigme dominant » empêchait de penser le monde qui vient comme il empêche de le créer. Cette anthologie permet précisément de (re)penser le revenu... [Lire la suite]
09 juin 2018

Observatoire des multinationales

Chers lecteurs, chères lectrices, 4 676 071 euros : c’était la rémunération moyenne d’un patron du CAC40 en 2017. Un montant en hausse de 7,8% d’une année sur l’autre, alors que les dépenses par salarié n’ont augmenté que de 1,8%, quatre fois moins. 4 676 071 euros, c’est aussi environ 263 SMIC. Les rémunérations des dirigeants de Sanofi ou L’Oréal flirtent avec les 10 millions. Ceux de LVMH et Renault ne sont pas très loin derrière. Si l’on mesure la différence entre rémunération patronale et dépenses moyennes par salarié,... [Lire la suite]
Posté par Michel Peyret à 01:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
30 mars 2018

Amparo Vega, la période militante (1954-1966) de Jean-François Lyotard

« Par ailleurs, indique Amparo Vega, Lyotard attribue à Marx lui-même le fait d’avoir fait entendre, remarquer et fait travailler le différend « là où il était », c’est-à-dire, « caché sous l’universel  ». Dans la langue marxiste, il y a, en effet, selon Lyotard, au moins deux idiomes : celui du capitaliste et celui du salarié. C’est le différend par excellence, car il apparaît quand le même objet – le travail, par exemple – relève de deux idiomes (ou genres de discours)... [Lire la suite]
12 décembre 2016

Catherine Samary, autogestion, mode de résistance et projet de société

« Pour résoudre ces problèmes, indique Catherine Samary, il faut affirmer simultanément : le droit au travail (distingué d'un emploi spécifique) et la remise en cause radicale du rapport de domination (donc du statut) de salarié : donc des droits associés au statut d'autogestionnaire donc au contrôle des moyens de production par les travailleurs/usagers eux-mêmes. La remise en cause du rapport salarial comme rapport de domination de la propriété capitaliste, ne signifie pas la fin d'un “revenu” monétaire (appelé ainsi pour le... [Lire la suite]
03 février 2016

Jean Zin, le travailleur libre se vend lui-même !

« Le travail n'a pas toujours été une marchandise, nous indique Jean Zin. Le travail n'a pas toujours été du travail salarié, c'est-à-dire du travail libre. L'esclave ne vend pas son travail au maître, non plus que le bœuf ses services au paysan. L'esclave est vendu une fois pour toutes, et son travail est compris dans le marché. C'est une marchandise que le propriétaire peut un jour remettre en d'autres mains. Il est marchandise; mais le travail n'est point sa marchandise.... [Lire la suite]
27 janvier 2016

Catherine Samary, l'avancée de l'autogestion dans nos sociétés

« Dans les droits et le statut de l’être humain qu’elle suppose, nous dit Catherine Samary, l’autogestion exige pour se réaliser, la remise en cause radicale des droits de propriété privée du capital et du statut de salarié corvéable et licenciable a merci – donc le renversement du capitalisme. Bien des expériences coopératives (entreprises ou banques, ou encore commerce équitable et diverses expériences d’économie solidaire) ont été soit étouffées (cf. l’expérience des Lip en France en 1973-1976 – voir à tout prix le... [Lire la suite]
29 septembre 2015

Marx, Les Grundisse, comment l'argent peut produire plus d'argent !

« Les Grundrisse, nous dit-on, expliquent que le « travail » exécuté par le producteur de marchandises en vue de l’échange marchand généralisé (c’est-à-dire le travail du salarié commandé par le capital) est « sans objet ». Le fait d’être « sans objet » informe toutes les dimensions du « travail », ce qui justifie sans doute pour partie l’ambiguïté terminologique dont Marx fait preuve et que nous avons déplorée. Il informe la « capacité de travail vivante », en ce sens que le... [Lire la suite]
13 août 2015

Capital humain et marché du travail

« Donc, en réalité, nous dit Elisabeth Beague, l’employé est le plus parfait exemple du capital « circulant » : transformé ou détruit pendant le cycle de production. La gestion du capital humain confiée aux entreprises a pour but de diminuer progressivement ce capital qui est par trop aléatoire. Puisque l’employeur désire maximiser ses profits, il exigera beaucoup de son salarié et lui donnera peu en retour. L’individu aura la responsabilité du choix : soit être exploité au travail, soit être exclu du travail.... [Lire la suite]
Posté par Michel Peyret à 12:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
07 juillet 2015

L'identité ouvrière fait toujours peur au capitalisme !

« La raison en est que, nous dit le texte, malgré tout ce qu’on a voulu nous faire croire, le terme «  ouvrier  » n’a pas simplement un contenu comptable, économique ou sociologique. Il a une signification historique et psychologique qui permet la structuration d’une culture de lutte collective et offre par conséquent le levier d’une action puissante. Là où le mot «  salarié  » n’évoque que le rapport de production autour d’une variable d’ajustement, celui «  d’ouvrier  » ajoute le poids de... [Lire la suite]