05 juin 2018

Sabine Dullin, Karl Radek, biographie politique

« L’échec en politique, indique Sabine Dullin, qui me semble caractériser le parcours de Radek, ne peut être dissocié de sa destinée individuelle éminemment tragique, celle-ci rejoignant dans une large mesure la cohorte des vies militantes brisées par le stalinisme, celle des « âmes mortes » des années 1930. En refermant cette très solide biographie, on se dit pourtant que l’homme privé reste un mystère. On sait que Radek avait la réputation d’être d’une laideur étonnante et d’être un homme à femmes ; mais qu’en... [Lire la suite]
07 mai 2017

Les morts de la police, une réalité ignorée

"Depuis plus de quarante ans, nous dit le texte, l’historien Maurice Rajsfus fait le décompte des morts causées par la police. Son recensement éclaire une réalité largement ignorée. Dans les années 1980, en moyenne cinq personnes par an décédaient au cours d’une opération de police, onze dans les années 1990, douze depuis 2001. Ces décès ne sont pas que le fait de brutes épaisses d’extrême-droite. Les méthodes s’étant en quelque sorte « policées », les faits semblent moins sensationnels, et il est plus aisé d’invoquer... [Lire la suite]
10 juillet 2016

Daniel Bensaïd, la politique, la stratégie, les partis, l'histoire...

« Comme la politique institutionnelle à laquelle ils sont souvent identifiés, expose Daniel Bensaïd, les partis ont aujourd’hui une mauvaise réputation, souvent justifiée dans la mesure où ils apparaissent comme des machines bureaucratiques à promotions et à prébendes. Utiles pour mobiliser et proposer des initiatives dans les périodes d’effervescence, les partis les plus révolutionnaires eux-mêmes peuvent devenir, par temps de reflux, des nids de mesquineries et d’intrigues, de vanités personnelles et d’élucubrations sectaires.... [Lire la suite]
04 juillet 2016

Rocard et Mitterrand le railleur

«Pour Renaud Dély, « Seule l’évocation d’un nom rembrunit son visage : François Mitterrand... Son meilleur ennemi est mort presque vingt ans plus tôt, le 8 janvier 1996, mais Michel Rocard continue de régler ses comptes avec celui qui lui a gâché la vie publique, et même la vie tout court, celui qui lui a barré la route de l’Élysée. À cause de lui, Michel Rocard a souffert. Beaucoup. Souvent. Dès son ralliement au PS, en 1974, lors des Assises du socialisme, il a été moqué, méprisé, humilié. Son débit rapide et saccadé, son... [Lire la suite]