29 décembre 2016

Antoine de Baecque, l'inventivité mentale de la marche...

« Cette manière d’atteindre son moi physique et moral, indique Antoine de Baecque, par la mécanique même de la marche, qui aiguise la sensibilité, s’apparente à un phénomène d’hypnose : un sentiment d’accoutumance à l’endurance du pas à pas infiniment recommencé, à la fatigue et à la souffrance engendrées, une forme de drogue euphorisante, tout cela procure l’impression de quitter son écorce corporelle. Cet oubli de soi mène à une communication immédiate et hypersensorielle avec l’environnement. Le marcheur s’ouvre à tout ce... [Lire la suite]