16 mai 2018

Roger Garaudy, Marx, un humanisme concret

  « Le fondement économique et social de cet humanisme concret, indique Roger Garaudy, Marx le définira dans Le Capital : « le communisme est  une réunion d’hommes libres, travaillant avec des moyens de production communs, et dépensant d'après un plan concerté leurs nombreuses forces individuelles comme une seule et même force de travail social. » Est-ce à dire que cet accomplissement, dans la société sans classes du communisme, sera la fin de l'histoire ? En aucune façon. Ce qui se termine avec le... [Lire la suite]
11 février 2018

Michel Husson, Bernard Friot, Un modèle de socialisme inachevé

« Bernard Friot, indique Michel Husson, renoue avec le débat sur les « modèles de socialisme » dont il faut bien reconnaître qu’il a perdu de son actualité et qu’il est au point mort depuis au moins deux décennies. C’est assurément à mettre à son crédit mais Friot ne fait aucune référence aux débats passés sur ce sujet[9] et présente un projet incomplet, voire incohérent. Friot se borne souvent à construire un lexique spécifique pour désigner des notions déjà largement travaillées. Il parle par exemple de propriété... [Lire la suite]
03 février 2018

Anselm Jappe, Robert Kurz, voyage au centre des ténèbres du capitalisme

« Dans ce premier livre de Kurz, indique Anselm Jappe, (auquel succédèrent trois livres dans les deux années suivantes, et une douzaine en tout), on trouvait déjà bon nombre de caractéristiques de la critique de la valeur, et de la production de Kurz en particulier : une critique impitoyable – souvent prononcée sur un ton d’authentique indignation – du capitalisme dans toutes ses variantes, combinée à une critique également impitoyable des termes convenus de la critique anticapitaliste : la lutte des classes... [Lire la suite]
02 février 2018

Mathieu J. Lainé, l’achat et la vente de la force de travail

« À l’instar des autres marchandises, rapporte Mathieu J. Lainé, la force de travail possède une valeur d’usage, c’est-à-dire une utilité — une marchandise permet de satisfaire un besoin — , et une valeur d’échange, c’est-à-dire un taux ou un prix auquel elle s’échange couramment sur le marché. La force de travail possède toutefois une utilité unique, qui la distingue radicalement des autres marchandises et qui intéresse les capitalistes : elle est susceptible de produire davantage de valeur... [Lire la suite]
08 décembre 2017

Robert Bibeau, le mode de production communiste prolétarien.

« Mais surtout, indique Robert Bibeau, pour les marxistes, le mode de production communiste ce n’est pas la nationalisation ni la planification de l’économie par l’État, non plus que l’équité dans la distribution des marchandises et le capital accumulé. Pour les marxistes le mode de production communiste prolétarien c’est l’abolition de l’économie marchande, de la propriété des moyens de production, d’échange et de communication, c’est l’abolition du salariat, de l’argent, de la bourse et des banques, c’est l’extinction de... [Lire la suite]
31 octobre 2017

Catherine Samary, propriété sociale et autogestion

« Dans le système capitaliste, indique Catherine Samary, comme dans ceux qui se réclamaient du socialisme, les crises révèlent des « économies politiques » conflictuelles. Celle du capital, appuyée sur la domination de la propriété privée des moyens de production et sur de redoutables mécanismes et institutions mondialisée, ne dominait plus en Yougoslavie, même si ses pressions s’exerçaient. La révolution yougoslave avait permis que d’autres droits et critères soient dominants contre le capital,  appuyés sur une... [Lire la suite]
29 août 2017

Quand la grève générale doit permettre la destruction de l'Etat

« La grève générale, nous dit l'article, devient l’arme principale du syndicalisme révolutionnaire. L’Association internationale des travailleurs (AIT) insiste également sur la grève des producteurs contre les entreprises. En 1888, la France connaît une importante vague de grèves. C’est à partir de 1892 que commence la propagande en faveur de la grève générale. Les anarchistes refusent les actions partielles qui conduisent à la défaite et démoralisent le prolétariat. Ils refusent également de discuter avec les exploiteurs. En... [Lire la suite]
25 août 2017

Camillo Berneri, Socialisme libertaire et Etat

« Entre l’État-Aujourd’hui et l’Anarchie-Demain, indique Camillo Berneri, il y aurait le semi-État. L’État qui meurt est « l’État en tant qu’État », c’est-à-dire l’État bourgeois. C’est dans ce sens qu’il faut prendre la phrase qui à première vue semble contredire la thèse de l’État socialiste. «Le premier acte dans lequel l’État apparaît réellement comme représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - est en même temps son dernier acte propre en tant qu’État. » Prise à... [Lire la suite]
15 juillet 2017

Robert Bibeau, URSS, Lénine et la paysannerie

« Ainsi, nous dit Robert Bibeau, Lénine – génial – a fait un compromis et promis LA TERRE À CEUX QUI LA TRAVAILLENT. La parcellisation des terres  entraîna les famines et obligea l’ÉTAT soviétique capitaliste à renier sa promesse et à collectiviser les moyens de production agraire afin de nourrir les populations que Staline et les bolchéviques du Parti militaire dirigeaient vers les villes afin de les prolétariser et de construire l’industrie lourde et légère. On ne saute pas par-dessus un mode de production.... [Lire la suite]
10 mai 2017

Annie Lacroix-Riz, pourquoi revenir sur Octobre 17 et ses suites

« Revenir, nous dit Annie Lacroix-Riz, sur la réalité historique de la révolution d’octobre, c’est rappeler qu’elle eut d’emblée une double dimension, affirmée par les deux premiers décrets du pouvoir bolchevique, et comprise par le brillant et courageux journaliste américain John Reed, dans ses Dix jours qui ébranlèrent le monde : 1° proclamation de la paix, objet du premier décret ; 2° règlement de « la question sociale », entre octroi immédiat de « la terre aux paysans » et abolition ultérieure de... [Lire la suite]