24 mai 2018

Pierre Kropotkine, le monde moderne et le communisme

« Nous maintenons aussi, indique Pierre Kropotkine, non seulement que le communisme serait l’état de société le plus enviable et le plus juste, mais encore que c’est vers le communisme, le libre communisme, que tend le monde moderne, malgré les apparences contraires qu’on pourrait induire du développement de l’individualisme, et dans lesquelles nous ne voyons que des efforts de l’individu, pour résister à la domination de plus en plus envahissante de l’État et du Capital. Mais l’histoire ne nous montre-t-elle pas aussi, à côté de... [Lire la suite]
18 novembre 2017

Agnès Sinaï , Walter Benjamin, une critique de la civilisation industrielle

« Malgré ces limites, nous dit Agnès Sinaï, Walter Benjamin puise sa force dans les analyses de Marx. Il propose une analyse critique de la marchandise et de son influence sur tous les aspects de la vie. Loin d’un marxisme orthodoxe qui se réduit à une analyse économique, Walter Benjamin montre l’influence de la logique marchande sur l’urbanisme et la culture. Ensuite, sa philosophie de l’histoire s’éloigne des dérives de la décroissance. Pour critiquer le monde moderne, il ne faut pas retourner vers le passé ou cultiver son... [Lire la suite]
03 novembre 2017

Umberto Eco, Ur-fascisme et irrationalisme

« Le traditionalisme, nous dit Umberto Eco, implique le refus du monde moderne. Les fascistes comme les nazis adoraient la technologie, tandis qu'en général les penseurs traditionalistes la refusent, la tenant pour la négation des valeurs spirituelles traditionnelles. Toutefois, bien que le nazisme ait été fier de ses succès industriels, ses louanges de la modernité n'étaient que l'aspect superficiel d'une idéologie fondée sur le Sang et la Terre (Blut und Boden). Le refus du monde moderne était camouflé sous la condamnation du... [Lire la suite]
02 février 2016

Bertrand Russel, le dogme du travail

« Le dogme du travail, indique le texte, est resté dans les mentalités, mais il n’est pas adapté au monde moderne. Il faut prendre acte du gain de productivité permis par le progrès technique, et en profiter pour réduire le temps de travail. On pourrait ainsi « démocratiser » le loisir. Tel est l’espoir de Russell : « Grâce à la technique moderne, il serait possible de répartir le loisir de façon équitable sans porter préjudice à la civilisation » (§9). Russell s’appuie sur l’exemple... [Lire la suite]