06 juillet 2018

Jean-Pierre Page, l'Europe, la CES...et la CGT

« Fort logiquement, indique Jean-Pierre Page, la CES a donc soutenu et revendique le Traité de Maastricht en 1992, fait campagne pour le oui en 2005 afin de faire adopter le traité constitutionnel rejeté par les Français et la CGT ; elle a soutenu le traité de Lisbonne, a critiqué de façon véhémente le Brexit et surtout elle continue à vouloir renforcer le rôle de l’euro comme un outil majeur de l’intégration politique. Michel Rocard disait en 1992 : « L’euro, ce sera moins de chômeurs et plus de... [Lire la suite]
04 mai 2017

Armand Legay, que reste-t-il de notre nation ?

"À partir de ces définitions, indique Armand Legay, qui montrent la Nation française comme le corps d’un être complexe, elle n’est plus telle que nous l’avons connue et vécue. Elle est en voie de disparition. Un dé-tricotage s’est opéré subrepticement dans toutes les structures de la société depuis la libération. Cela depuis le plan Marchal en Europe en passant par la CEE et l’ensemble des traités depuis 1951 qui nous ont conduits à Maastricht en 1992 et Lisbonne en 2005. Il est à rappeler ici que de Gaulle et Adenauer en 1962... [Lire la suite]
07 mars 2017

Chems Eddine Chitour, pour une réorganisation du monde

« Sans nul doute Russie, Etats-Unis et Chine seront les architectes du nouvel ordre mondial, nous dit Chems Eddine Chitour. C’est le sauve-qui-peut au sein de l’Europe, chacun pour soi.  La Grande Bretagne a largué les amarres. L’Allemagne redécouvre les vertus de la coopération avec la Russie avec laquelle elle n’a jamais ralenti sa coopération énergétique, notamment par le North Stream dont l’administrateur n’est autre que l’ancien chancelier Gerhard Schroeder. Reste la France, elle est engluée avec son épée de Damoclès... [Lire la suite]
16 février 2017

Peter Schwarz, les contradictions entre puissances impérialistes

« Cette semaine, nous dit Peter Schwarz, le président sortant, Joachim Gauck, a prononcé un discours à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire du Traité de Maastricht, où il a déclaré que « le temps est venu pour les pays européens et en particulier pour l’Allemagne qui, pendant de longues années laissaient les États-Unis assumer seuls le rôle de dirigeant, de devenir plus confiants et plus autonomes ». Il a cyniquement insisté sur le fait qu’il était nécessaire de ne pas « abandonner les valeurs sur lesquelles le projet... [Lire la suite]
12 juillet 2016

Pierre Leconte, Union européenne, une construction historiquement dépassée

« De l’Acte Unique de 1986, nous dit Pierre Leconte, à la pseudo Constitution résultant du traité de Lisbonne en passant par Maastricht, Amsterdam, Nice et Schengen, l’Europe aura connu six textes, traités ou constitutions en trente ans que l’on a imposés aux peuples à dessin sans les leur expliquer (y compris lorsqu’ils les rejetaient à l’instar du « non » au référendum de 2005 en France sur le traité constitutionnel prouvant ainsi que les choix des peuples ne sont pas pris en compte, ce qui s’appelle une tyrannie).... [Lire la suite]
19 janvier 2016

Pascal Morsu, Catherine Samary, le processus de "construction européenne"

« A l’origine, selon les auteurs, le chancelier allemand, Kohl, était plus que réticent à une monnaie unique. C’est avant tout Mitterrand qui fut moteur du projet visant notamment à entraver la domination économique allemande, incontestable après la réunification. Il s’agissait d’obliger l’Allemagne à renoncer au Deutsche Mark en l’insérant dans la gestion commune d’une Union Économique et Monétaire supprimant les monnaies nationales dans l’euroland. Or, en 1992 se déclenche une crise européenne majeure marquée par une intense... [Lire la suite]
03 octobre 2015

Cornelius Castoriadis, récuser la pseudo-démocratie

« Je dis « pseudo-démocratie », précise Cornelius Castoriadis, parce que j’ai toujours pensé que la démocratie dite représentative n’est pas une vraie démocratie. Jean-Jacques Rousseau le disait déjà : les Anglais croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent des représentants tous les cinq ans, mais ils sont libres un jour pendant cinq ans, le jour de l’élection, c’est tout. Non pas que l’élection soit pipée, non pas qu’on triche dans les urnes. Elle est pipée parce que les options sont définies d’avance.... [Lire la suite]