25 juillet 2018

La contradiction dialectique

« C'est à Héraclite, indique le texte,  qu'on doit la création de la dialectique des con-tradictions. Les Eléates (Zénon d' Elée) transformèrent la contradiction en quelque chose de purement subjectif n'y voyant que le moyen de nier le mouvement et la variété (" dialectique négative» - aporie). A l'époque de la Renaissance, Nicolas de Cuse et Bruno développèrent l'idée de la «coïncidence des contraires ». Kant «évacua» les antinomies grâce uniquement à une distinction dualiste... [Lire la suite]
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17 juillet 2018

JPL URB 14 juillet 2018, Un au-delà à la propriété

« Benoit Borrits, indique JPL, résout deux trois millénaires  de  lutte de classes en évaporant grâce à sa « théorie » qui fait  pshitt,  la notion de propriété collective car celle-ci aurait connu un échec patent dans le dernier siècle, ce qui est peu douteux. Reste à s’interroger sur les raisons profondes de cet échec historique, par exemple si, outre le retard médiéval de l’Est, elles ne résident pas dans la tradition monothéiste et étatiste, de Saint Paul à Constantin, puis à Kant et... [Lire la suite]
31 mars 2018

Arno Münster, la pensée de l'émancipation

« L’émancipation est considérée, indique Arno Münster, dans notre modernité, comme « une action en première personne », un acte de soi en sujet actif ; elle est « auto-émancipation, émancipation de soi par soi, position de soi par soi et elle se fixe en autonomie, donation de la loi de soi à soi ». Au niveau politique, c’est une « auto-émancipation des sujets en citoyens, dans un État libre se pensant comme État d’un peuple libre ». Tosel s’efforce alors d’esquisser les diverses formes de cristallisation de l’émancipation depuis... [Lire la suite]
25 juillet 2017

Philippe Corcuff, des dispositifs d'auto-organisation pour un processus d'émancipation

"Or l’émancipation est, rappelle Philippe Corcuff, de Kant à Bakounine et Marx, auto-émancipation. Certes, des minorités actives davantage mobilisées y jouent un rôle particulier. Cependant, une des leçons du XXe siècle, sous une forme « hard » avec le stalinisme ou plus « soft » avec le parlementarisme social-démocrate, est le risque de transformation de ces minorités actives en nouvelles « tutelles », abîmant de fait l’auto-émancipation dans l’oligarchie. Ce risque, on le trouve encore aujourd’hui dans la focalisation sur le contenu... [Lire la suite]
01 avril 2017

Yvon Quiniou, Lucien Sève, le rapport à Marx

« Mais d’abord, questionne Yvon Quiniou, qu’est-ce que le matérialisme, loin des préoccupations pratiques matérielles auxquelles le sens commun veut le réduire ? C’est une position intellectuelle qui affirme que la matière est première par rapport à la pensée humaine (ou l’esprit, ou la conscience), qu’elle la précédée dans le temps et qu’elle l’a produite. Celle-ci n’est par conséquent qu’une forme de la matière en évolution, parvenue à un haut degré de complexité et d’organisation, dépourvue de cette autonomie que nous lui... [Lire la suite]
06 août 2016

Robert Charvin, la culture du compromis n'est pas celle des puissants

« Ce sont les puissances occidentales, indique Robert Charvin, c’est-à-dire les États qui ont le moins à craindre pour leur sécurité et leur développement en raison de leur force, qui donnent ce « ton » délétère aux relations internationales. C’est précisément parce qu’ils ont à leur disposition des moyens (en argent et en armes) supérieurs aux autres qu’ils récusent la négociation ou violent ses conclusions. La culture du compromis n’est pas celle des puissants, car même la violence armée depuis des siècles leur est... [Lire la suite]
28 juillet 2016

Daniel Bensaïd, Le capitalisme pouvait-il, peut-il, se penser éternel ?

« Le grand Karl est mort ?, interroge Daniel Bensaïd. Un magazine américain l’annonçait naguère sur le ton du défi et de l’exorcisme. En 1991, un hebdomadaire français s’interrogeait à son tour sur la vacuité « d’un monde sans Marx. Il ne viendrait à l’idée d’aucun communicateur avisé de titrer sur la mort de Kant ou sur un monde sans Descartes, Plus qu’un constat de décès ou de disparition, « un monde sans Marx » porte l’aveu d’un manque. Faut-il tirer argument des rêves déchus pour renoncer aux grandes... [Lire la suite]
14 mars 2016

Michel Clouscard, Critique du libéralisme libertaire

« Henri Lefebvre, s’il procédait à la critique des mouvements idéologiques plus ou moins antimarxistes de son temps, n’en réfléchissait pas moins à leur possible et partiel contenu de vérité qui exprimait en même temps qu’une sujétion certaine à l’ordre idéologique dominant, une protestation contre les méfaits aliénants du Capital qui écartaient la « bonne vie » rendue possible par l’élévation inouïe, au moins au Nord, du niveau des forces productives, partant, du niveau de vie, pour autant qu’un nouveau partage... [Lire la suite]
23 mai 2015

Denis Collin, peut-on soutenir qu'il y a une dimension morale chez Marx ?

« On me dira, considère Denis Collin, que le jeune Marx n’est pas le vieux Marx. C’est exact. Mais pour soutenir qu’il y a une dimension morale chez Marx, c’est la moitié du livre I du Capital que j’aurais pu convoquer. Car des chapitres entiers de cette grande œuvre scientifique et philosophique sont littéralement envahis par le pathos moral : singulièrement le chap. X, sur la durée de la journée de travail, le chap. XV sur le machinisme et la grande industrie, et le chap. XXV sur l’accumulation. Marx constate que... [Lire la suite]
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24 avril 2015

Roger Garaudy, la dialectique est un instrument de la libération des hommes

« Chez Hegel, dit Garaudy, la totalité se limite elle-même et c'est ce qui engendre la contradiction. Pour Marx, au contraire, c'est du développement de la contradiction, du dépassement de la négation en négation de la négation que naissent des totalités nouvelles : ce n'est pas l'universel qui est premier et qui se limite lui-même, mais le particulier qui se dépasse nécessairement parce qu'il ne porte pas en lui ses conditions d'existence. La dialectique est à la fois cette insuffisance d'être et cet appel de... [Lire la suite]