06 juillet 2018

François-Bernard Huyghe, “FAKE NEWS, la grande peur”

« D’une part, indique François-Bernard Huyghe, en effet, sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut lancer une photo truquée, une légende urbaine ou rapporter un fait imaginaire (y compris un délire : portant sur les extraterrestres ou sur les avions qui déverseraient des produits pour empoisonner la population). En outre, une partie de la population est persuadée comme jamais auparavant que les médias du Système lui cachent systématiquement la vérité. Du coup, les élites paniquent à l’idée qu’une puissance étrangère, les... [Lire la suite]
04 août 2017

Daniel Guérin et le Front populaire

"Plus profondément, nous dit l'article, Guérin nous invite à démystifier ce qui demeure un moment décisif dans l’imaginaire collectif de la gauche, afin d’élaborer une stratégie d’émancipation évitant les écueils qui ont marqué le 20e siècle et, ainsi, faire vivre à nouveau un espoir de changement de société. C’est d’ailleurs ne pas faire honneur aux grévistes de mai-juin 36, et à celles et ceux qui se sont battus alors pour un tel changement, que de se contenter de l’imagerie glorieuse et dépolitisante qui enveloppe le Front... [Lire la suite]
30 mars 2017

Enzo Traverso, contestation actuelle et culte de l'immédiateté

« La contestation actuelle, considère Enzo Traverso, reste enfermée dans le culte de l’immédiateté. Il manque un recul historique et un imaginaire qui s’inscrit dans l’héritage des mouvements d’émancipation. La « culture de gauche » évoque les mouvements qui luttent pour un changement de société. Cette culture comprend divers courants politiques mais aussi une pluralité de sensibilités intellectuelles et esthétiques. L’historien Enzo Traverso propose ses réflexions sur cette culture dans le livre Mélancolie de la gauche. Il... [Lire la suite]
08 février 2017

Jean-Claude Michéa, il est vraiment temps de relire le Capital

« Car, indique Jean-Claude Michéa, de même que Debord pouvait ironiser, en 1958, sur l'« amère victoire du surréalisme » - dont le projet transgressif était devenu, selon lui, la norme réelle de la société du spectacle -, il faudrait parler aujourd'hui d'une « amère victoire de la gauche ».Son idéal d'illimitation est en effet devenu le véritable moteur idéologique de l'accumulation du capital - ou de la «croissance» - comme le confirme à chaque instant n'importe quel clip publicitaire («Construisons dans un monde qui bouge»).... [Lire la suite]
Posté par Michel Peyret à 04:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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23 octobre 2016

" Le concept d'imaginaire social ": Appel à communications

« Le concept d’imaginaire social, interroge Marc Escola, permettrait-il d’appréhender, dans le domaine historique et culturel, la création de formes nouvelles ? Doit-on, d’ailleurs, le penser comme une « création », ce qui suppose l’avènement d’une nouveauté radicale, ou plutôt comme une « production », idée qui suggère, au contraire, que chaque nouvelle configuration ne peut être produite qu’à partir de configurations existantes et sédimentées, sur la base d’une reproduction partielle du... [Lire la suite]
05 juillet 2016

Christian Maurel, pour une éducation populaire instituante

« Paroles Partagées, conclut Christian Maurel, a ouvert un chantier d’envergure à la dimension des enjeux de notre temps. Il s’agit maintenant de s’engager résolument sur le chemin qui, peu ou prou, a toujours été celui d’une éducation populaire politique. Pensons aux Cahiers de doléances de 1788-89, au mouvement ouvrier émergent, aux Universités Populaires lors de l’affaire Dreyfus, aux grandes grèves de 1936, à la Libération, aux mouvements sociaux des années 1960-70… Si l’on veut que l’éducation populaire instituée deviennent... [Lire la suite]
02 juillet 2016

Le mode de production capitaliste et son " effondrement "

« La notion d’effondrement, indique Didier Epsztajn, est souvent employée pour décrire la conjonction de crises systémiques que l’humanité connait. Mais comme le souligne, à juste titre Renaud Duterme, dans son préambule, cette notion minimise, « voire occulte, toute analyse en termes de rapports sociaux et d’exploitation entre les classes ». J’ajoute qu’il convient de prendre en compte les différents aspects du mode de production et d’organisation du capitalisme, la totalité des rapports sociaux et leurs imbrications,... [Lire la suite]
04 février 2016

Shlomo Sand, Comment penser ? Quoi penser ?

« Je ne suis pas contre l’Histoire, indique Shlomo Sand. Je crois que l’Histoire peut jouer un rôle important dans la formation de l’esprit, mais peut-être une autre Histoire. Faut-il continuer à enseigner l’Histoire au lycée ? Oui, mais pas comme aujourd’hui. Il faut armer les élèves avec des métiers qui ne sont pas moins importants que la fonction de l’Histoire dans leur imaginaire et dans leur éducation. Par exemple, est-ce qu’apprendre la communication pour s’armer contre les médias dominants ce n’est pas une tâche... [Lire la suite]
03 décembre 2015

Arjun Appadurai, un des plus grands anthropologues du 21e siècle

« C'est avant tout pour son talent de théoricien, indique Mélissa Elbez, et non pour ses qualités d’ethnographe, qu’Appadurai est reconnu comme un des plus grands anthropologues du XXIe siècle. Animé par l’inquiétude que la théorie n’ait « raté le monde » (p. 277), la loyauté d’Appadurai va à la compréhension des enjeux de notre époque, qu’il fait passer avant la fidélité aux modèles de pensée classiques. Son analyse de la mondialisation l’a amené à réviser la conceptualisation anthropologique de la localité, qu’il... [Lire la suite]
27 octobre 2015

Pablo Servigne, catastrophe et crise ? Ou effondrement ?

« On a quand même utilisé les mots catastrophe et crise, indique Pablo Servigne. Catastrophe, on l’aime bien parce qu’il est provocateur. En fait nous sommes devenus catastrophistes. Cela ne veut pas dire qu’on souhaite les catastrophes ou qu’on arrête de lutter contre. Cela veut juste dire qu’on est lucides et qu’on les accepte.Le mot crise, lui, ne convient pas parce qu’il sous-entend que l’on peut revenir à l’état de normalité qu’on avait avant la crise. Or ce n’est pas le cas. Donc parler de crise est un abus de langage, même... [Lire la suite]
Posté par Michel Peyret à 06:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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