08 octobre 2017

La force du Grand Soir libertaire

« Le livre d’Aurélie Carrier, nous dit l'article, permet de faire revivre une période intense et passionnante. C’est l’apogée de l’anarchisme français. Le romantisme révolutionnaire se mêle au syndicalisme d’action directe. Aurélie Carrier décrit bien la généalogie du Grand Soir pour la resituer dans son contexte historique et politique. Son étude permet également de pointer les limites de l’anarchisme français et de l’imaginaire du Grand Soir. La révolution sociale s’inscrit dans une vision eschatologique et quasi religieuse.... [Lire la suite]
29 août 2017

Quand la grève générale doit permettre la destruction de l'Etat

« La grève générale, nous dit l'article, devient l’arme principale du syndicalisme révolutionnaire. L’Association internationale des travailleurs (AIT) insiste également sur la grève des producteurs contre les entreprises. En 1888, la France connaît une importante vague de grèves. C’est à partir de 1892 que commence la propagande en faveur de la grève générale. Les anarchistes refusent les actions partielles qui conduisent à la défaite et démoralisent le prolétariat. Ils refusent également de discuter avec les exploiteurs. En... [Lire la suite]
17 juin 2017

Dominique Kalifa, le Grand Soir souffle la panique

"Ce moment, indique Dominique Kalifa, on crut d’ailleurs le vivre le 1er mai 1906. Les journées du 1er mai inquiétaient depuis quelques années, mais l’intense mobilisation de 1906, centrée sur la journée de huit heures, attisa ces frayeurs. «Serait-ce cette fois-ci le crépuscule du Grand Soir ?» s’interroge l’Intransigeant. Certains bourgeois apeurés mirent leurs économies à l’abri, d’autres firent des provisions. «L’échéance du massacre approche, les prodromes de la convulsion horrible qui va bouleverser la... [Lire la suite]
21 août 2015

Clément Homs, sortir, ou non, du capitalisme et de son Etat !

« Le révolutionnarisme et le réformisme, indique Clément Homs, sont les deux pôles de cette vision, en ce sens qu’ils partagent tous deux l’idée que les institutions politiques sont de simples instruments, outils, « formes vides » (Claude Lefort), manières de s’organiser, au fondement profond de la société moderne. Pour changer ces institutions, les révolutionnaristes veulent les prendre violement (le mythe absurde du « grand soir ») pour les faire tourner au profit d’un autre groupe social (le capitalisme d’Etat en... [Lire la suite]