23 novembre 2017

Clara Weiss, Varsovie, une provocation de l'extrême droite

« Rien de cette manifestation, indique Clara Weiss, n’était ni spontané ni un hasard. C’était une provocation soigneusement organisée et une démonstration de force par l’extrême droite d’Europe de l’Est, visant à intimider tous ceux qui s’opposent au virage à droite de la politique européenne et internationale, et les préparatifs de plus en plus fébriles à la guerre. Elle a été sciemment mise en scène dans une ville qui a été pratiquement détruite en 1944 par l’armée allemande, et dont la population juive a été anéantie dans les... [Lire la suite]
15 octobre 2017

Sylvie LEDIZET, le chant de mémoire de tous les déportés

« À partir de 1945, indique Sylvie Ledizet, le Chant des marais devient le chant de mémoire de tous les déportés. En ce sens, il change de fonction : de chant de lutte antifasciste, il devient l'expression du souvenir des souffrances et des morts, lors des cérémonies, et subit évidemment quelques modifications. Les paroles de l'adaptation française diffèrent assez sensiblement de l'original allemand, en particulier à la fin. Alors que le texte allemand évoque un espoir politique précis, avec le terme « patrie », la... [Lire la suite]
08 mai 2016

Jean Ortiz, Franco et la "légion d'honneur"

« Franco, « le plus jeune des généraux espagnols » de l’époque, fit ses classes dans ce « matadero » (abattoir) du Rif, et s’initia à la « guerre totale », appelée également « guerre d’extermination ». Brillant élève, il apprit vite, décrocha un master en cruauté, et engagea son ascension politico-militaire... Une véritable armée « européenne », commandée par Pétain, un corps expéditionnaire français de milliers de militaires peu soucieux des conventions de guerre, animés pour la plupart d’un solide esprit raciste, vint à bout... [Lire la suite]
26 août 2015

Jean Ortiz, mon père et sa Guerre d'Espagne

« Dans l’exil en France,nous dit Jean Ortiz, les attitudes politiques et mémorielles diffèrent. Il y a ceux qui racontent et d’autres , exilés antifascistes, également communistes, anarchistes, socialistes, parfois au sein d’une même famille, qui se murent dans la mémoire silencieuse afin de protéger leurs enfants, leurs études en pays étranger. Il faut « s’intégrer ». Déjà ! « S’intégrer ! » Renoncer à soi, à son identité... Tenter d’oublier les défaites et abandons successifs, le vécu trop douloureux de cette guerre... [Lire la suite]