14 juin 2017

L'abstention contre la division de la société entre dominants et dominés

"Etienne de la Boétie, indique le texte, nous l’avait déjà dit au XVIème siècle dans son “Traité de la servitude volontaire” où il disait déjà, il y a plus de 400 ans, de retirer notre consentement au système (monarchique à l’époque, aristocratique républicain aujourd’hui, c’est du kif…) et de le voir s’effondrer de lui-même et sur lui-même, faute de participants. Il est grand temps de comprendre et d’utiliser à notre profit, c’est à dire au profit de l’intérêt commun de toutes et tous, le fait que la clique oligarque a... [Lire la suite]
08 juin 2017

Saïd Bouamama, En finir avec le capitalisme par les élections ?

"Si l’action de l’idéologie dominante, nous dit Saïd Bouamama, décuplée par la puissance de feu des médias de masse est pour l’instant suffisante pour empêcher l’émergence d’une offensive des dominés, elle est cependant insuffisante pour produire une adhésion au système social, à ses prétendus « valeurs », à ses modes de gestion politique. Nous sommes bien en présence d’une crise de l’hégémonie culturelle des classes dominantes, une partie grandissante de notre société ne se reconnaissant plus dans le « consensus »... [Lire la suite]
14 mars 2017

La lecture de Gramsci par André Tosel

« Si le fascisme est une réponse européenne de type étatique, le fordisme-américanisme est, lui, construit par des « intellectuels organiques » liés à la production industrielle. La « révolution passive » vise une contre-révolution générale pour empêcher la mise en mouvement des dominés. La lecture de Gramsci par André Tosel est d’une grande actualité à l’heure où se développe la contre-révolution néolibérale, dernier grand récit à prétention universelle. Étudier Gramsci, c’est ouvrir une « boîte à concepts » indispensable pour... [Lire la suite]
08 octobre 2016

Pierre Zarka, le capitalisme est entré dans une nouvelle ère

« Aujourd’hui, indique Pierre Zarka, le rôle de l’Union européenne et des institutions hors suffrage universel ne cesse de grandir : agences de notations, FMI, Banque Centrale, Commission de Bruxelles... demain Tafta ? L’État sert à légitimer ces pouvoirs et à mettre en œuvre leurs décisions. Il ne disparaît pas, le centre de gravité de son action n’est plus le même.  Dans le même temps où on privatise ce qui peut l’être - collecte des impôts, prisons aux États-Unis, sécurité antiterroriste (déjà partiellement en France),... [Lire la suite]
18 juillet 2016

Royaume-Uni, le spectre qui hante l'Europe

«Au fond, indique le texte, l’UE ressemble furieusement à une secte : si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on le dénigre, on le menace des pires conséquences – bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir, mais aussi et surtout pour tétaniser ceux qui seraient tentés de le suivre.Les coups tordus et les obstacles ne manqueront donc pas, ce qui laisse ouverts les formes et le délai de la sortie du Royaume-Uni. Mais pas sa survenance. Notamment parce que le vote... [Lire la suite]
11 juillet 2016

Yoram Moati, Pierre Clastres, l'Etat contre la liberté

« La Boétie, indique Yoram Moati, nomme Malencontre le moment où la société de Liberté passe à l'état de servitude des dominés aux dominants, l'Innommable, l'État. L'État ne peut surgir que de la rencontre malheureuse avec un élément extérieur perturbant une organisation anarchique parfaitement cohérente. Pas de continuum entre la Liberté et la servitude. Entre l'ère de la Liberté et celle de l'État, il y a rupture radicale, renversement du sens du contrôle, ce qui n'empêche pas de concevoir des différences de degrés dans les... [Lire la suite]
26 septembre 2015

Rousseau, le rapport entre dominants et dominés et l'émancipation

« Voilà, indique Dimitris Fasfalis, un Rousseau politique dont la résolution et l’audace tranchent avec le dilettantisme et la douceur du Rousseau des salons et des mondanités de son siècle. En inversant le rapport entre dominants et dominés, entre forts et faibles, entre exploiteurs et exploités, il ouvre, semble-t-il, une possibilité aux subalternes d’entreprendre sans plus attendre leur propre libération, sans illusions, sans certitude de réussir, en toute lucidité. Une telle perspective n’est pas sans lien avec l’idée, plus... [Lire la suite]