10 juin 2018

Pierre Bourdieu, le néolibéralisme, une chaîne de contraintes

« Le programme néolibéral, indique Pierre Bourdieu, qui tire sa force sociale de la force politico-économique de ceux dont il exprime les intérêts — actionnaires, opérateurs financiers, industriels, hommes politiques conservateurs ou sociaux-démocrates convertis aux démissions rassurantes du laisser-faire, hauts fonctionnaires des finances, d’autant plus acharnés à imposer une politique prônant leur propre dépérissement que, à la différence des cadres des entreprises, ils ne courent aucun risque d’en payer éventuellement les... [Lire la suite]
04 avril 2018

Christian Delarue, Abraham Lincoln et la démocratie

« Pour les défenseurs de la pleine démocratie, indique Christian Delarue, la formule ne s’entend sérieusement qu’entièrement en articulant ses trois membres ce qui pourrait définir aussi la République. La formule dispose donc d’un Etat avec un gouvernement mais aussi un « Etat social » voire dans une perspective de transition ou d’alternative un « Etat socialiste » cassant le noyau dur capitaliste et développant le secteur non marchand. Un Etat socialiste est profondément démocratisé au point de travailler... [Lire la suite]
16 juillet 2017

Pierre Rousset, le discrédit du régime des partis

« Nous sommes aujourd’hui confrontés, considère Pierre Rousset, à un rejet sec de la notion même de parti dans une aile importante de la jeunesse militante, y compris chez celle dont l’engagement personnel est le plus radical. Du moins tel est le cas dans certains pays. Il y a à ce rejet de solides raisons qu’il nous faut pleinement prendre en compte. Le dépérissement de la démocratie bourgeoise a fini de discréditer le régime des partis, là où il avait un sens par le passé. Un secteur notable de l’extrême gauche s’est comporté... [Lire la suite]
10 juillet 2017

Gregory Mion, l'Etat moderne haut-parleur de la démocratie capitaliste mondialisée

« Cette transfiguration négative, indique Gregory Mion, de l’État moderne en haut-parleur de la démocratie capitaliste mondialisée est la cause absolue de notre déchéance. En modulant l’instinct étatique en instinct financier, l’esclavage a métastasé et le corps politique s’est engourdi en une sorte de goitre cauchemardesque. Ce changement de centre de gravité a entraîné le dépérissement de toutes les formes du génie – la parole oraculaire a régressé en parole managériale, les créations ont muté en productions, l’infini (Apeiron)... [Lire la suite]
05 février 2017

De l'Etat " moins " au non-Etat

« Au demeurant, conclut le texte, il ne faut pas rêver : je détaille quelque peu mes propositions pour rendre tangible la possibilité d'un État moins, mais je ne puis ignorer que l'histoire future, comme l'histoire passée, sera pleine d'essais et d'erreurs. L'État moins s'expérimentera de diverses manières et, de crises en succès, il progressera peu à peu sur la voie de son propre dépérissement.La réalisation d'une forme d'État moins comme celle qui vient d'être esquissée peut, à elle seule, requérir plusieurs... [Lire la suite]