11 mars 2018

Léon Trotsky, Marx et Engels, Prendre le pouvoir en main

« Renverser l’ancien pouvoir, indique Léon Trotsky, c’est une chose. Prendre le pouvoir en main, c’en est une autre. La bourgeoisie, dans une révolution, peut s’emparer du pouvoir non point parce qu’elle est révolutionnaire, mais parce qu’elle est la bourgeoisie : elle a en main la propriété, l’instruction, la presse, un réseau de points d’appui, une hiérarchie d’institutions. Il en est autrement pour le prolétariat : dépourvu de privilèges sociaux qui existeraient en dehors de lui-même, le prolétariat insurgé ne peut compter que... [Lire la suite]
22 juin 2017

Stuart Hall, rapport, souvent difficile, entre le racisme, la classe et les politiques antiracistes

"Cependant, nous dit le texte, réduire le racisme au sein de la classe ouvrière à une sorte de conspiration des capitalistes pose le problème suivant : une telle conception rabaisse les travailleurs au statut d’ « imbéciles culturels », les assimile à des réceptacles dans lequel on verserait des idées fausses qu’ils avaleraient sans aucune distance critique. C’est une représentation assez négative des facultés critiques de la classe ouvrière ; c’est donc doublement problématique pour les marxistes qui souhaitent... [Lire la suite]
17 mars 2016

Maximilien Rubel, l'action spontanée des ouvriers, facteur décisif

« Il y a donc, considère Maximilien Rubel, dans le devenir de la classe pour «elle-même», ce double mouvement de l’auto-constitution dans lequel l’action spontanée des ouvriers est tenue pour le facteur décisif : « De tous les instruments de production, le plus grand pouvoir productif, c’est la classe révolutionnaire elle-même. » Et voici qui souligne le caractère évolutif du mouvement ouvrier : « L’organisation des éléments révolutionnaires comme classe suppose l’existence de toutes les forces productives qui pouvaient... [Lire la suite]
03 mars 2016

Michel Raimbaud, Syrie, l'énorme conspiration du mensonge

« Depuis cinq ans, indique Michel Raimbaud, nos politiciens combinards, nos journalistes complaisants, nos intellectuels perdus ou dévoyés participent, à quelques exceptions près, à l’énorme conspiration du mensonge qui fait passer la Syrie souveraine et légale pour usurpatrice et massacreuse, et ses agresseurs et leurs parrains, orientaux ou occidentaux, pour des libérateurs révolutionnaires. Outre l’horreur et l’effroi que soulèvent les images de cette guerre sauvage, comment ne pas avoir la nausée devant l’aveuglement,... [Lire la suite]