20 mai 2018

La Revue du Projet, Michel Clouscard

« Dans Néofascisme et idéologie du désir, indique la présentation, Clouscard entame la polémique avec Deleuze, Foucault, Reich et Marcuse. Elle permet de dresser, quatre ans après, un constat d’échec de mai 1968 et de la société qui se met en place à partir de là. Selon Clouscard, malgré les dix millions de travailleurs dans la rue, c’est la face marketing de l’idéologie soixante-huitarde qui l’a emporté. « L’idéologie du désir » n’aura servi qu’à débloquer les « marchés du désir » entérinés par le plan... [Lire la suite]
17 février 2018

Stéphane Beaud, université et bac, les réformes Macron

« Ces réformes Macron, indique Stéphane Beaud, de l’université et du bac témoignent d’une profonde volonté de rupture avec la trajectoire historique très singulière de la France. Celle-ci était éminemment liée au fait qu’il y a eu ce compromis fordiste, lié à la guerre, un compromis de classe avec des élites politiques et économiques qui, pour une part, ont connu des ouvriers sur le champ de bataille ou dans la résistance. Historiquement, elles ont dû respecter et rendre hommage à la résistance communiste, aux cheminots, etc.... [Lire la suite]
04 décembre 2017

Pierre Zarka, les luttes et les réponses qui sortent du système

« L’acharnement, indique Pierre Zarka, avec lequel les forces du capital s’éloignent de tout compromis de type fordien ou keynésien disent que les transformations ne découleront pas d’aménagements. On ne peut solutionner un problème sans mettre en cause l’aliénation qu’impliquent le système représentatif et le rapport salarial, sans toucher au pouvoir des capitalistes ni au rapport travail/hors travail. Aider les luttes à triompher passe par des réponses qui sortent du système qui a engendré les problèmes. Cela passe par... [Lire la suite]
02 octobre 2017

Jacques Sapir, Catalogne, des incidents qui ne peuvent que radicaliser

« Le référendum de ce 1er octobre, considère Jacques Sapir, soulève alors de nombreuses questions. Il a été déclaré « illégal » par le tribunal constitutionnel espagnol. Mais, cela signifie simplement que le gouvernement de Madrid n’avait pas d’obligation de reconnaître ses résultats. Cela ne justifiait nullement l’ampleur et la brutalité de la répression. Au-delà, se pose la question de sa légitimité et de ses relations avec la souveraineté populaire en Espagne. La souveraineté de l’Etat espagnol découle du compromis qui a été... [Lire la suite]
04 mai 2017

Barak Ravid, tensions entre Israël et l'Allemagne

"Les responsables du Ministre des Affaires étrangères, constate Barak Ravid, ont remarqué qu’Israël a cru que, comme pour toutes les résolutions antérieures, l’Allemagne se serait opposée à toute résolution hostile à Israël quelle qu’ait été sa formulation et aurait aidé Israël à mobiliser les autres pays européens pour voter contre. Mais au lieu de cela, les Allemands ont encouragé un compromis avec les états arabes et un consensus européen qui a de façon dramatique réduit la marge de manoeuvre d’Israël avant le vote.Dans la... [Lire la suite]
12 mars 2017

Autogestion et transports publics

« On peut cependant regretter, conclut le texte, que le plan proposé par ce document aboutisse à une « cogestion » paritaire des services publics entre les travailleurs de ceux-ci et les autorités de la ville. On se demande d’ailleurs si cette forme est pertinente pour traiter les questions de tarifs des transports, de subventionnement et de rémunération des agents. On peut penser qu’une mairie élue aurait tout intérêt à donner le moins de subventions possible, à réduire le plus possible les salaires des agents tout en... [Lire la suite]
11 janvier 2017

Pardem ou Parti de la Démondialisation, un programme de rupture nette

« Oser d’abord énoncer un vrai programme de rupture avec l’ordre néolibéral mondial est un préalable, énonce le Parti de la Démondialisation. Encore faut-il qu’il soit à la hauteur de la tâche à accomplir. Encore faut-il jauger l’ampleur de la rupture à opérer. Franche, directe, unilatérale, sans zig zag, sans hésitation. Car l’adversaire est de poids. Il est organisé, tenace, lourdement équipé d’institutions supranationales, de médias à la botte, de valets, d’asservis, de pantins gesticulateurs, de socio-libéraux engloutis dans... [Lire la suite]
10 janvier 2017

Robert Charvin, " drôle-de-gauche " et social-démocratie politicienne

« Ce petit monde, nous dit Robert Charvin, fervent adepte de la « démocratie du bavardage », admirateur de l’American Way of Life, pétri du « rêve américain », promoteur d’une pseudo « modernité » et d’un soi-disant dynamisme « innovateur » contre tous les « archaïsmes » (comme a pu y croire Max Gallo, par exemple, avec le Mitterrandisme), prétend vouloir la révolution (permanente si possible) sans la vouloir vraiment, promeut « l’engagement » citoyen mais sans prendre... [Lire la suite]
11 décembre 2016

Philippe Moreau Defarges, pourquoi pas de paix en Syrie ?

« Il y a deux paix possibles, pense Philippe Moreau Defarges. La première est celle par le plus fort, la guerre s’arrêtant si un fort impose sa volonté. En Espagne, c’est Franco qui l’emporta, en Yougoslavie c’est en principe les Occidentaux qui imposèrent leur volonté. La question est : y-a-il en Syrie un fort qui est capable d’imposer sa volonté et de se faire obéir par les autres ? La réponse est clairement non. La seconde paix possible, qui en général découle de la première, est une négociation entre les... [Lire la suite]
06 août 2016

Robert Charvin, la culture du compromis n'est pas celle des puissants

« Ce sont les puissances occidentales, indique Robert Charvin, c’est-à-dire les États qui ont le moins à craindre pour leur sécurité et leur développement en raison de leur force, qui donnent ce « ton » délétère aux relations internationales. C’est précisément parce qu’ils ont à leur disposition des moyens (en argent et en armes) supérieurs aux autres qu’ils récusent la négociation ou violent ses conclusions. La culture du compromis n’est pas celle des puissants, car même la violence armée depuis des siècles leur est... [Lire la suite]