17 juillet 2017

Jean-Benoît Nadeau, 14 juillet et rôle du mouvement populaire

"Que les Français aient choisi, nous dit Jean-Benoît Nadeau, de commémorer un mouvement populaire demeure une curiosité, en soi. En Amérique du Nord, l’action de la rue est toujours interprétée comme signe d’instabilité. Les Français, eux, l’ont intégrée au théâtre politique. Dans une culture marquée par le centralisme et le jacobinisme, l’action de la rue est davantage qu’une simple soupape qui permet de relâcher la pression : elle agit comme tribune politique. Il est fascinant que le pouvoir de la rue en France soit presque... [Lire la suite]
12 juillet 2017

Pascal Cauchard, le « Staline » de Trotsky

« Du fait de l’assassinat de Trotsky, indique Pascal Cauchard, personne ne pourra jamais prétendre publier la version définitive de Staline. Mais nous pouvons affirmer que nous proposons aujourd’hui la version la plus complète jamais publiée. Les précédentes éditions – toutes langues confondues – comportaient deux types de défauts : 1) elles avaient exclu, sans raison valable, une grande quantité du matériel rédigé par Trotsky, que nous avons intégré à notre édition ; 2) la version anglaise (entre autres)... [Lire la suite]
20 septembre 2016

Jacques Serieys, Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté ne peut être déléguée

« En aucune manière, affirme Jacques Serieys, Jean-Jacques Rousseau ne peut être considéré comme un penseur politique de la bourgeoisie montante. La principale caractéristique des formes institutionnelles dans le mode de production capitaliste consiste dans la nature des entités politiques comme entités juridiques séparées de la société civile. Tel n’est pas le cas pour Rousseau qui définit à chaque individu membre du Contrat social comme détenteur d’une part de l’autorité suprême. Une telle souveraineté fractionnée ne peut être... [Lire la suite]
20 mai 2016

Claude Hagège, " Il n'existe pas de langue supérieure "

« Pas du tout, dit Claude Hagège. En premier lieu, il n'existe pas de langue "supérieure". En France, le français ne s'est pas imposé au détriment du breton ou du gascon en raison de ses supposées qualités linguistiques, mais parce qu'il s'agissait de la langue du roi, puis de celle de la République. C'est toujours comme cela, d'ailleurs : un parler ne se développe jamais en raison de la richesse de son vocabulaire ou de la complexité de sa grammaire, mais parce que l'Etat qui l'utilise est puissant militairement - ce fut, entre... [Lire la suite]