08 avril 2016

Daniel Bensaïd, la lutte des classes et la façon de penser

« Ceci dit, poursuit Daniel Bensaïd, dans nos sociétés, je considère qu’il continue à conditionner la plupart des autres formes de rapports contradictoires. Et, sociologiquement, on ne peut pas dire que les classes sociales ont disparu. La preuve, la lutte des classes, ce sont les discours du Medef et de Laurence Parisot. Quand on s’interroge sur l’existence des classes aujourd’hui, on ne se demande pas s’il existe une bourgeoisie et des actionnaires parce que la réponse est évidente. Si ceux-là existent, il doit bien exister... [Lire la suite]
30 mars 2016

L'appropriation sociale n'est pas l'étatisation/nationalisation !

« L’ampleur des nationalisations de 1981, disent les auteurs, est sur le papier, impressionnante ; en réalité, si peu de choses ont changé ! Ni la gestion, toujours soumise au profit, ni le haut personnel, ni les rapports avec la société civile ; l’État a remplacé les actionnaires privés ; les travailleurs et travailleuses sont resté.e.s des salarié.e.s subordonné.e.s à une hiérarchie censée représenter l’intérêt général et décidant de tout ; elles n’ont donné lieu à aucune appropriation sociale. Une fois la productivité... [Lire la suite]
21 décembre 2015

Jaurès, ce n'est pas en devenant patron que l'Etat réalisera le socialisme

« Ainsi l’État, écrit Jaurès, tant qu’il n’aura pas brisé par une organisation nouvelle l’engrenage capitaliste, il sera pris comme les producteurs privés : sa main souvent despotique est impuissante contre ces formidables rouages d’acier, et il devient ainsi nécessairement, de fait ou de complicité, un servant de l’ordre social actuel, de la brutale machine qui foule et pressure le travail comme un pressoir à vapeur foule, le raisin, et qui, faisant jaillir la richesse pour les heureux du monde, ne laisse au peuple qu’un stérile... [Lire la suite]
26 août 2015

Guillaume Quashie-Vauclin, la démocratie, pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple !

« Mais la démocratisation, préconise Guillaume Quashie-Vauclin, que nous visons ne se borne pas à la seule sphère politique. Jusqu’à quand tolèrerons-nous que quelques actionnaires guidés par la folle boussole du profit mènent l’économie de notre monde ? Jusqu’à quelle catastrophe sociale, économique, écologique, humaine, anthropologique ? La crise actuelle du capitalisme, en ce qu’elle révèle la totale et criminelle incurie des financiers pour gérer la production et les échanges, redonne toute sa force à cette... [Lire la suite]