17 juillet 2017

Jean-Benoît Nadeau, 14 juillet et rôle du mouvement populaire

"Que les Français aient choisi, nous dit Jean-Benoît Nadeau, de commémorer un mouvement populaire demeure une curiosité, en soi. En Amérique du Nord, l’action de la rue est toujours interprétée comme signe d’instabilité. Les Français, eux, l’ont intégrée au théâtre politique. Dans une culture marquée par le centralisme et le jacobinisme, l’action de la rue est davantage qu’une simple soupape qui permet de relâcher la pression : elle agit comme tribune politique. Il est fascinant que le pouvoir de la rue en France soit presque... [Lire la suite]
06 novembre 2016

Maryse Emel, la chaos n'a pas le djihad pour seul moteur

« En 2005, il y eut les émeutes…, rappelle Maryse Emel et le silence des politiques. On a préféré regarder ailleurs. Que sont devenus ces jeunes de 2005 interroge Alain Bertho ? « Ce peuple-là est devenu invisible et son malheur n’est plus qu’un « reste de la politique » comme le disait Michel Foucault » . On n’a pas voulu voir le glissement vers le « temps des émeutes », en réaction à l’impuissance politique. Le sens des massacres du 13 novembre 2015, Alain Bertho le résume ainsi : « un piège tendu pour transformer le... [Lire la suite]
14 juillet 2016

Alain Bertho, la fin des utopies

« Des pays du monde entier, constate Alain Bertho, du Royaume-Uni au Chili en passant par le Kenya, sont ainsi marqués depuis des années par des mobilisations étudiantes parfois violentes contre l’augmentation des frais d’inscription dans les universités. Partout, des morts de jeunes impliquant des policiers génèrent des émeutes : regardez les émeutes de Ferguson ou de Baltimore, aux Etats-Unis ; les trois semaines d’émeutes en Grèce, en décembre 2008, après le meurtre par deux policiers du jeune Alexander... [Lire la suite]
15 juin 2016

Jean-Marie Constant, La Fronde, un épisode mystérieux de l'histoire

« Certains, nous dit Audrey Le Roy, ont eu des rôles plus ambigus, et pas des moindres, le propre frère du roi, Gaston d’Orléans (1608-1660). À la mort de Louis XIII, il sera, avec Anne d’Autriche et Mazarin, à la tête d’un « triumvirat » pendant cinq années. À partir des émeutes de 1648, Anne d’Autriche s’en éloigne, car elle ne cautionne pas sa politique de conciliation, elle souhaite transmettre un pouvoir intact à son fils et n’est prête à aucune concession. De plus, elle « et Mazarin s’inquiètent de la... [Lire la suite]