25 mars 2018

Michel Loetscher, Il signait ses livres B. Traven ou Hal Croves

« C’était un écrivain à succès, nous dit Michel Loetscher, qui refusait la célébrité et rejetait « l’industrie de la gloire ». Il « avait construit sa vie de façon à rendre sa biographie impossible », multipliant les mensonges, les fausses pistes et les fausses identités. Ses romans étaient traduits dans le monde entier et adaptés au cinéma, mais personne ne savait « à quoi ressemblait le type derrière la machine à écrire ». Pour lui, « l’histoire individuelle n’a d’importance qu’à partir du... [Lire la suite]
07 octobre 2017

Juan Asensio, un grand écrivain est d'abord un grand lecteur

« C’est je crois, indique Juan Asensio, cette plongée en eaux troubles qui m’a donné pour habitude d’établir des liens, que je crois la plupart du temps originaux, entre des romans qu’a priori rien ne rapproche et, en tout cas, qui me permet de lire des textes en comprenant, assez vite tout de même, leur profondeur, ou bien, a contrario, leur absence de profondeur. Un grand écrivain est d’abord un grand lecteur, certains cas, comme celui de Michel Houellebecq étant plus difficiles que d’autres à caractériser, car voici un grand... [Lire la suite]
08 mars 2017

Sybille Fuchs, Günter Grass, un merveilleux écrivain, narrateur et conteur

« Cela, indique Sybille Fuchs, est manifeste dans le troisième volume de sa trilogie de Dantzig, Les années de chien. Dans ce livre, les chiens et les épouvantails deviennent les symboles d’actions humaines. Le roman traite du chien d’Hitler et de sa fameuse lignée, parodiant ainsi la politique raciale nazie. Dans La ratte (1986), le thème, tout en faisant allusion à la classification écœurante des Juifs en tant que rats par les nazis, est l’apocalypse que l’humanité engendre avec ses guerres et sa destruction de l’environnement.... [Lire la suite]
21 octobre 2016

Andrzej Wajda, monument national polonais

«Le projet "idéologique" de Wajda, nous dit l'article, ne consiste pas seulement à raconter l’histoire de la Pologne depuis trente ans à travers deux ou trois destins individuels, mais aussi à réconcilier le maximum de gens. […] Il faut montrer un peuple qui lave beaucoup de linge sale mais qui, l’ayant lavé, l’expose joyeusement», écrivait Serge Daney dans Libération en août 1981. Cette manière d’endosser les turpitudes du pays, d’essayer de faire la synthèse et de jouer les arbitres le conduit parfois au-devant de vives... [Lire la suite]
21 février 2016

Umberto Eco, entre Engels et Corto Maltese

« Nicolas Gary nous le présente en le citant :« Qui ne lit pas, à 70 ans, aura vécu une vie solitaire. Celui qui lit aura vécu 5000 ans. La lecture, c’est l’immortalité à rebours », répétait-il. Dans ses Confessions d’un jeune romancier, Umberto Eco nous rappelait que l’acte de lecture est un séjour dans le texte que seul le lecteur averti et engagé peut réussir. La créativité littéraire s’écrit aussi bien dans le travail de l’écrivain-créateur qui ouvre le champ de la signification que dans l’effort du lecteur à... [Lire la suite]
31 décembre 2015

Panaït Istrati, "Vers l'autre flamme"

« En 1927, nous dit l'article, Panaït Istrati est invité à Moscou pour célébrer les dix ans de la Révolution russe. L’écrivain doit prendre la parole dans les meetings, les réunions officielles et les conferences de presse destinées aux intellectuels étrangers. Pour lui, l’URSS incarne l’avenir et l’espoir de renouveau. Mais Panaït Istrati rencontre les opposants de gauche comme Boris Souvarine ou Victor Serge. Au cours de son voyage, l’écrivain observe de nombreux problèmes. Il écrit même au Gépéou, la police politique, pour... [Lire la suite]