17 novembre 2018

17 novembre en direct : 2 000 rassemblements de « gilets jaunes »,

Barrage filtrant des « gilets jaunes » à Revel, Occitanie. Manifestation autour du centre ville.

17 novembre en direct : 2 000 rassemblements de « gilets jaunes », un mort et plusieurs blessés aux abords de barrages

Les manifestants, qui ont organisé cette journée de mobilisation sur les réseaux sociaux, appellent à bloquer le pays pour protester, entre autres, contre la hausse des prix des carburants.

LES FAITS

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  • Les manifestants, qui ont organisé cette journée de mobilisation sur les réseaux sociaux, appellent à bloquer le pays samedi pour protester notamment contre la hausse des prix des carburants. 

  • A la mi-journée, plus de 2 000 rassemblements étaient organisés partout en France et plus d'une centaine de millier de personnes est mobilisée, selon le ministre de l'intérieur Christophe Castaner.

  • M. Castaner ajoute qu'une personne est morte samedi au niveau d'un barrage à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie. Une quarantaine de blessés sont à déplorer sur tout le territoire. 


  • Suivez en direct toute la journée cette mobilisation avec nos journalistes sur place. 
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Le point à la mi-journée
 
 
  • Selon le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, plus de 2 000 rassemblements partout en France ont été comptabilisés jusqu'ici avec près de 125 000 manifestants. 
     
  • Plusieurs incidents graves ont eu lieu sur des points de blocage dans le pays : une manifestante a été tuée en Savoie, à Pont-de-Beauvoisin au niveau d’un barrage non déclaré organisé par des manifestants, a fait savoir M. Castaner samedi matin. La conductrice qui emmenait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, percutant une femme, a précisé le ministre. En état de choc, la conductrice a été placée en garde à vue. La manifestante tuée était agée d’une cinquantaine d’année, selon le ministère de l’Intérieur.  

     
  • Par ailleurs 47 personnes ont été blessées dont trois gravement selon le ministre Christophe Castaner qui a également annoncé 24 interpellations et 17 garde à vue.
 
 
Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Notre journaliste Yves Tréca-Durand est actuellement à Angers avec les "gilets jaunes". Témoignages. 
 
 
 
 

 
Pascale et François ont la cinquantaine. Ils vivent à Cantenay-Epinard, à une dizaine de kilomètres d’Angers. Elle bosse dans le secteur pharmaceutique, lui dans la chimie. Elle fait 40 km en voiture chaque jour. Lui, à peine une douzaine. Ce n’est pas forcément l’essence qui les réunit ce matin avec un gilet jaune pour bloquer l’accès au centre hospitalier. 
 
« On est des Français moyens, on n’a droit à rien du tout mais on paye pour tout. On ne profite pas des baisses d’impôts et les voitures hybrides ou électriques, c’est trop cher. »
 
 
Derrière eux, une voiture tente de forcer le barrage. Le ton monte, les insultes fusent, le capot résonne des coups de poings donnés par les manifestants. En retrait, un père tente d’expliquer la situation à son petit garçon, visiblement inquiet.
 
 
Le Monde - Photos 
Sur la D635 entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier, un container a été aménagé en "station-café" par les "gilets jaunes". Il est chauffé grâce à un groupe électrogène à essence. (Edouard Elias pour Le Monde)
 
Le Monde 
Les VTC se mobilisent avec les "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Pierre Bouvier est actuellement avec les chauffeurs de VTC à Paris qui ont déposé un préavis de grève aujourd'hui. 
 
Embedded video
Pierre Bouvier@pibzedog

Le rassemblement des VTC sur la place de la Bastille. Certains voudraient rentrer chez eux : c’est l’heure du déjeuner. Mais le risque de trouble à l’ordre public est tel que ceux qui sont là et qui comptaient s’éclipser sont... coincés. 🤷🏻‍♂️

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Le Monde 
A Rennes, des centaines de "gilets jaunes" ont envahi le périphérique, perturbant fortement la circulation
 
Drapeaux bretons et gilets jaunes mélangés : à 10 heures, plus de 200 manifestants se sont réunis sur le parking d'un cinéma du nord de Rennes, un des cinq points de rassemblement, avant de lancer une opération escargot. Une haie de "gilets jaunes" a accueilli les véhicules des participants, les uns klaxonnant, les autres applaudissant alors qu'un brouillard tenace entoure le parking.
 
Nicolas Legendre@N_Legendre

La rocade de est bloquée. « Macron, démission ! », entend-on. ⁦@lemondelive

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Quelques instants après avoir appris la mort d'une manifestante en Savoie, tuée par une automobiliste qui dit avoir paniqué, l'un des organisateurs, bonnet rouge sur la tête, rappelle à ses troupes les consignes de sécurité : "laisser libre la bande d'arrêt d'urgence", ne rouler que sur la voie de droite, laisser passer les véhicules de secours, de gendarmerie et police et aussi les véhicules avec des enfants
 
Une demi-heure plus tard, l'opération démarre et les convois affluent des points de rendez-vous établis en périphérie de Rennes. Sur le périphérique, plusieurs centaines de véhicules roulent au pas et s'arrêtent pour bloquer par à-coups la circulation dans les deux sens. De longues files de véhicules mouchetées de jaune fluo s'étendent à perte de vue. Là où trois voies existent, deux sont complètement bloquées, parfois les trois.
 
Le Monde 
Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, annonce qu'il y a environ 124 000 manifestants dans toute la France et près de 2 000 points de rassemblement. 
Le Monde 
 
 
Des "gilets jaunes" à Revel, en Occitanie
 
 
Barrage filtrant des "gilets jaunes" dans le centre-ville de Revel, Occitanie. (Matthieu Rondel pour Le Monde)
 
Le Monde 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Sofia Fischer se trouve actuellement près de Fréjus. Témoignages. ,
 
 
Au péage du Muy, près de Frejus (Var), les manifestants tentent de réguler le passage de voitures au compte-goutte après une brève montée des tensions en fin de matinée, quand un automobiliste excédé a roulé sur les plots en plastiques posés pour l’occasion dans une tentative brutale de demi-tour. La demi-douzaine de gendarmes, qui surveille depuis ce matin le barrage d’un œil bienveillant, ont remonté la foule en courant pour calmer les tensions et rappelé aux gilets jaunes « que les autres citoyens étaient libres de ne pas suivre leur mouvement ».  Le trafic est fortement ralenti, et les voitures n’arborant pas de gilet sont huées et stoppées en pleine voie, avant d’être recouvertes de post-it jaunes, provocant parfois les rires mais aussi de la colère chez les automobilistes.


Tout le long de la route, des manifestants en gilets orange, auto-désignés comme agents de « sécurité » régulent au plus près le trafic pour laisser passer en priorité les ambulances et voitures de police. Une approche « pacifiste » qui n’est pas au goût de tous : Damien Martel, jardiner paysagiste de 29 ans, tatouages dans le cou et colère dans la gorge, fulmine.
 
« Si ça ne tenait qu’a moi, on bloquerait tout ! On monterait sur Paris, on bloque la capitale, abolir les privilèges ! Le peuple ne peut plus se contenter de miettes ! »
 
 
Le jeune homme, auto-entrepreneur, travaille du lundi au samedi, de 7 heures à 21 heures, « et le dimanche, c’est pour la paperasse! » Avec sa femme et son bébé, ils ne peuvent partir en vacances « qu’une semaine, en France, et tous les deux ans. » Il ne veut plus entendre parler du vote, lui qui a voté blanc aux deux tours lors de la dernière présidentielle. « A quoi ça sert ? Le peuple est considéré comme de la merde. »
 
 
Ce matin, en parlant avec sa mère, il lui a avoué qu’il était soulagé que sa grand-mère ne soit plus là. « Elle gagnait 920 euros de retraite par mois. Combien il lui aurait pris, Macron ? Elle serait morte de faim. »  Aujourd’hui, il crie sa colère contre un pays où « si on naît pauvre, on meurt pauvre, comme en Inde, on est dans un système de castes. » Alors, « pour tout faire péter », il est venu aujourd’hui avec sa bande. Bravaches, le groupe de copains invoquent à la fois la première guerre mondiale, la Révolution et Mai 68.
 
« Nos anciens sont morts pour la France ! Pour quoi ? Qu’on crève de faim! Il nous faut une sixième république, issue du peuple, et pas de nantis sortis de l’ENA avec une cuillère d’argent dans le cul ! » hurle Jérôme Brunasso, à côté de lui.
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Le Monde 
Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Aline Leclerc est actuellement sur les Champs-Elysées, à Paris, où un rassemblement de "gilets jaunes" est prévu. Témoignages.
 
Annabelle, 52 ans, présente sur les Champs-Elysées, à Paris.
 
 
Quand Annabelle, 52 ans, a écrit sur son gilet jaune « tous unis contre le pouvoir dictatorial », elle n’imaginait pas qu’elle se retrouverait quelques heures plus tard cernée par un cordon de CRS. Elle fait partie du petit groupe de gilets jaunes resté captif plusieurs minutes ce matin avenue d’Iena. Cette assistante administrative dans une entreprise manifeste pour la première fois.
 
"A un moment donné j’en ai eu marre de râler devant ma télé, j’avais envie de dire qu’il y a des choses qui me plaisent pas."
 
Devant les CRS, elle enrage : "on nous interdit de manifester, on nous soupçonne de je ne sais quoi. Et les médias, à 90 % ils sont pour le gouvernement, ils ne disent pas ce qui va pas". 
 
 
 
Ce qui ne va pas ? C’est qu´Avec 1300 euros net par mois, "c’est trop pour avoir des aides, mais pas assez pour vivre correctement ", explique-t-elle. "On nous enferme dans un système : ferme ta bouche, va bosser et paye tes taxes, c’est ça notre vie !" Elle parle des vacances plus courtes, des projets "de moins en moins nombreux", avec un fort sentiment de déclassement : "On arrive plus à vivre comme on vivait !" 
 
"Nous les classes moyennes, on n’arrête pas de nous demander des efforts et ça fait des années qu’on en fait. Mais les politiques ils en font, eux ? Ça serait bien qu’ils donnent l’exemple !"
Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Yannick Zangrillo est salarié, il a 28 ans et habite le 14eme arrondissement de Marseille.
 
Ce matin il participe au blocage de la sortie d'autoroute de la zone commerciale Plan de Campagne près de Marseille : "On a l'impression qu'il n’y a aucune logique depuis des années sur la question écolo. Ma femme et moi sommes sensibles aux questions d'environnement, mais la transition écologique à coups de taxes, ça devient une véritable répression. Ma femme vient de démissionner de son travail car le transport en voiture lui revenait trop cher. Elle recherche maintenant un emploi plus près de chez nous" (Patrick Gherdoussi pour Le Monde)
 
 
Le Monde 
 
 
Plus de 3 500 manifestants en Maine-et-Loire
 
Selon notre journaliste à Angers, Yves Tréca-Durand, la préfecture de Maine-et-Loire annonce qu'il y a plus de 3 500 manifestants dans le département. Il y a également eu cinq blessés légers. 
 
Yves Tréca-Durand@YvesTrcaDurand

selon ⁦@Prefet49⁩ en Maine-et-Loire, à midi, 3510 manifestants recensés, 270 gendarmes et policiers mobilisés. Une quarantaine de sites concernés.
5 blessés légers lors de 2 altercations et 3 accidents de voiture (Angers et Cholet).

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Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
 
Les "gilets jaunes" bloquent l'accès à la zone commerciale Plan de Campagne à Cabriès près de Marseille.
(Patrick Gherdoussi pour Le Monde)
 
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Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Notre journaliste Laurie Moniez est actuellement à Séclin, dans le Nord, avec les "gilets jaunes". Témoignages.
 
 
Toujours au rond-point de la zone commerciale de Seclin, les gilets jaunes veulent poursuivre le mouvement toute la journée. "On filtre les entrées, on fait attendre les gens quelques minutes", explique Thibaut, 47 ans, travailleur indépendant dans le montage immobilier. Ce motard affiche au compteur 50 000 kilomètres par an.
 
"C'est important de montrer qu'il faut arrêter les taxes sur le gaz, l'essence, l'électricité. Et ce ne sont pas les automobilistes qui polluent mais les gros paquebots, qui sont pas taxés. J'en veux au gouvernement." 
 
 
Aux dernières élections, cet homme "plutôt de droite" n'a pas voté Macron. Son fils de 24 ans qui l'accompagne, motard lui aussi, a cessé d'être syndiqué, "déçu par les politiques et les syndicats". Fabien travaille chez EDF. Pour l'instant il vit encore chez ses parents, donc il n'a "rien à payer sauf le gasoil" mais comme il veut faire construire il dit qu'il va être lui aussi "touché par les taxes". Il a fait grève six mois suite "à la nouvelle réforme pour les frais de déplacement". C'est là que la colère est montée. "Une grève de six mois pour rien, explique Fabien. Là, avec ce mouvement des Français, j'espère que ça va bouger".  
 
 
A ses côtés, Arnaud, casque de moto Yamaha à la main, en a marre. Il est ouvrier, ou plutôt, il était ouvrier. Après 26 ans passés à l'usine Jean Caby de Saint-André (59), il vient d'être licencié à 49 ans, comme les 231 autres salariés de l'usine placée en liquidation.
 
 
"Ma présence ici, c'est un ras-le-bol général. Toutes ces taxes qu'ils nous mettent... Et il y a trop de ministres, trop payés. On les enrichit, c'est facile de toujours tirer sur les petits."
 
 
Arnaud fait le constat que tout augmente, sauf les salaires. Jamais syndiqué ni affilié à un parti, il n'avait ni voté Macron ni Le Pen aux précédentes présidentielles. Désormais au chômage, il est prêt à revenir les prochains jours pour tout bloquer. "J'ai tout mon temps maintenant, ironise-t-il. Et puis il y a un mouvement, c'est le peuple, il doit se bouger. Alors je suis prêt à revenir". 
Le Monde 

 

 

Pourquoi la hausse du diesel cristallise la grogne des banlieues et des campagnes

 

Des centaines de collectifs de citoyens réunis sur les réseaux sociaux et baptisés « gilets jaunes » ont appelé à une journée de blocage des routes samedi.

 

 

 

Le Monde 
Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Aline Leclerc est actuellement sur les Champs-Elysées, à Paris, où un rassemblement de "gilets jaunes" est prévu. Témoignages.
 
Nadine, 55 ans, présente sur les Champs-Elysées, à Paris.
 
 
A la présidentielle, Nadine, 55 ans, a voté aux deux tours : "Pour mes deux chiens ! J’ai glissé leur photo dans l’enveloppe, façon de dire qu’ils n’auraient pas fait pire que nos dirigeants..." Attachée à ce droit, elle déplore que les votes comme les siens, qui expriment une colère, ne soient pas davantage pris en compte. C’est aussi pour ça que ce matin, elle a mis son gilet jaune, pour venir, seule, rejoindre les petits groupes présents sur les Champs-Elysées. 
 
Elle est postière à Ivry-sur-Seine. "Je travaille pour un service public qui n’en n’est plus un", précise-t-elle, aussitôt, amère. Son fils de 34 ans travaille aussi à La Poste, mais n’a plus le statut de fonctionnaire. Pour suivre sa conjointe, il est parti vivre en Seine-et-Marne, et fait 160 km chaque jour, aller-retour pour travailler.
 
"Vous comprenez l’essence, c’est une dépense qui fait partie de sa vie. Ils sont obligés compter chaque centime. Alors j’essaye de les inviter souvent, une bouffe à la maison, c’est toujours ça qu’ils n’ont pas à sortir." 
 
Le gilet jaune de Nadine, présente sur les Champs-Elysées.
 
 
Sur son gilet, elle a écrit son credo : que baisser les taxes serait une façon de relancer la consommation et ainsi l’économie française. 
Ce matin, elle qui a déjà manifesté souvent "depuis ses 16 ans" était choquée de voir, sur les Champs Elysées, les CRS tout faire pour disperser le mouvement - aucune déclaration de manifestation n’avait été déposée, et encore moins autorisée.
 
"Y’a aucune violence dans notre mouvement, on n’est pas des casseurs. Notre but c’était juste de marcher vers l’Elysée, l’Elysée c’est quand même chez nous à la base." 
Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
 
Thierry et Giselle, retraités, à Amiens.
 
Ils sont là "à cause de l’augmentation du coût de la vie, la hausse du prix de l’essence, les 80km/h, la baisse des retraites, c’est un tout". Ils sont arrivés vers 9 heures et comptent partir en début d'après-midi. Tous leurs enfants manifestent aussi. (Julien Muguet pour Le Monde)
 
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Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Notre journaliste Yves Tréca-Durand se trouve actuellement à Angers avec les "gilets jaunes" sur l'autoroute entre Nantes et Paris. Témoignage. 
 
 
Nadine a 55 ans, elle est fonctionnaire hospitalière. Avec sa fille Kassandra, 14 ans, elle bloque l’autoroute entre Nantes et Paris. « Je lui apprends ce qu’est la vie », dit-elle en riant. L’essence, selon la formule déjà usée jusqu’à la corde, « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». La famille est recomposée, quatre enfants chacun, et le budget limité : « Je ne vais pas m’endetter pour acheter une nouvelle voiture, même avec 4000 balles de prime. »
 
 
Elle a le sentiment de faire partie de ceux qui payent pour les autres, consciente quand même qu’elle ne fait pas partie « des plus malheureux »« Plus on bosse, moins on gagne et moins on y arrive ». Elle a déjà manifesté pour protester contre le manque de moyens au centre hospitalier universitaire d’Angers, où elle travaille.
 
« Aujourd’hui, on devrait tous être dans la rue. On devrait être plus que ça, on est tous concernés. Quand je vois qu’il y en a qui nous râlent dessus, je ne comprends pas ».
Le Monde 
Plusieurs responsables des Républicains se sont également rendus à des rassemblements :
 
Guillaume Peltier dans le Loir-et-Cher :
Guillaume Peltier
@G_Peltier

Aux côtés des , de cette France des territoires qui n’a d’autre choix que de prendre sa voiture pour aller travailler, de cette France qui se sent méprisée par @EmmanuelMacron. Nous demandons la suppression des hausses de taxes sur les carburants décidées depuis 2017

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Damien Abad dans l'Ain :
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Damien Abad
@damienabad

Ce matin à 7h je suis allé saluer les chez moi à Oyonnax. En soutien et en solidarité. Ni indifférence ni récupération politique.

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Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
 
Sur l'autoroute A2 à Haulchien près de Valenciennes. (François Lo Presti / AFP)
 
Le Monde 
Florian Philippot, président des Patriotes : "la balle est dans le camp du gouvernement"
 
Au micro de BFMTV, l'ancien numéro deux du FN, présent porte Maillot à Paris, souhaite que le gouvernement annonce "des choses extrêmement concrètes pour le pouvoir d'achat des Français""Ce sont des gens extrêmement responsables que j'ai vus" sur le terrain, même si "on essaie de les dépeindre comme des sauvages".
Le Monde 
 
 

Les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogène en Haute-Savoie

 

Les forces de l'ordre ont fait usage samedi de gaz lacrymogène pour disperser des "gilets jaunes" qui bloquaient l'accès au viaduc des Egratz à Passy, en Haute-Savoie, a annoncé la préfecture. "Entre 80 et 100 véhicules s'étaient rassemblés à partir de 8 heures et ont commencé à bloquer un peu avant 8 h 30", a précisé la même source, précisant que les manifestants laissaient dans un premier temps passer quelques véhicules.

 

La situation a ensuite évolué vers "un vrai blocage" et les CRS ont fait "un usage de lacrymogènes" face à "quelques personnes assez vindicatives", a poursuivi la préfecture, ajoutant que cela s'était produit en plein air sans faire de blessé. Les autorités négociaient en fin de matinée avec les organisateurs. "Les gilets jaunes ont été contraints de laisser passer quelques véhicules mais le blocage n'est pas encore levé", selon le quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Le Monde 
 
 

Blocage du 17 novembre : 3 questions autour de la hausse des prix du carburant

 

Plus de 1 000 actions de protestation, blocages et manifestations, sont organisées samedi 17 novembre dans l’ensemble du pays. Les manifestants ? Des « gilets jaunes », du nom de la veste jaune fluo dont ils ont fait leur signe de ralliement. Si le mouvement cristallise des éléments de colère différents contre le gouvernement, un point semble rassembler tous les protestataires : la hausse des taxes sur les carburants.

 

Les prix élevés du diesel et de l’essence sont-ils seulement dus à ces taxes ? La France est-elle un cas isolé en la matière ? Les réponses en vidéo avec Adrien Sénécat, journaliste au service Décodeurs du Monde.

 

 

Le Monde 
Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Laurie Moniez est actuellement à Séclin, dans le Nord, avec les "gilets jaunes". Témoignages.
 
Venu de Phalempin, Fabrice Brun, 50 ans, manifeste avec les gilets jaunes à l'entrée de la zone commerciale de Seclin.
 
"J'ai honte d'habiter le pays le plus taxé. Avant Macron, c'était les pays scandinaves. Maintenant, c'est nous et en plus les caisses sont vides."
 
Fabrice a lu beaucoup de choses sur Facebook, il vote blanc depuis toujours, il peste contre les politiques : "j'en veux à la classe politique, toujours les mêmes depuis 40 ans. Je les compare à des tiques qui sucent le sang du peuple".
 
Ce chauffeur routier a fait les comptes : ses impôts ont doublé depuis la période Sarkozy.  "Je suis célibataire, sans enfant, donc j'ai pas d'aide. Je payais 90 euros par mois sous Sarko, 130 euros sous Hollande et avec Macron c'est 180 euros". A 50 ans, il vit sa première manifestation sous les klaxons.
 
"Je suis un libre penseur, je ne suis pas malheureux, j'ai de l'argent de côté, je vais au travail en vélo, mais ça me saoule que des gens profitent autant."
Le Monde 
 
 
 
A Paris, les VTC se dirigent vers la place de la Bastille
 
 
Selon notre journaliste Pierre Bouvier, les "gilets jaunes" se rendent actuellement vers la Bastille. 
 
 
Embedded video
Pierre Bouvier@pibzedog

C’est plié en 30 mn max, le cortège rejoint Bastille

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Le Monde 
 
 
Le chiffre de la mobilisation, diffusée par le ministère de l'intérieur, est à prendre avec précaution
 
 
Selon Nicolas Chapuis, journaliste au Monde en charge du suivi du ministère de l'intérieur, il est compliqué de comptabiliser les manifestants présents aujourd'hui en France. 
 
Nicolas Chapuis
@nicolaschapuis

Le chiffre de 50 000 manifestants, fourni par le renseignement territorial, est quand même à prendre avec des grosses pincettes. Le mouvement, par sa nature diffuse, est très difficile à estimer pour les autorités, à la hausse comme à la baisse d'ailleurs.

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AQUA INFINI SÉRUM BOOS...
Sérum virtuose, soin liquide frais orné de microbulles fines, aux notes florales de lot...
Le Monde 
 
 
La situation se tend près de Fréjus
 
 
Alors que les "gilets jaunes" se sont mobilisés su le péage du Muy dans le Var, la tension commence à apparaître entre manifestants et automobilistes. 
 
 
Sofia Fischer@fischer_sofia

Au barrage du Muy, près de Frejus (83) où campent plusieurs centaines de personnes, les voitures passent au compte-goutte sous l’œil bienveillant des gendarmes (qui tapent la bise aux copains en gilets jaunes) : « On les comprend », confie l’un d’eux.

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Sofia Fischer@fischer_sofia

Péage du Muy (Var) : Brusque montée de tensions, un conducteur excédé fait un demi-tour un peu brutal après le péage, les gendarmes renégocient les conditions du blocage avec les manifestants pic.twitter.com/BzIi9XVng6

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Le Monde 
 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
 
 
 
 
Notre journaliste Simon Auffret est actuellement sur le périphérique parisien. Témoignage. 
 
 
 
Plus habitué aux motards en colère, Guillaume (à droite sur la photo) a pourtant tenu à venir du Val d'Oise pour supporter les "gilets jaunes". En tête de cortège sur le périphérique parisien, il a décidé de ne pas aller travailler pour participer au mouvement. "C'est un ensemble de choses qui m'ont amené ici, on nous prend des sous de tous les cotés, il y en a marre", explique-t-il. Pâtissier, il travaille beaucoup de nuit et se dit "dans la précarité, en tout cas c'est comme ça que les gens me voient". Il apprécie chez les "gilets jaunes" le fait que "ça s'organise de manière improvisée, il n'y a pas qu'une personne ou une organisation. Cela nous permet d’être tous présents, chacun pour nos raisons".
Le Monde 
 
Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Edouard Elias pour Le Monde
 
 
Notre journaliste Lucie Soullier est actuellement à Bar-le-Duc, dans la Meuse avec les "gilets jaunes". Témoignage.
 
 
Stéphane vient de faire le compte de ce que son chauffage au fioul va lui coûter pour l'hiver : "1 500 balles au moins." Le père de six enfants de 49 ans – "Et ouais !" - travaille aujourd'hui dans la métallurgie, après un passage dans l'armée. Il gagne "bien", mais appartient à cette classe moyenne qui a le sentiment d'être en constant déclassement. Celle qui ne bénéficiera pas des mesures annoncées par le premier ministre Edouard Philippe pour faire face à la hausse des taxes sur le carburant. Celle qui répète qu'elle paye ses impôts "sans en voir la couleur".
 
 
Même pas l'école gratuite ou la sécurité sociale ? "Ouais, ça je veux bien... Mais moi je suis jamais malade t'façon", rétorque Stéphane en agrippant une bière sur la grande tablée installée au point de blocage numéro cinq de Bar-le-Duc, celui qui en interdit l'entrée. 
 
 
Musique, vin chaud, barbecues... "Ils ont l'impression que c'est la kermesse, sourit Stéphane en relevant son col. Ils ne se rendent pas compte, ça va péter !"Lui a inscrit "Macron gaulois" au dos de son gilet jaune et répète un seul mot d'ordre : "Virer Macron". Il échangerait bien le président actuel avec Marine Le Pen, lui qui vote "FN" de père en fils. Parce qu'elle mènerait de grandes réformes sociales ? "Non, pour l'immigration."
Le Monde 
 
De plus en plus de "gilets jaunes" sur le périphérique parisien 
 
 
Les "gilets jaunes", réunis pour certains dès 6 heures du matin, sont de plus en plus nombreux sur le périphérique parisien comme le constate notre journaliste présent. 
 
 
Simon Auffret@S_Auffret

Les sont de plus en plus nombreux sur le périphérique parisien. . Ambiance très festive et dispositif policier discret pour l'instant. Les cortèges devraient se rejoindre vers Bercy puis Bastille en milieu de journée

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Le Monde 
 
 

Blocages des « gilets jaunes » : une manifestante tuée aux abords d’un barrage en Savoie

 

L’automobiliste qui conduisait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, percutant une femme, a annoncé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner

 

 

Blocages des « gilets jaunes » : une manifestante tuée aux abords d’un barrage en Savoie

Le Monde.frL’automobiliste qui conduisait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, percutant une femme, a annoncé le ministre de l’intérieur.

 

Le Monde 
 
 
A Angers, le centre commercial décide de fermer ses portes
 
 
Devant la mobilisation des "gilets jaunes" et face à la faible affluence, un centre commercial a décidé de fermer ses portes en fin de matinée. 
 
Yves Tréca-Durand@YvesTrcaDurand

À espace Anjou, le supermarché et les boutiques se vident. La décision a était prise de fermer le centre commercial.

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La rocade de Rennes bloquée
 
 
Selon notre journaliste présent sur place, les "gilets jaunes" sont parvenus à bloquer la rocade de Rennes. 
 
Nicolas Legendre@N_Legendre

La rocade de est bloquée. « Macron, démission ! », entend-on. ⁦@lemondelive

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Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Laurie Moniez est actuellement à Séclin, dans le Nord, avec les "gilets jaunes". Témoignages.
 
 
Christelle Lepoivre, 54 ans, manifeste à Seclin depuis 8 h 30 avec son mari. Elle parcourt chaque jour 75 kilomètres pour aller de son domicile, à Carvin, à son usine de bonbons Lutti à Tourcoing. "La hausse d'essence, je vais la sentir", dit-elle. Elle peste contre "toutes les taxes".
 
Cette maman de deux garçons veut être "écoutée pour trouver des solutions pour nos enfants". "Même avec nos deux salaires, on a du mal à s'en sortir avec mon mari, explique-t-elle. Je travaille même la nuit pour gagner un peu plus. Mais c'est de plus en plus difficile.On a reçu la taxe d'habitation : elle a augmenté !" La seule fois où elle avait manifesté, c'était pour la retraite à 60 ans. Là, elle veut faire bouger les choses : "Depuis un moment, je vote FN. Avec Macron c'est pire qu'avec Hollande."
 
 
Gilet jaune sur le dos, il a ajouté au marqueur : "Stop aux voleurs". Julien Midy, 23 ans, ouvrier agricole, a effectué la traite des vaches de 7 heures à 9 heures et a ensuite rejoint le mouvement des gilets jaunes à Seclin.
 
"Je fais 30 kilomètres chaque jour, je travaille 6 jours sur 7, et je suis là pour protester contre la hausse du gasoil mais aussi des impôts, de l’électricité, des taxes."
 
 
C'est sa première manif, il n'est ni syndiqué ni affilié à un parti et a voté Marine le Pen au deuxième tour de la présidentielle. Lunettes de soleil sur les yeux, il explique : "Il faut se réveiller, il faut que le gouvernement arrête de se gaver." Tout en bloquant l'accès à la zone commerciale de Seclin avec une centaine d'autres gilets jaunes, ce célibataire sans enfant fait abstraction des automobilistes bloqués, en train de râler. "Ils nous remercieront plus tard", lance-t-il.
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Paroles de "gilets jaunes"
 
 
Rosie Bianco, 70 ans, à Marseille dans le 7eme arrondissement.
 
Retraitée, elle touche 1600 Euros par mois et paie 650 euros de loyer : "On m'a ponctionné 31,8 Euros sur ma retraite sans me demander mon avis, et maintenant je dois me séparer de ma voiture diesel pour acheter une hybride ou une électrique. Ma voiture a 26 ans, je n'ai pas les moyen d'en prendre une autre." ( Patrick Gherdoussi pour Le Monde)
 
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Paroles de "gilets jaunes"
 
 
(Edouard Elias pour "Le Monde")
 
 
 
Notre journaliste Lucie Soullier est actuellement à Bar-le-Duc, dans la Meuse avec les "gilets jaunes". Témoignage.
 
 
La vie en ville n'est pas faite pour Mich. Il a bien vécu quelques années à Nancy, "plus jamais". Ses poules, ses balades aux champignons, sa Meuse... A deux années de la retraite, Mich profite de la "qualité de vie" de son petit village à trente kilomètres de Saint-Dizier. Pourtant, c'est au barrage à l'entrée de Bar-le-Duc, entouré de gilets jaunes que l'on rencontre ce fonctionnaire de mairie. Les mains tendues devant un baril où fument quelques palettes, Mich résume sa présence en une formule :
 
 
"On travaille pour mettre du gazoil dans la voiture pour aller travailler pour mettre du gazoil dans la voiture. Vous voyez le truc ?"
 
 
 
Entre les salaires qui n'augmentent pas et les services qui ferment, le petit fonctionnaire ne comprend pas pourquoi ils ne sont pas davantage à montrer leur colère, aujourd'hui. Lui-même sait déjà qu'une fois retraité, son propre poste au service des sports de Saint-Dizier ne sera pas remplacé.
 
Monarchiste et syndiqué chez Force ouvrière – puisqu'"il y a des paradoxes partout" – Mich se sent "étranglé" par la politique d'Emmanuel Macron et "déçu"par son syndicat, qui n'a pas appelé à rejoindre la mobilisation. Alors l'an prochain, il ne reprend pas sa carte chez FO, mais continuera à voter pour celle qu'il n'aime "pas tant que ça", mais appelle par son prénom : "Marine." La présidente de l'ex-Front national est arrivée en tête dans le département de la Meuse au premier tour de la présidentielle, avec 32%, et a grimpé à près de 50% au second tour. Mich votait déjà pour son père, Jean-Marie Le Pen, "de temps en temps" et seulement au premier tour.
 
 
Désormais, assène-t-il, "je ne conteste plus, je revendique". La cause de ce vote à l'extrême droite ? Pas tant la hausse des taxes que "l'islam qui pourrit tout" et la politique éducative "détruite par Mitterrand"; selon Mich qui trouve que tout de même, c'était mieux avant.
 
"On peut même plus mettre une torgnole à un gosse quand ça va pas. Ben du coup ils tournent mal."
 
Résultat, Mich le monarchiste veut "refaire la révolution de 1789" sur son barrage lorrain : "Là on bloque le carrefour, mais il faut envahir l'Assemblée nationale et le palais de l'Elysée !"
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Un automobiliste interpellé à Grasse après avoir forcé un barrage
 
 
Selon une vidéo publiée par Nice Matin sur son compte Twitter, un automobiliste a été arrêté à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, après avoir forcé le barrage des "gilets jaunes".
 
 
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Nice-Matin
@Nice_Matin

Un automobiliste arrêté à Grasse alors qu’il force un barrage des

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Paroles de "gilets jaunes"
 
 
 
Bruno, 56 ans, travaille à Amiens chez Bigard depuis 1980.

"Ni de droite ni de gauche ni au centre", il fait 40km aller/retour tous les jours pour aller au travail. Son patron lui donne quotidiennement 5 euros pour ses déplacements et il en est content. Il se demande en revanche à quoi peuvent bien servir les 60 % de taxes sur le carburant. (Julien Muguet pour Le Monde)
 
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Paroles de "gilets jaunes"
 
A Vendenheim (Alsace), près de 200 personnes se sont rassemblées samedi matin. Notre journaliste Nathalie Stey a récolté la parole de deux d'entre eux. 
 
 
Chloé est venu avec sa petite fille qui, par ce matin froid, se réchauffe dans les bras de sa mère. La petite est venu « faire les escargots ». Une première pour sa mère, qui n'avait jamais manifesté avant.
 
 
« Je suis commerciale, la hausse des carburants ne me concerne pas vraiment comme je ne le paie pas de ma poche. Ce mouvement, c'est un tout. A force d'être pompés de partout, on n'y arrive plus et ça nous enlève plein de choses, alors qu'on pourrait vivre plus décemment. On nous offre quelque chose, par exemple la taxe d'habitation, mais par contre on nous reprend ailleurs ».
 
 
Chloé affirme se battre pour ses parents, retraités tous les deux, et bien sûr, pour sa fille : « C'est surtout la solidarité qui compte. Cela fait longtemps que ce n'est pas arrivé, à part pour la coupe du monde peut-être ! J'attends qu'on soit entendus, que ça bouge et qu'en haut lieu, ils comprennent que les gens en ont marre. » C'est décidé, si le mouvement se prolonge, Chloé suivra. De son côté, Abel Ouali, la quarantaine, a déjà participé à plusieurs manifestations. Il tient une boutique à Strasbourg et prend la voiture pour se rendre à son travail.
 
« Je suis en colère. Y en a marre de toutes ces hausses ! Stop. Trop, c'est trop ! J'en ai pour 150 € de carburant par mois pour me rendre à mon travail, avec un petit salaire. Cela pèse beaucoup sur mon budget. J'attends que le gouvernement nous entende et qu'il baisse le prix des carburants. »
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Paroles de "gilets jaunes"
 
Notre journaliste Sofia Fischer est actuellement au péage du Muy, près de Fréjus, dans le Var où les manifestants réagissent au décès d'une manifestante qui a eu lieu en Savoie. 
 
 
Sofia Fischer@fischer_sofia

Les gilets réagissent à l’annonce d’un mort sur un barrage en Savoie, confirmée par Christophe Castaner à l’instant. Ça hurle dans le mégaphone « Les gars on a un mort en Savoie, on redouble d’attention : pas de morts, pas de blessés, on ralentit les véhicules et c’est tout ! »

Sofia Fischer@fischer_sofia

Au barrage du Muy, près de Frejus (83) où campent plusieurs centaines de personnes, les voitures passent au compte-goutte sous l’œil bienveillant des gendarmes (qui tapent la bise aux copains en gilets jaunes) : « On les comprend », confie l’un d’eux. pic.twitter.com/2V9ANISvLP

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Commentaires sur 17 novembre en direct : 2 000 rassemblements de « gilets jaunes »,

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