12.octobre.201812.10.2018 // Les Crises

[ONU 2018] Débat général de la 73e session (1)

Merci0
Je commente
J'envoie

Durant quelques semaines, nous vous proposerons le vendredi les interventions des dirigeants d’un certain nombre de grands pays à l’ONU.

Aujourd’hui, les membres permanents du Conseil de Sécurité : États-Unis, France, Russie, Chine et Royaume-Uni

Source : ONU, 25-09-2018

États-Unis d’Amérique

S.E. M. Donald Trump, Président

25 septembre 2018

M. DONALD TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, a commencé par présenter « les progrès extraordinaires » accomplis par son gouvernement, estimant que ce dernier avait en deux ans réalisé « presque plus que toute autre administration dans l’histoire de notre pays ». Il a ainsi parlé de « l’essor sans précédent de l’économie américaine », du « niveau sans précédent de sa bourse » et du taux de chômage « le plus bas en 15 ans ». Au titre de ces réalisations, il a mentionné non seulement la création d’un « demi-million de nouveaux emplois dans le secteur industriel, des réductions d’impôts inédites mais aussi « la construction d’un mur à la frontière » et le fait d’avoir obtenu « un financement record pour notre armée, qui sera bientôt plus puissante qu’elle ne l’a jamais été ». « Les États-Unis sont plus forts, plus sûrs, plus riches qu’il y a deux ans quand j’ai pris mes fonctions », s’est-il félicité.

Nous défendons l’Amérique, son peuple et nous défendons également le monde, a poursuivi M. Trump, parlant à cet égard d’« excellente nouvelle pour le monde entier ». Estimant que les représentants présents dans la salle étaient chacun porteur d’une « culture distincte, d’une histoire riche », le Président a ensuite affirmé que « l’Amérique choisira toujours l’indépendance et la coopération internationale, plutôt que la gouvernance internationale », et a invité chaque pays à « défendre ses propres traditions et ses propres cultures ». Nous ne voulons pas vous imposer notre manière de vivre, mais respectez notre souveraineté, a-t-il lancé.

M. Trump a ensuite recensé plusieurs changements survenus depuis un an et jugés positifs. Il a rappelé que son pays avait « pris contact avec la Corée du Nord pour dissiper le spectre du conflit », mettant en avant sa rencontre en personne avec le Président Kim Jong-un et les « progrès encourageants » en matière de dénucléarisation, tout en en remerciant les dirigeants de la République de Corée, du Japon et de la Chine. Reconnaissant néanmoins qu’il restait encore beaucoup à faire, il a précisé que les sanctions imposées à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) resteraient en place « jusqu’à la dénucléarisation ».

M. Trump a ensuite fait état de « changements » au Moyen-Orient, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Faisant état d’efforts pour mettre fin à « l’horrible conflit » au Yémen, il a insisté sur la construction d’une alliance stratégique dans la région, notamment avec les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et sur le rôle qu’y joue l’armée des États-Unis.

Après avoir cité la défaite de l’État islamique d’Iraq et du Levant, M. Trump a abordé la « tragédie qui perdure en Syrie et nous fend le cœur ». Il a préconisé une désescalade du conflit et « une solution politique qui respecte la volonté du peuple syrien ». Il a souhaité la reprise du processus de paix, tout en affirmant que les États-Unis « réagiraient si le régime syrien d’Assad » utilisait des armes chimiques. Il a enfin félicité les pays de la région « comme la Jordanie », pour leur « politique de compassion » qui consiste à héberger les réfugiés au plus près de leur foyer afin de faciliter leur retour futur, et ce, « à un moindre coût ».

Le Président s’en est ensuite pris au « régime corrompu de l’Iran », accusé de ne pas respecter ses voisins ni les droits souverains des nations, et aux dirigeants iraniens, accusés de « piller leur nation pour semer le chaos au Moyen-Orient ». Affirmant que « le peuple iranien est indigné à juste titre » par ces détournements à des fins d’enrichissement personnel ou destinés à soutenir leurs alliés dans les pays voisins, il a affirmé que c’était la raison pour laquelle « tant de pays au Moyen-Orient » avaient soutenu sa décision de retirer les États-Unis de « l’horrible » Accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Ce dernier a été présenté comme « une manne pour le régime iranien » accusé d’avoir utilisé l’argent débloqué du fait de l’Accord pour accroître ses capacités nucléaires, financer les massacres au Yémen, ou encore intensifier la répression intérieure. M. Trump a ainsi justifié les « nouvelles sanctions fortes » prises à l’encontre de l’Iran, tout en ajoutant que de nouvelles sanctions seraient « imposées le 5 novembre » et qu’il « y en aurait encore d’autres ». Il a appelé toutes les nations à « isoler le régime iranien et à soutenir le peuple iranien qui lutte pour se réapproprier son destin ».

Toujours à propos du Moyen-Orient, M. Trump a rappelé le déplacement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, revendiquant le droit souverain de son pays de le faire et parlant de reconnaissance de faits évidents. Les États-Unis ne se laisseront pas prendre en otage par d’anciens dogmes ou des idéologies discréditées, a-t-il ajouté, sans les préciser.

Le commerce doit être juste et réciproque, a ensuite affirmé le Président, qui a longuement justifié le refus des États-Unis de « se laisser exploiter plus longtemps » après des décennies d’ouverture qui n’ont pas été récompensées par un accès juste et réciproque en retour. Accusant certains États d’avoir manipulé leur monnaie ou utilisé d’autres stratagèmes, y compris le vol de la propriété intellectuelle, citant nommément la Chine, il a justifié la dénonciation d’accords anciens jugés injustes et la négociation de nouveaux traités. L’Amérique ne s’excusera jamais parce qu’elle protège ses ressortissants, a-t-il encore expliqué.

M. Trump a également rappelé le retrait cette année des États-Unis du Conseil des droits de l’homme, rappelant qu’aucune mesure n’avait été prise pour le réformer en profondeur, malgré les demandes de son pays. « Nous n’y retournerons pas, à moins qu’il y ait de vraies réformes », a affirmé le Président, qui a ajouté qu’il en irait de même pour la Cour pénale internationale (CPI), qui n’a pour les États-Unis « ni légitimité, ni compétence, ni autorité ».

M. Trump a également confirmé que les États-Unis ne participeraient pas au nouveau Pacte mondial pour des migrations. Pour lui, la seule solution à long terme est d’aider les personnes à prospérer et faire leur vie dans leur pays, en faisant en sorte que leur pays soit meilleur. Il a au contraire dénoncé les menaces sur la souveraineté résultant de migrations incontrôlées, tout en dénonçant la traite des êtres humains, « horrible et cruelle », et en rendant la migration illégale responsable de la criminalité organisée et du trafic de drogues.

M. Trump a dénoncé « le régime socialiste de Maduro et ses parrains cubains », l’accusant d’avoir poussé le pays vers la faillite. Là où le socialisme, le communisme, ont été introduits, il n’y a eu que déchéance et souffrance, a-t-il ajouté, invitant « toutes les nations du monde à résister au socialisme », avant d’appeler au « rétablissement de la démocratie au Venezuela » en annonçant de nouvelles sanctions contre le « régime oppressif » de ce pays.

Les États-Unis sont le plus grand donateur d’aide « mais on ne nous donne pas beaucoup d’aide », a ensuite déclaré M. Trump, qui a annoncé un « grand examen » de la politique d’aide américaine. « À l’avenir, les États-Unis ne verseront de l’aide qu’à ceux qui nous respectent et qui sont nos amis », a-t-il averti.

Tout en affirmant que « les Nations Unies ont un potentiel illimité », M. Trump a déclaré qu’à l’avenir les États-Unis ne paieraient « pas plus de 25% du budget de maintien de la paix ». Il a en outre préconisé de passer de quotes-parts de contributions au budget de l’ONU à un système de contributions volontaires. « Si chacun paye sa part, alors nous pourrons promouvoir les aspects les plus nobles des Nations Unies », a-t-il estimé.

Après avoir insisté sur l’aspect capital de la sécurité énergétique, affirmé que les États-Unis, « les plus grands producteurs d’énergie », étaient prêts à « exporter partout dans le monde un pétrole abondant et abordable, un charbon propre et un gaz naturel », accusé l’OPEP de « tricher et faire payer le prix fort aux nations » et affirmé en passant que l’Allemagne allait « devenir entièrement dépendante de l’énergie russe si elle ne change pas immédiatement de cap », M. Trump a affirmé que son pays ne renoncerait « jamais à son rejet de l’idéologie mondialiste et embrassait la doctrine du patriotisme ».

C’est par la défense du patriotisme que le Président a conclu son discours. Parlant du « cœur de patriote qui bat », d’une « passion qui consume le cœur des patriotes et l’âme des nations », présentée comme « source d’inspiration pour les révolutions, l’art ou les découvertes scientifiques », il a exhorté à « ne pas la gommer, mais à l’embrasser ». Il faut « se fonder sur cette volonté de rendre nos nations plus grandes, défendre les fondements des nations souveraines et indépendantes, seuls vecteurs ayant permis de faire fleurir la liberté » et où la démocratie a perduré, a poursuivi M. Trump. Pour le Président des États-Unis, « nous trouverons de nouvelles solutions pour la coopération, une nouvelle passion pour faire la paix, de nouvelles déterminations, de nouveaux objectifs et ce sera un monde plus beau dans lequel il fera bon vivre ». Appelant à choisir « la paix et la liberté plutôt que la domination et la défaite », il a conclu en appelant à la défense de nations pour toujours fortes, souveraines, justes et reconnaissantes « pour la volonté et la gloire de Dieu ».

Lire la déclaration en anglais


France

S.E. M. Emmanuel Macron, Président

25 septembre 2018

M. EMMANUEL MACRON, Président de la France, a rappelé que les participants au débat étaient les « héritiers d’un formidable espoir » et que les Nations Unies avaient « eu des résultats »: la diffusion des droits de l’homme, le développement du commerce et de la prospérité, le recul de la pauvreté. Mais il a aussi appelé à regarder « avec lucidité » la « crise profonde de l’ordre international westphalien », constatant que les dérives climatiques, économiques, financières ou environnementales n’avaient « pas trouvé de réponse ». Née d’une espérance, l’ONU « peut devenir comme la Société des Nations avant elle, le symbole d’une impuissance », a averti M. Macron, pour qui « les responsables de ce délitement sont ici, ce sont les dirigeants que nous sommes ».

Face à cette situation, le Président a dit voir trois voies possibles. La première consisterait à penser qu’il ne s’agit que d’un « moment », « une parenthèse » avant un retour à la normale. Mais il a dit ne pas y croire, voyant dans la crise actuelle « l’expression de notre insuffisance passée ».

Une deuxième voie serait « la voie du plus fort, la tentation de chacun de suivre sa propre voie ». Mais pour M. Macron, l’unilatéralisme « nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous », et nuit à chacun et même, à terme, à « celui qui se croit le plus fort ». La loi du plus fort ne protège aucun peuple contre quelque menace que ce soit, a insisté le Président, qui a dit à plusieurs reprises « ne pas y croire », « quand bien même elle s’habillerait d’une forme de légitimité là où elle a perdu toute forme de légalité ».

M. Macron a cité plusieurs exemples à cet égard, et en premier lieu celui de l’Iran. Pour lui, ce qui a permis de redresser la situation avec l’Iran, qui a stoppé la voie vers le nucléaire militaire, « c’est l’Accord de Vienne de 2015 ». Il a donc plaidé pour un accord « plus vaste », qui prenne en compte « tous les problèmes résultant des politiques iraniennes ». De même, pour régler les déséquilibres commerciaux, il faut des règles communes et « en aucun cas un traitement bilatéral de tous nos différends commerciaux et un nouveau protectionnisme, a martelé le Président. Autre exemple, M. Macron a dénoncé, dans le conflit israélo-palestinien, les solutions unilatérales, affirmant qu’il n’existe pas d’alternative crédible à la solution des deux États, et appelant Israël à renoncer à la « politique du fait accompli, qui menace la possibilité même d’aboutir à un accord de paix ». Il s’est dit en revanche prêt à « sortir des dogmes » et à prendre de nouvelles initiatives.

M. Macron s’est donc prononcé pour une troisième voie, « sans doute la plus difficile, la plus exigeante », qui consiste à « trouver ensemble un nouvel équilibre mondial, à forger ensemble un nouveau modèle ». Rappelant les diverses étapes qu’a connues le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, M. Macron, face à la nouvelle instabilité du monde, a plaidé pour un nouvel équilibre reposant sur de nouvelles formes de coopération régionale et internationale. Il a présenté en ce sens trois principes: le respect des souverainetés, principe qui se trouve « au fondement de la Charte », le renforcement de la coopération régionale et la fourniture de garanties et sauvegardes internationales plus solides.

« Je ne crois pas en un grand peuple mondialisé; ça n’existe pas », a affirmé M. Macron. En revanche, face aux « défis démographique, climatique et numérique », il a dit sa foi en des valeurs universelles, « à la défense non négociable de nos valeurs », comme l’égalité des individus ou l’égalité entre les sexes. De même, a-t-il plaidé, les droits de l’homme « ne sont pas un fait culturel, mais un corpus juridique consacré par les traités internationaux ». Pour M. Macron, leur universalité n’est pas contraire à la souveraineté des peuples.

Disant croire profondément à la souveraineté des peuples et, dans le même temps, à une coopération renforcée aux formes multiples et à une légitimité renouvelée des Nations Unies, le Président a cité plusieurs exemples liés aux conflits, en premier lieu la Syrie, où la solution devra être soutenue par les États garants du processus d’Astana, d’autres États régionaux ou autres, sous l’égide des Nations Unies. De même, face au terrorisme, « nous sommes forts quand les États peuvent compter sur leurs propres forces et s’appuyer sur des formes de coopération régionale », a poursuivi le Président, qui a cité comme modèles les forces conjointes mises en place au Sahel et dans la région du bassin du lac Tchad.

À cet égard, il a plaidé pour une meilleure articulation des actions de l’ONU et de l’Union africaine et souhaité l’adoption en ce sens d’une résolution du Conseil de sécurité avant la fin de l’année. Citant encore les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel pour « lutter contre les racines du désespoir qui ont permis aux terroristes de capturer les âmes », il a insisté sur « les principes de la souveraineté des peuples, de l’engagement régional et d’un vrai soutien de la communauté internationale ».

De même, M. Macron a dit ne pas croire au « discours d’ouverture inconditionnelle » face aux flux migratoires, mais pas davantage au « discours mensonger de ceux, en Europe ou ailleurs », qui affirment que leurs peuples seront mieux abrités derrière des murs. Il s’est donc prononcé pour des mobilités internationales « choisies et non subies », tout en appelant à s’attaquer aux causes profondes des migrations subies et à démanteler les réseaux de trafiquants, avant de rappeler le soutien de la France au Pacte mondial sur les migrations.

« Je ne laisserai en rien le principe de souveraineté des peuples dans les mains des nationalistes, qui veulent utiliser le principe de souveraineté des peuples pour porter atteinte à nos valeurs », a martelé le Président français, pour qui il faut « restaurer un multilatéralisme fort, réellement capable de régler les conflits mais aussi de s’attaquer aux causes » des dérèglements et des déséquilibres.

« Qu’est-ce qui fait renaître les nationalismes? Le doute sur notre Assemblée, les crises que nous n’avons pas su régler », a répondu M. Macron, qui a appelé à regarder ensemble et en face les failles de l’ordre international. Pour lui, nous n’avons pas vraiment apporté une réponse aux laissés-pour-compte de la mondialisation ni remédié à l’hyperconcentration des richesses. Or, « nous devons une réponse » aux 265 millions d’enfants qui n’ont pas accès à l’école, aux 700 millions d’enfants qui vivent dans les régions les plus exposées aux changements climatiques, aux 200 millions de femmes qui n’ont pas accès à la contraception, au milliard de femmes qui ne sont pas protégées par la loi en cas de violences conjugales, ainsi qu’aux aspirations de la jeunesse, a poursuivi le Président.

Si beaucoup de progrès ont permis de réduire les inégalités, le combat est loin d’être achevé, a insisté le Président, qui a annoncé une série d’initiatives et de mesures. Ainsi, a-t-il déclaré, la France augmentera son aide au développement d’un milliard dès 2019 et ses crédits humanitaires de 40%. En outre, la lutte contre les inégalités sera la priorité de la présidence française du G7 en 2019. Le Président compte, lors du prochain débat général, rendre compte des résultats du Sommet du G7 qui se tiendra peu avant à Biarritz.

M. Macron a également dit vouloir s’attaquer aux « inégalités de destins », dans lesquelles il voit une « aberration morale ». Se félicitant des résultats de la conférence mondiale pour le financement de l’éducation tenue à Dakar l’an dernier, il a appelé à un grand élan mondial pour l’éducation, présentée comme « un pilier, avec la santé, des sociétés du XXIe siècle ». De même, il a souhaité faire de l’égalité de genre une grande cause mondiale, comme il l’a fait en France pour la durée de son quinquennat, et a annoncé que 50% de l’aide au développement de la France irait à des projets en ce sens. Il a également annoncé diverses initiatives dans le domaine de la santé.

M. Macron a appelé à lutter contre les urgences environnementales, un combat qui doit nous rassembler ». Même ceux qui en contestent la réalité en subissent les conséquences; en affaiblissant l’action collective, certains ne font que s’exposer davantage eux-mêmes, a-t-il averti.

À cet égard, « la décomposition annoncée de l’Accord de Paris a été déjouée », a affirmé le Président, car, « malgré la décision des États-Unis, nous avons su rester unis ». Il a ainsi rappelé la tenue du Sommet One Planet en décembre dernier et la création de l’Alliance solaire internationale à New Dehli. « Accélérons le mouvement », a-t-il ensuite lancé, appelant à conclure en 2020 un pacte mondial pour un environnement ambitieux. Il a aussi suggéré de ne plus signer d’accords commerciaux avec les puissances qui ne respectent pas l’Accord de Paris et de mobiliser les fonds souverains pour une politique « à bas carbone ». La France continuera d’exercer avec tous ceux qui le veulent le leadership, a encore affirmé M. Macron, qui a averti: « Si un membre ne veut pas avancer, nous avancerons quand même, avec d’autres partenaires ».

La défiance, les tentations de repli, se nourrissent des inégalités et de notre incapacité collective à y répondre avec efficacité, a répété le Président, qui a dénoncé tant la tentation de « toujours s’aligner vers le bas, comme nous l’avons fait depuis des décennies » que celle du repli protectionniste, qui ne fait qu’accroître les tensions sans rien régler des inégalités profondes. Le Président a ensuite proposé une réforme en profondeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la mise en place d’un système dont le G7 réformé serait le moteur, avec l’appui de l’ONU et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a aussi appelé à une plus grande participation des grands acteurs non étatiques privés, comme les géants d’Internet, qui « contribuent à changer le monde mais ne participent pas assez à la lutte contre les inégalités ». Il a enfin demandé que toute sa place soit faite à l’Afrique.

Alors que notre système collectif se fracture, nous n’en avons jamais tant eu besoin, a déclaré M. Macron, qui a cité en ce sens l’UNESCO, le Conseil des droits de l’homme, la CPI et l’UNRWA, précisant que ce dernier visait avant tout à éduquer des enfants et annonçant que la France augmenterait sa contribution. Enfin, rappelant que la capacité des Nations Unies à répondre ensemble était trop souvent entravée par les divisions du Conseil de sécurité, il a réaffirmé le soutien de la France à l’élargissement de cet organe dans ses deux catégories de membres ainsi que son souhait de voir encadrer l’exercice du droit de veto en cas d’atrocités de masse.

« Beaucoup peuvent être fatigués du multilatéralisme, a reconnu M. Macron avant de conclure, et dans un monde où dire les pires choses peut être à la mode, défendre le multilatéralisme peut ne plus être à la mode ». « Mais ne soyons pas à la mode », a-t-il suggéré, car « les génocides qui ont fait que vous êtes là aujourd’hui ont été nourris par les succès d’estrade que nous applaudissons ». « Non, je ne m’y résous pas; Ne vous habituez pas; n’acceptez pas ces formes d’unilatéralisme », a encore lancé le Président, affirmant avoir « l’universalisme chevillé au corps ». « Le fracas du nationalisme conduit toujours vers l’abîme et les ressentiments accumulés face à l’ordre international peuvent conduire deux fois dans une vie humaine à un déchainement mondial de la violence », référence aux deux guerres mondiales du XXe siècle, a-t-il averti.

Lire a déclaration en français


Fédération de Russie

S.E. M. Sergey Lavrov, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2018

« Nous assistons aujourd’hui à la collision de deux tendances opposées », a déclaré M. SERGEY V. LAVROV, Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie. « D’un côté, nous voyons le renforcement des principes polycentriques de l’ordre mondial, le développement robuste de nouveaux centres de croissance économique, les aspirations des peuples à préserver leur souveraineté et à choisir des modèles de développement conformes à leur identité nationale, culturelle et religieuse. De l’autre, nous voyons le désir de plusieurs États occidentaux de conserver leur statut autoproclamé de ” leaders du monde ” et de ralentir le processus objectif et irréversible d’enracinement de la multipolarité. À cette fin, a-t-il dénoncé, ces puissances n’hésitent pas à user de toutes les méthodes à disposition, y compris le chantage politique, les pressions économiques et la force brutale. »

Le Ministre a fustigé ces actions illicites qui sapent l’ordre mondial de l’après-guerre, ainsi que « l’offensive d’un revisionnisme belliqueux » conduite contre le système moderne du droit international. « Ces attaques ont été lancées contre les principes de base d’un règlement au Moyen-Orient, contre le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien, contre les engagements pris au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et contre l’Accord multilatéral sur le climat. »

M. Lavrov a par ailleurs accusé « ses collègues occidentaux » de vouloir remplacer la suprématie du droit par un ordre basé sur des règles qui les arrangent politiquement et sont l’illustration d’une approche de deux poids, deux mesures. « Des accusations, dénuées de tout fondement, d’ingérence dans les affaires intérieures de certains pays sont proférées concomitamment à des tentatives conduites en plein jour de saper et de renverser des gouvernements démocratiquement élus. Des efforts sont menés pour attirer certains pays au sein d’alliances militaires montées de toutes pièces contre la volonté des peuples, tandis que d’autres États sont menacés de châtiments pour avoir librement choisi leurs partenaires et alliés. »

M. Lavrov a ajouté que ces agressions contre les institutions internationales s’accompagnent de tentatives visant à « privatiser » des structures de secrétariat et à leur accorder des prérogatives d’organes intergouvernementaux dans l’espoir de les manipuler plus tard. « L’espace dévolu à une coopération internationale constructive en voie de rétrécissement, les escalades dans les confrontations, une imprévisibilité grandissante, un risque substantiel de conflits spontanés – tout cela affecte le travail de l’Organisation », a-t-il averti.

Il a déploré le lourd tribut payé par la communauté internationale en raison des « ambitions étroites et toutes personnelles » d’un petit groupe de pays. « Les mécanismes collectifs de réponse aux défis sécuritaires sont grippés. La diplomatie et la culture de négociations sont progressivement remplacées par des diktats et des restrictions unilatérales extraterritoriales mises en place sans l’aval du Conseil de sécurité. »

Le nombre de ceux enclins à rendre des jugements sans qu’il y ait eu de procès ne va pas en diminuant, a poursuivi le Ministre. « Aujourd’hui, il suffit d’une hypothèse comme “il est hautement probable ” pour que certains de nos collègues occidentaux enclenchent des poursuites contre qui que ce soit. »

Nous avons déjà vu cela, a poursuivi le Ministre. « Nous ne nous souvenons que trop bien des prétextes fallacieux qui ont été utilisés de trop nombreuses fois pour justifier des interventions et déclencher des guerres – comme en Yougoslavie en 1999, en Iraq en 2003 ou en Libye en 2011. »

M. Lavrov a regretté que de telles méthodes soient utilisées aujourd’hui sur le dossier de la Syrie. « La tentative avortée en vue d’un changement de régime, orchestré depuis l’étranger et s’appuyant sur des éléments extrémistes, a failli aboutir à la désintégration du pays et à l’émergence, en lieu et place, d’un califat terroriste. » Mais les actions énergiques de la Russie, à la demande des autorités syriennes, appuyées par les efforts diplomatiques entrepris dans le cadre du processus d’Astana ont permis d’enrayer ce scénario mortifère, a continué le Ministre russe.

Sur le dossier palestinien, « qui ne doit pas être marginalisé », M. Lavrov a mis en garde contre toute approche unilatérale et tentative visant à monopoliser le processus de règlement. « Aujourd’hui comme jamais, la communauté internationale doit consolider ses efforts et reprendre les pourparlers sur la base des résolutions de l’ONU et de l’Initiative de paix arabe », a-t-il dit, promettant l’appui de son pays pour promouvoir la solution des deux États.

Poursuivant, M. Lavrov a rappelé qu’il y a 80 ans, l’accord de Munich était venu « couronner la criminelle politique d’apaisement vis-à-vis du Troisième Reich », y voyant un triste exemple des conséquences catastrophiques que peuvent avoir l’égoïsme national, le mépris du droit international et les tentatives visant à résoudre les défis aux dépens des autres.

Malheureusement, a poursuivi le Ministre, dans un grand nombre de pays aujourd’hui, nous constatons que non seulement le vaccin contre la peste nazie s’affaiblit, mais que les tentatives de réécrire l’histoire et de blanchir les criminels de guerre et leurs affidés vont en augmentant. Il a qualifié « d’outrage » les campagnes menées dans un certain nombre de pays pour détruire les monuments à la gloire des libérateurs de l’Europe. « Nous sollicitons votre soutien au projet de résolution onusien sur l’inadmissibilité de toute glorification des nazis. »

Le Ministre a ensuite déclaré que la propagation du nationalisme radical et du « néofascisme » en Ukraine –pays dans lequel, a-t-il affirmé, des criminels combattant sous la bannière nazie sont vus comme des héros– est l’une des raisons du conflit prolongé dans ce pays. À ses yeux, le seul moyen de résoudre ce conflit est d’assurer une mise en œuvre complète et robuste de l’ensemble de mesures en vue de l’application des accords de Minsk approuvé par le Conseil. Mais au lieu de cela, a accusé le Ministre, l’Ukraine continue d’entretenir l’illusion qu’elle est capable de dépêcher des forces d’occupation dans le Donbass avec l’appui de l’Occident et multiplie les menaces de recourir à l’option militaire.

M. Lavrov s’est également dit préoccupé par la tentative d’ouvrir une nouvelle ligne de front dans les Balkans, dont les pays sont de plus en plus incités à rejoindre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). « Tout en répétant le mantra de l’inadmissibilité de toute ingérence dans leurs affaires intérieures, les dirigeants européens et américains mènent campagne pour l’accession de ces pays à cette alliance. »

Il s’est aussi inquiété à la perspective que la présence militaire internationale au Kosovo, autorisée par le Conseil, se transforme en une base militaire des États-Unis et que des Forces armées kosovares soient en train d’être créées. D’une manière générale, nous demandons que les Balkans ne soient pas transformés de nouveau en une arène et que ses peuples ne soient pas acculés à un choix fallacieux, a-t-il dit, insistant sur l’importance de prévenir l’émergence de nouvelles lignes de fracture.

M. Lavrov a déploré le retrait des États-Unis du Plan d’action global commun et assuré que son pays fera tout pour le préserver. Il a par ailleurs fait part de sa ferme conviction que tout défi doit être réglé par la voie du dialogue, avant d’aborder la question du cyberespace. « À l’aune des derniers développements, il devient de plus en plus pertinent d’élaborer sous les auspices de l’ONU une série de normes mondiales pour un comportement responsable des États dans le domaine de l’information, y compris les principes de non-utilisation de la force, de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État et de respect de la souveraineté nationale. » Il a indiqué que son pays proposerait un projet de résolution en ce sens devant la Première Commission chargée du désarmement.

Enfin, le Ministre russe a invité à revenir à « l’art de la négociation », « pour être dignes des Pères fondateurs de l’ONU », rappelant que de nombreux défis ne peuvent être réglé s que sur la base d’un respect mutuel, à rebours de tout diktat ou coercition. Typiques de l’ère coloniale, ceux-ci doivent être relégués au musée de l’histoire, a-t-il affirmé. M. Lavrov a conclu son intervention par cette phrase empruntée au Président Harry Truman: « les grandes nations dirigent par la force de l’exemple plutôt que par la domination ».

Lire la déclaration en anglais


Chine

S.E. M. Wang Yi, Conseiller d’État et Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2018

M. WANG YI, Conseiller d’État et Ministre des affaires étrangères de la Chine, a indiqué que les règles internationales et les mécanismes multilatéraux sont attaqués de toute part. « Devons-nous nous engager en faveur du multilatéralisme ou laisser l’unilatéralisme triompher? Devons-nous consolider l’architecture de l’ordre mondial ou devons-nous le laisser s’éroder et s’écrouler? »

Face à ces questions, le Ministre a indiqué que la réponse de la Chine est « très claire » La Chine soutient l’ordre international et demeurera un « champion » du multilatéralisme, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il en va de l’intérêt de l’humanité.

Pour promouvoir le multilatéralisme dans l’ère nouvelle qui s’est ouverte, M. Wang a prôné une coopération gagnant-gagnant, qui doit remplacer la confrontation. « Nous devons resserrer les rangs comme une seule grande famille plutôt que de former des cercles fermés. » Il a ensuite préconisé que les relations interétatiques soient axées sur la recherche de la crédibilité, plutôt que la révocation d’engagements pris. « La coopération internationale doit obéir à des règles, non pas aux instincts. » Dans le même ordre d’idées, il a appelé à poursuivre les objectifs d’impartialité et de justice dans les affaires internationales, les « grands pays devant aider les petits ». L’impartialité et la justice signifient aussi le respect de la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des autres pays. M. Wang a également souligné la nécessité que le multilatéralisme, loin de toute rhétorique creuse, produise des résultats et résolve des problèmes. Le multilatéralisme exige une ONU forte, a-t-il affirmé, en soutenant les efforts de réforme du Secrétaire général. Il a souligné la nécessité que l’Organisation soit dotée de ressources financières suffisantes et prévisibles.

Le Ministre a indiqué soutenir sans réserve les efforts en vue de l’amélioration de la situation dans la péninsule coréenne, ainsi que le dialogue entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et les États-Unis. « La Chine encourage la RPDC à continuer de s’engager dans la voie de la dénucléarisation. Dans le même temps, nous pensons qu’il est adéquat que les États-Unis apportent des réponses positives dans les délais voulus afin de rencontrer la RPDC au milieu du gué. » M. Wang a indiqué que la Chine continuera d’appliquer strictement les sanctions contre la RPDC, tout en appelant le Conseil de sécurité à prendre des mesures à la lumière des derniers développements afin de créer des conditions favorables à un règlement pacifique de la situation par des moyens diplomatiques et politiques.

Par ailleurs, M. Wang a jugé cruciale la pleine application du Plan d’action global commun relatif au programme nucléaire iranien, qui est dans l’intérêt de toute la communauté internationale. « Si cet accord n’est pas mis en œuvre, le régime de non-prolifération sera sapé, l’autorité du Conseil défiée et la stabilité dans la région et le monde fragilisés. »

Le Ministre a déclaré que la question relative à l’État rakhine au Myanmar ne peut être résolue en un jour. Des progrès constants doivent être faits grâce à un processus en trois phases incluant une cessation de la violence, un retour des personnes déplacées et le développement économique. « Hier, lors d’une rencontre avec mes collègues du Myanmar et du Bangladesh, et en présence du Secrétaire général, un accord a été conclu par ces deux pays pour un retour accéléré d’un premier ensemble de personnes déplacées », a-t-il rapporté.

M. Wang a considéré que le commerce international est par nature « gagnant-gagnant ». Il ne doit pas être un jeu à somme nulle par lequel l’un gagne aux dépens d’un autre, a-t-il prévenu, ajoutant qu’aucun acteur ne doit placer ses intérêts au-dessus de ceux des autres. « S’agissant des tensions commerciales, la Chine est en faveur d’un règlement basé sur les règles et le consensus par le biais du dialogue et de la consultation sur un pied d’égalité. La Chine ne cédera pas au chantage ou aux pressions. La Chine a pris des mesures pour défendre ses intérêts et droits légitimes. »

Lire la déclaration en anglais


Royaume-Uni

S.E. Mme Theresa May, Premier Ministre

26 septembre 2018

Mme THERESA MAY, Première Ministre du Royaume-Uni, a rendu un hommage appuyé à l’ancien Secrétaire général Kofi Annan, avant de dénombrer les très nombreux progrès réalisés au cours de ces dernières décennies, notamment pour réduire la faim dans le monde et les conflits. Pour autant, a-t-elle déploré, la fin de la guerre froide n’a pas entraîné la suprématie des démocraties libérales. Elle a constaté au contraire la remise en cause de la foi dans le libre-échange, l’immense anxiété face à l’ampleur des changements technologiques, ainsi que les déplacements de masse des populations à travers les frontières qui entraînent la montée des nationalismes.

« Ceux qui croient en des sociétés ouvertes ont un devoir de rétablir la confiance en elles. » Sans une confiance dans les démocraties, il ne sera pas aisé de pouvoir agir, a-t-elle argué. « Nous avons vu à quoi mène l’extrême droite et l’extrême gauche au cours du siècle dernier: elles détruisent la paix entre les nations », a constaté Mme May en faisant remarquer ces mêmes tendances actuellement, notamment en Europe. « Or, nous savons ce qui se passe quand des oligarchies corrompues volent les ressources de leurs citoyens, lorsque les craintes et les incertitudes prennent le pouvoir. » Elle a accusé des États comme la Russie de violer les normes internationales: « ils n’hésitent pas à empoisonner dans les rues de Londres et ils envahissent un pays frontalier en contradiction des règles internationales », s’est-elle insurgée.

Pour lutter contre cela, la Première Ministre a estimé qu’il fallait des États-nations forts, qui soient responsables à l’égard de leurs citoyens. La coopération et la concurrence ne sont pas contradictoires, a-t-elle affirmé. « Ce n’est que par la coopération mondiale que nous pourrons répondre aux défis mondiaux », a-t-elle recommandé en citant la coopération en matière de changement climatique.

« Ici aujourd’hui, en tant que Présidente du Bureau du Commonwealth, je tiens à réaffirmer ma volonté de travailler main dans la main pour répondre aux défis mondiaux. Cet engagement tient compte des pays les moins avancés. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi agir pour montrer que nous pouvons reconnaitre la légitimité des peuples. »

Mme May a appelé à faire respecter l’ordre international pour répondre à ceux qui estiment que l’économie mondiale ne travaille pas pour eux, qui ont peur que leurs enfants et petits-enfants n’aient pas accès au marché du travail. « Au Royaume-Uni, nous investissons dans les techniques de l’avenir, comme l’intelligence artificielle ou les entreprises à faible empreinte carbone. Nous devons faire en sorte que notre économie soit au service de nos citoyens et nous devons faire de même au niveau international. »

Pour la Première Ministre, il faut conférer à l’OMC un mandat de réforme et rétablir la confiance dans un système qui est essentiel pour éviter le retour du protectionnisme. C’est pourquoi le Royaume-Uni dépense 0,7% de son budget pour le développement; c’est la meilleure façon de lutter contre le protectionnisme, a-t-elle déclaré. Elle a enchaîné en plaidant en faveur de sociétés inclusives, ouvertes à tous, « le meilleur moyen pour lutter contre les nationalismes ». Elle a fait valoir que dans les démocraties, les fondamentaux sont partout les mêmes: des élections libres, des médias libres, l’égalité, la liberté de culte et de conscience; tout cela se trouve dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

De plus, « il faut dénoncer les discours de haine dès que nous les entendons ». « Je n’apprécie pas toujours ce que les médias de mon pays disent de moi ou de mon action » a-t-elle témoigné, « mais je défendrais toujours cette liberté ». La décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne n’est pas un rejet des autres mais correspond à une demande que les décisions soient prises au niveau national, a-t-elle tenu à préciser.

La Première Ministre a ensuite demandé de ne pas laisser notre incapacité agir. « Lorsque le régime syrien a utilisé des armes chimiques contre son peuple, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont agi; et lorsque la Russie a utilisé un poison innervant dans les rues de Londres, nous avons réagi », a-t-elle rappelé. De la même façon, il faut agir contre ce que fait l’armée en Birmanie au peuple rohingya afin de la dissuader de continuer, a-t-elle prôné. À cet égard, l’ONU a un rôle essentiel dans ce domaine et elle en a les outils. Mais il faut trouver la volonté nécessaire et pour appuyer ces réformes, il faut veiller à ce qu’elles soient bien financées, a exigé Mme May. « Nous devons renouveler notre engagement envers la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Veillons à ce que sa promesse soit tenue », a-t-elle conclu.

Lire la déclaration en anglais

Source : ONU, 25-09-2018

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Merci0
Je commente
J'envoie

Ecrire un commentaire Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Charte de modérations des commentaires

Et recevez nos publications

Plus dans la catégorie : Géopolitique

A suivre

Commentaires45
Commentaires23
Commentaires9