« Sous le nom de code « Charles », indique la biographie de Wikipedia, Arsène Tchakarian et ses compagnons sont les auteurs d'actes de résistances de plus en plus nombreux contre les nazis en organisant sabotages et assassinats. Le groupe Manouchian abat le général SS Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire (STO), le 28 septembre 1943 près de son domicile. Ils seront à l'origine de près de cent quinze actions réussies entre juin et septembre de la même année et le groupe comptera au total une centaine d'hommes et de femmes.. Après l'arrestation de Missak Manouchian et de (selon les sources) seize à vingt-trois autres membres de son groupe en mi-novembre 1943 qui sont jugés et exécutés, Tchakarian est caché à Paris grâce à Léon Navar, commissaire de Montrouge, et de la police résistante de la préfecture de Paris. En mai 1944, pour son expérience militaire et ses actes en tant que résistant, il est exfiltré vers Bordeaux pour aider à la préparation du bombardement du camp d'aviation de Mérignac par les Alliés . Après coup, il est appelé à Paris début juin 1944, il rejoint le maquis de Lorris et participe à la libération de Montargis. Il est alors nommé lieutenant et commande une vingtaine de résistants... »

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Michel Peyret


Arsène Tchakarian

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Arsène Tchakarian

GD-FR-Arsène Tchakarian.jpg

Arsène Tchakarian, le 18 octobre 2013 lors de la commémoration du soixante-dixième anniversaire d'un acte de résistance du groupe Manouchian devant le Jean-Bart à Montrouge.

Biographie

Naissance

21 décembre 1916
Sabandja ( Empire ottoman)

Décès

4 août 2018 (à 101 ans)
Villejuif ( France)

Nom dans la langue maternelle

Արսեն Չաքարեան

Nationalités

Français (à partir de 1958), - (jusqu'en 1958)

Activités

Historienrésistant

 

Autres informations

Conflit

Seconde Guerre mondiale

Distinctions

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Arsène Tchakarian (en arménien : Արսեն Չաքարեան), né le 21 décembre 1916 à Sabandja, dans l'Empire ottoman, et mort le 4 août 2018 à Villejuif, est un historien et résistant français de la Seconde Guerre mondiale d'origine arménienne, membre des FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian.

Biographie

Enfance et vie active

Arsène Tchakarian naît le 21 décembre 1916 à Sabandja dans l'Empire ottoman, dans la province de Bursa1. Sa famille suit le mouvement de beaucoup de familles arméniennes qui, à cause des conséquences de la Première Guerre mondiale et du génocide arménien, fuient le territoire turc en passant par la Bulgarie1.

En 1928, elle obtient le passeport Nansen qui permet aux réfugiés apatrides de voyager. Grâce à celui-ci, Arsène Tchakarian et sa famille arrivent à Marseille à la fin de l'année 19302. Son père devient alors mineur à Decazeville et il finit par rejoindre Paris, ville dans laquelle il devient tailleur1.

En 1936, il participe aux manifestations du Front populaire et adhère à la CGT. Il rencontre pour la première fois, durant la même période, Missak Manouchian, un poète arménien et militant communiste1.

Résistance

À ses 21 ans, en 1937, il est appelé au service militaire et rejoint le 182e régiment d'artillerie lourde de Vincennes1,3. Il participe en 1939 et 1940 aux combats des Ardennes et de la Meuse et finira démobilisé à Nîmes le 5 août 1940 suite à la défaite française lors de la bataille de France1,4.

Dès novembre 1940, il rejoint Missak Manouchian à Paris pour commencer une distribution de tracts antihitlériens, avant l'entrée en résistance du parti communiste en juin 1941 à la rupture du pacte germano-soviétique1. Leur action politique se radicalise alors progressivement, donnant lieu par la suite à des actions militantes bien plus violentes1. En 1943, Arsène Tchakarian, Manouchian et leurs camarades forment le « Groupe Manouchian » et entrent dans la Résistance, au sein des FTP-MOI, menant des actions armées1,2.

Le premier coup d'éclat date du 17 mars 1943 : Arsène, Missak et Marcel Rayman attaquent une formation de feldgendarmes à Levallois-Perret5. Il participe les mois suivants à des distributions de tracts, actions militaires ou de sabotage. Par la suite, en mai 1943, Manouchian est nommé responsable provisoire de la première section parisienne de l'Armée secrète et Tchakarian, en juin, est nommé chef de la première section des « triangles commandos »1.

« Nous n'étions pas des héros . Il ne faut pas croire que nous n'avions pas peur. Nous avons résisté parce que nous en avions la possibilité : pas de famille, pas de travail. Et parce que nous aimions la France. Elle nous avait adoptés1. »

— Arsène Tchakarian

Sous le nom de code « Charles », Arsène Tchakarian et ses compagnons sont les auteurs d'actes de résistances de plus en plus nombreux contre les nazis en organisant sabotages et assassinats2. Le groupe Manouchian abat le général SS Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire (STO), le 28 septembre 1943 près de son domicile2. Ils seront à l'origine de près de cent quinze actions réussies entre juin et septembre de la même année et le groupe comptera au total une centaine d'hommes et de femmes1,2.

Après l'arrestation de Missak Manouchian et de (selon les sources) seize à vingt-trois autres membres de son groupe en mi-novembre 1943 qui sont jugés et exécutés, Tchakarian est caché à Paris grâce à Léon Navar, commissaire de Montrouge, et de la police résistante de la préfecture de Paris1,2. En mai 1944, pour son expérience militaire et ses actes en tant que résistant, il est exfiltré vers Bordeaux pour aider à la préparation du bombardement du camp d'aviation de Mérignac par les Alliés1,2. Après coup, il est appelé à Paris début juin 1944, il rejoint le maquis de Lorris et participe à la libération de Montargis1. Il est alors nommé lieutenant et commande une vingtaine de résistants1.

Après la Seconde Guerre mondiale

Après la Libération, il est nommé sous-lieutenant, le 13 juillet 1948 et obtient la Croix de combattant de la guerre 1939-1940, ainsi que la Médaille d'argent du ministère de la défense1. À partir de 1950, il devient historien, membre de la Commission des Fusillés du Mont-Valérien et chargé de recherches auprès du ministère de la Défense6. Il est le président d'honneur de l'Association nationale des volontaires, anciens combattants et résistants arméniens7.

Arsène Tchakarian fut le dernier survivant du groupe Manouchian, dont 22 membres sont exécutés par les nazis le 2 février 1944 au Mont Valérien1. Il reste apatride jusqu'en 1958, année où il est naturalisé français1. Il reprend par la suite son activité de tailleur2. En 2005, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur1, officier de la Légion d'honneur en 20122 et enfin commandeur le 14 avril 20178.

Vie privée

De son premier mariage, Arsène Tchakarian a eu cinq enfants ainsi qu'une enfant qu'il a reconnue ; quatre sont encore vivants.

Sa première épouse s'est occupée pratiquement seule de ses enfants car il consacrait son temps aux actes de résistance menés avec Missak Manouchian et ses camarades de l'Affiche rouge. Sa première femme Bertha (Christiane) élevait les 3 premiers enfants, nés avant guerre, tout en assumant, dans le groupe, des transmissions pour la résistance. De son deuxième mariage, il a un enfant.[réf. nécessaire]

Il meurt le 4 août 2018 à l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif2,9.

Décorations

·        Ordre national de la Légion d'honneur :

·        chevalier en avril 20051,

·        officier en février 20122,

·        commandeur le 14 avril 201710,8.

·        Palmes académiques, pour avoir fait une multitude de rencontres dans les écoles (notamment à l'école franco-arménienne Tebrotzassère du Raincy) ;

·        Croix du combattant volontaire 1939-19401 ;

·        Croix du combattant volontaire de la Résistance ;

·        Croix du combattant ;

·        Médaille commémorative de la 2e Guerre mondiale avec agrafe « Libération » ;

·        Médaille d'honneur du travail échelon argent.

Publications

·        Les Francs-tireurs de l'affiche rouge, Paris, Les Éditions sociales, 1986 (ISBN 2-209-05794-9)

·        Les Fusillés du Mont-Valérien, Nanterre, Comité national du souvenir des fusillés du Mont Valérien, 1991

·        Les Commandos de l'Affiche Rouge, en collaboration avec Hélène Kosséian-Bairamian, éditions du Rocher, 2012 (ISBN 978-2-268-07406-1)

Notes et références

1.       ↑ abcdefghijklmnopqrstu et v Dominique Buffier, « L’ancien résistant Arsène Tchakarian, le dernier survivant du groupe Manouchian, est mort », Le Monde,‎ 5 août 2018 (lire en ligne [archive]).

2.       ↑ abcdefghij et k « Décès d'Arsène Tchakarian, dernier survivant du «groupe Manouchian» », Le Figaro,‎ 5 août 2018 (lire en ligne [archive]).

3.        « Aucun groupe de résistants n’a fait trembler les Nazis comme nous ! » [archive], Le Journal de Saint-Denis, 11 mars 2009 (consulté le 11 mars 2009).

4.        « Le Portel : Arsène Tchakarian, dernier du groupe de Résistants Manouchian, honoré par la Ville » [archive]La Voix du Nord, 7 septembre 2014.

5.        Didier Berneau, « Mémoire résistante : Arsène Tchakarian » dans Le Magazine du Conseil général du Val-de-Marne, février 2014, no 309, p. 24.

6.        « Le Grand Entretien, France Inter » [archive], 28 mai 2012 (consulté le 28 mai 2012).

7.        « Arsène Tchakarian le dernier survivant du groupe Manouchian site de Pascal BERNARD » [archive], sur sites.google.com (consulté le 5 août 2018)

8.       ↑ a et b « Vitry : Arsène Tchakarian fait commandeur de la Légion d’honneur », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ 20 avril 2017 (lire en ligne [archive]).

9.        Laure Parny, « Val-de-Marne : Arsène Tchakarian s’est éteint à 101 ans » [archive], sur leparisien.fr, 5 août 2018 (consulté le 5 août 2018)

10.     Décret du 14 avril 2017 portant promotion [archive].

Voir aussi

Documentaire

·        Arsène Tchakarian : Mémoire de l'Affiche rouge, film réalisé par Michel Violet (Biopics) en 2015 ; une sortie en DVD est prévue [archive] (n°ISAN:0000-0004-8673-0000-3-0000-0000-5) ; voir sur humanite.fr [archive]

Articles connexes

Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée

·        Affiche rouge

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Liens externes

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