« La grande majorité des gens, indique Jacques Dykens, pensent que les PDG siégeant à la tête des grandes entreprises (cotées en bourse ) sont des patrons alors que dans la réalité, ils ne sont ni plus ni moins que des salariés ayant fait les plus hautes écoles de commerce, des gestionnaires mis en place par les actionnaires, les groupes financiers, pour diriger d'autres salariés, mais avec des salaires et des avantages financiers (et en nature ) bien plus conséquents, sans oublier leurs retraites primes annuelles en remerciement pour avoir fait gagner de conséquentes fortunes aux actionnaires membres du Medef pour la plupart. Des salariés dont le rôle est ( avec l'aide de DRH ), de permettre à ces mêmes actionnaires de faire toujours plus de profits au détriment des autres salariés qui, contrairement à eux, produisent réellement la richesse de l'entreprise. Des salariés qui n'hésitent pas à licencier abusivement d'autres salariés en évoquant de faux motifs ( incompatibilité avec l'emploi occupé - pas assez productifs, etc.), mais qui sont protégés par le Medef... »

Reprenons la lecture de la présentation du Medef...

Michel Peyret



Election du nouveau président du Medef

par J.DYKENS
jeudi 5 juillet 2018

Les adhérents du Medef viennent d'élire pour 5 ans leur nouveau président.

Geoffroy Roux de Bézieux, âgé de 56 ans, patron du fonds d’investissement Notus Technologies actif dans l'agro-alimentaire, les loisirs et les nouvelles technologies, succède ainsi à Pierre Gattaz.

Celui-ci prendra-t-il enfin la défense des patrons de petites et moyennes entreprises, qui pèsent de moins en moins lourd sur le marché face aux grandes entreprises cotées en bourse et leurs actionnaires ? Sachant qu'à la base, le rôle du Medef, est de défendre tous les patrons ( y compris des petites et moyennes entreprises ) non de se comporter en lobby.

Il est à noter que seulement 419 000 entreprises sont adhérentes à un syndicat, alors qu'il y a en France plus de 3 millions de patrons qui ne sont pas représentés et défendus.

Le Medef, avec 123 387 entreprises adhérentes arrive en tête, non par leur nombre d'adhérents, mais par le nombre de salariés travaillant dans ces entreprises, devant la CPME, qui en compte 144 939 alors que le plus petit des syndicats ( l’U2P ) né récemment du rapprochement entre les artisans et les professions libérales, compte environ 150 605 entreprises syndiquées.

Il est à souligner que les « petits patrons » ( les agriculteurs, les professions libérales, les petits commerçants ) sont les plus mal lotis en matière de protection, puisque n'ayant généralement pas d'employés (ou trop peu ), n'adhèrent à aucun syndicats.

La grande majorité des gens pensent que les PDG siégeant à la tête des grandes entreprises (cotées en bourse ) sont des patrons alors que dans la réalité, ils ne sont ni plus ni moins que des salariés ayant fait les plus hautes écoles de commerce, des gestionnaires mis en place par les actionnaires, les groupes financiers, pour diriger d'autres salariés, mais avec des salaires et des avantages financiers (et en nature ) bien plus conséquents, sans oublier leurs retraites primes annuelles en remerciement pour avoir fait gagner de conséquentes fortunes aux actionnaires membres du Medef pour la plupart. Des salariés dont le rôle est ( avec l'aide de DRH ), de permettre à ces mêmes actionnaires de faire toujours plus de profits au détriment des autres salariés qui, contrairement à eux, produisent réellement la richesse de l'entreprise. Des salariés qui n'hésitent pas à licencier abusivement d'autres salariés en évoquant de faux motifs ( incompatibilité avec l'emploi occupé - pas assez productifs, etc.), mais qui sont protégés par le Medef. Ces gens ne font pas dans le social, et leur travail consiste avant toutes choses, d'empêcher que les employés soient solidaires entre eux afin de protéger leurs emplois et leurs entreprises, ce qui représenterait un réel danger pour leurs actions "douteuses".

Il est grand temps que vous sachiez que, en ce qui concerne les grandes ( très grandes entreprises ) qui n'ont de cesse de nous dire qu'elles payent trop de charges et de taxes, que dans les faits, toutes se les font rembourser intégralement par les consommateurs qui achètent leurs marchandises ! Comment ? De la manière la plus simple du monde ! Elles les incorporent dans les calculs des prix de revient et de vente de leurs produits.

Tout économiste digne de ce nom vous dira que pour qu’une structure sociale soit solide et fonctionne correctement, il est impératif que tout soit lié à un idéal commun, exempt de toute notion de privatisation et de propriété des biens par une seule classe sociale ( les riches ). Ce qui implique que soient instaurées de vraies lois, de vraies règles bien définies en tant que système qui se conserve ( ou s’enrichit par le jeu même de ses transformations ), protégé par ses frontières, et comprenne ces trois caractères : de totalité, de transformation et d’autoréglage lui permettant d’engendrer des éléments qui lui appartiennent ;

que, lorsqu’un travailleur produit une marchandise, celle-ci aura un prix de vente, et que si on soustrait du prix de vente le salaire du travailleur, les cotisations (charges patronales) et les coûts de production, il reste toujours une certaine somme appelée "plus-value" ou "profit" que seul le travailleur a créée, mais que les actionnaires imposent aux PDG d'investir dans la modernisation des unités de production, à seule fin de baisser les coûts de production ainsi que les salaires et le nombre de salariés, à seule fin d’augmenter leurs profits personnels.

Il est bien connu qu'en modernisant toujours plus les unités de productions, qu'en délocalisant les entreprises dans les pays où la main d’œuvre est dix fois inférieure que chez nous pour rester "concurrentiel" sur le marché, pour rester "compétitif", pour permettre aux actionnaires de faire toujours plus de profits, la solution est de licencier du personnel. Il n'est plus acceptable qu'au 21ème siècle, dans une société prétendue démocratique, que l’homme ne soit rien de plus qu’un objet d’aliénation, que son travail soit organisé de telle sorte que ce qu’il fait, soit un travail d’esclave visant à satisfaire d’avantage un idéal financier d'une certaine classe sociale.

Il est donc à espérer que le nouveau président protègera davantage tous les petits patrons, qu'il mettra en place de vrais plans sociaux pour ceux-ci (prise en charge des retraites, soins de santé, maternité, forfaits journaliers, formations, et chômage suite à cessation d'activité ).

Le progrès est une bonne chose certes, mais uniquement s’il suit le chemin de la raison et du respect des travailleurs et de l'environnement.

 

Jacques DYKENS