« La violence humaine et sociale de Macron, indique Edmond Harle, nourrit la violence des extrémistes et en même temps se nourrit de cette violence. Il faut que les français se réveillent. Il faut que les syndicats, les politiques, les associations s’organisent et coordonnent leurs actions mais aussi une vraie campagne d’explications sur ce qui se passe pour arrêter ce rouleau compresseur qui détruit les droits humains et sociaux et demain détruira totalement la démocratie. Je propose et vous demande de faire suivre, si l’idée vous paraît intéressante, que soit organisé des « assises du progrès social » dans toutes les villes de France avec des débats mais aussi des aspects festifs et revendicatifs avec une invitation à toute la population... »

Reprenons la lecture de la proposition de Edmond Harle...

Michel Peyret


Macron, l’impasse démocratique

mercredi 23 mai 2018
par
 Edmond Harle, Tribune libre

 

POUR UNE JOURNEE DES DROITS HUMAINS ET SOCIAUX EN JUIN

La violence monte en France comme le prouve la manifestation d’hier. Ces casseurs sont les meilleurs alliés de Macron qui, probablement, les laisse casser un peu pour faire peur aux français et décrédibiliser les adversaires non violents de sa politique.

Il faut hélas aller au-delà de ce constat déjà alarmant. Avec Macron, la démocratie parlementaire est totalement confisquée par des députés-godillots de sa caste qui profitent d’une majorité écrasante et de tous les moyens de la Constitution de la Vème république pour museler les débats et empêcher tous les amendements de passer.

Au niveau des corps intermédiaires, le bilan est pire.

Les associations constatent que rien n’arrête le gouvernement, que ce soit pour l’APL des pauvres, la suppression des emplois aidés, la précarisation du travail ou pour la répression des victimes des migrations forcées par la guerre, la dictature ou la misère.

Au niveau syndical l’inflexibilité d’une politique totalement antisociale est dramatique. Cela a conduit les syndicats dits « réformistes » à devenir des complices de la régression sociale sans rien obtenir en échange de leur trahison. La CGT avec Solidaire et parfois FO, se battent avec courage contre ces mesures régressives mais leur action reste sans résultats, comme cela s’est vu pour la loi Macron, la loi El Khomri-Macron ou pour les ordonnances Macron. Les salariés, les retraités et aujourd’hui les jeunes constatent que rien n’arrête le gouvernement, rien ne modifie, même à la marge, ses projets de destruction systématique du contrat social. Le rouleau compresseur de la régression des droits humains et sociaux est en marche et il détruit tout sur son passage.

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que la désespérance de beaucoup, la résignation de certains, permettent à quelques extrémistes violents, de gauche, de droite ou islamistes, d’apparaître comme un recours et de mobiliser notamment des jeunes qui ne trouvent plus leur place dans la société.

La violence humaine et sociale de Macron nourrit la violence des extrémistes et en même temps se nourrit de cette violence.

Il faut que les français se réveillent. Il faut que les syndicats, les politiques, les associations s’organisent et coordonnent leurs actions mais aussi une vraie campagne d’explications sur ce qui se passe pour arrêter ce rouleau compresseur qui détruit les droits humains et sociaux et demain détruira totalement la démocratie.

  • Je propose et vous demande de faire suivre, si l’idée vous paraît intéressante, que soit organisé des « assises du progrès social » dans toutes les villes de France avec des débats mais aussi des aspects festifs et revendicatifs avec une invitation à toute la population. Les lycéens et leurs familles, après les retraités et les salariés, auront alors constaté la gravité de la sélection sociale et culturelle injuste mise en place par la loi Vidal-Macron. Il s’agirait de démontrer que les droits sociaux ne sont pas la cause de la crise et du chômage mais la solution à la crise et de montrer que les français refusent la régression sociale et humaine de Macron et exigent le respect de leurs droits.

    Cette journée pourrait se présenter comme le « salon des droits humains et sociaux », réunissant, dans le respect de leurs spécificités et de leur autonomie, les syndicats, les associations et les partis politiques qui combattent la régression de ces droits mais aussi des intellectuels qui proposent une utopie réaliste pour le siècle de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la communication universelle instantanée.

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