Comme pour l'amiante, indique Jean-Jacques Lagarde,  toujours plus de profit pour quelques uns... tant pis pour la santé des autres.

Peu importe les effets du Glyphosate sur la population : avec l’Union européenne et Macron, ce sont les multinationales (dont Monsanto et Bayer) , qui font la loi !

lundi 4 juin 2018 par Jean Lévy

Ainsi l’Assemblée Nationale a voté contre l’interdiction du gyphosate, le pesticide commercialisé sous l’appellation Roundup, fabriqué jusqu’ici par la firme US Monsanto. Celle-ci a été vendue depuis peu à la multinationale allemande Bayer. On comprend pourquoi l’Union européenne s’oppose à l’interdiction du produit, et l’alignement du pouvoir macronien sur la décision bruxelloise, malgré les engagements présidentiels pris en période électorale.

C’est la molécule active du Roundup, le désherbant phare de Monsanto, le gyphosate, a été classé comme cancérigène probable il y a deux ans par l’Organisation mondiale de la santé. Et pourtant, on en trouverait dans des produits de consommation courante. C’est ce que révèlent de nombreuses études .

Comme ce désherbant est utilisé massivement par les gros agrariens pour accroître le rendement de leurs productions céréalières - en clair leurs profits - ceux-ci font également pression sur le pouvoir pour refuser toute interdiction.

Peu importe les cancers qui atteignent les utilisateurs et la population environnante.

Et quand on sait que Monsanto est racheté par la firme allemande Bayer, on ne s’étonne plus que Berlin impose à l’Union européenne un vote hostile à l’interdiction du Roudup, suivi bien sûr, par la majorité macronienne de l’Assemblée française.

Car Bayer est une puissance, qui ne date pas d’aujourd’hui.

Cette firme devenue, comme BASF et Agfa, une filliale du puissant conglomérat chimique IG Farben, a vécu parmi ses plus beaux jours sous Hitler, dont il fut un de ses commanditaires généreux. Bayer a produit de nombreux produits chimiques : ammoniac synthétique (duquel étaient dérivés des engrais azotés, des explosifs) et des biocides ou gaz d’exterminations dont le Zyklon B, largement utilisé dans les camps d’exterminations nazis.

D’ailleurs, IG Farben a financé le camp de Monowitz-Buna (ou Auschwitz III), qui est un sous-camp dépendant d’Auschwitz, construit en octobre 1942. IG Farben fournit aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Avec de si beaux antécédents, Bayer ne pouvait que rêver en temps de paix de produire Roundup, en achetant Monsanto...