« Le 26 mai, indique Verdi, pourrait bien être le jour symbolique de l’agglomération des luttes contre le pouvoir macronien qui, en un an, a montré sa capacité de nuisance contre la majorité des Français. Des citoyens qui ont conscience aujourd’hui de l'illégitimité de ce président, que seuls 16 % des électeurs en âge de voter ont effectivement choisi. C’est la colère qui a fait place à la grogne ! Cela n’a rien d’étonnant, à la lecture du sondage du 4 mai, ignoré par la plupart des merdias et ses commentateurs séniles ou juvéniles, assermentés par le gouvernement « En Marche ». Le bilan de Macron est jugé « négatif » par une nette majorité des personnes interrogées : 55 % d’insatisfaits. Au-delà, c’est la personnalité même de ce président inexpérimenté, perçu comme celui des riches, qui interroge : 70 % le disent « inquiétant » et 69 % le trouvent « méprisant »... »

Reprenons la lecture de l'exposé de Verdi...

Michel Peyret


Inquiétant, méprisant, autoritaire, rien ne va plus pour Macron « l’Israélien »

par Verdi(son site)
jeudi 17 mai 2018

Un président jugé méprisant et inquiétant par une majorité de gens. Un suivisme favorable aux criminels sionistes qui met en danger les Français. La démocratie française qui rétrograde en-dessous de la 20ème place. L’objectivité de la presse mise en cause. Une évasion fiscale et des revenus records pour les grands patrons. Une justice à deux vitesses… Et la casse sociale qui s’aggrave. C’est çà le macronisme. C’est contre cette aberration ultralibérale, qui nuit gravement à la vie des gens et à leur sérénité, que le samedi 26 mai est annoncé comme une « marée humaine » contre le macronisme.

Alors que la vague des mécontents ne cesse d’enfler, la marée humaine qu’ont appelée de leurs voeux Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis va être renforcée par la participation de la CGT. Après une succession de mouvements sociaux, le 26 mai pourrait bien être le jour symbolique de l’agglomération des luttes contre le pouvoir macronien qui, en un an, a montré sa capacité de nuisance contre la majorité des Français. Des citoyens qui ont conscience aujourd’hui de l'illégitimité de ce président, que seuls 16 % des électeurs en âge de voter ont effectivement choisi.

C’est la colère qui a fait place à la grogne ! Cela n’a rien d’étonnant, à la lecture du sondage du 4 mai, ignoré par la plupart des merdias et ses commentateurs séniles ou juvéniles, assermentés par le gouvernement « En Marche ». Le bilan de Macron est jugé « négatif » par une nette majorité des personnes interrogées : 55 % d’insatisfaits. Au-delà, c’est la personnalité même de ce président inexpérimenté, perçu comme le celui des riches, qui interroge : 70 % le disent « inquiétant » et 69 % le trouvent « méprisant ». (1)

Il est exactement dans la ligne de Sarkozy le fou, dans les pas duquel il a mis les siens, tant sur le plan intérieur, en massacrant la protection sociale, qu’extérieur, en s’alliant au camp des fous de guerre Trump, l’Etatsunien, et Netanyahou, l’Israélien, l’assassin des Palestiniens. Les Français ont-ils donné mandat à ce président pour faire n’importe quoi à l’international ? Certainement non. La France, à l’exemple de l’Afrique du Sud et de la Turquie aurait dû rappeler immédiatement son ambassadeur en Israël après les massacres perpétrés dans la bande de Gaza -plus de 100 morts en quelques semaines- contre des hommes qui ne font que manifester leur droit légitime -et légitimité par la communauté internationale,- au retour en Palestine.

Les positions de Macron à l’international dangereuses pour la sécurité des Français

Des attentats, comme celui récent de Paris, sont la conséquence directe des prises de position du président français, notamment dans la guerre en Syrie. Ils risquent de se reproduire sans une inflexion majeure de la politique extérieure de la France. Ce fameux multilatéralisme, mot dont s’était gargarisé Macron, au cours de sa visite en Afrique, n’était dans sa bouche, qu’une formule destinée à endormir son auditoire, tant son alignement sur les thèses des néo-cons étatsuniens et le sionisme criminel est dangereusement patent.

Comme le fut très vite son lamentable prédécesseur Sarkozy, puis Hollande, Macron est désormais massivement rejeté par la population française, qui le dit « méprisant » et incapable de comprendre « les problèmes des gens ». Malgré la gronde qui monte dans le pays, il s’imagine tout permis et continue à penser, qu’au nom de son idéologie ultra-libérale et pour le compte des riches qu’il représente, il peut continuer à casser la « baraque » France. Des enquêtes attestent que sous Macron, la France est entrée dans une ère de régression, pas uniquement sociale.

Jamais les profits des grands patrons français n’ont été aussi élevés, avec une fraude fiscale massive de 300 milliards d’euros, par l’entremise, entre autres, d’UBS, révèle un récent rapport d’Oxfam. Ce qui fait de la France « la championne du monde des dividendes ». Depuis 2009, plus des deux-tiers des bénéfices ont été reversés aux actionnaires (67,4%), alors que ce pourcentage n’atteignait pas 30 %, dans les années 2000. (2)

 La démocratie française recule de 5 places, 3 mois de prison ferme pour le vol d’un fromage

Tout aussi préoccupant est l’état de la démocratie française. Un récent rapport, de l’Economist Intelligence Unit, indique que la France a perdu 5 places en un an, (dans le même temps, le Maroc en a gagné une). L’hyper-présidentialisation est montré du doigt, mais pas que. Il note aussi que « la culture politique – avec une note particulièrement basse de 5,63 – et la participation citoyenne – 7,78 sur 10 – en France sont insuffisantes. L’état d’urgence et les dispositions qui s’en sont suivies, avec les potentielles restrictions à la liberté de la presse valent aussi à la France l’évaluation négative de 2017. » (3)

Du côté de la liberté de la presse, la France pointe seulement à la 33ème place (derrière le Ghana, la Namibie, le Costa Rica, la Jamaïque, etc.), selon le rapport de RSF 2018, qui ne prend pas en compte « l’objectivité » contestable -et contestée par plusieurs hommes politiques- des journalistes aux ordres des riches, qui possèdent la quasi-totalité des médias, couramment nommés « merdias », c’est dire le peu de crédit accordé à ces diffuseurs de désinformations. (4)

Que dire également d’un pays où la justice se singularise parfois de façon pitoyable, en rendant des jugements qui ne font qu’ancrer le sentiment d’une justice à deux vitesses, en France. Ainsi, un jeune homme vient-il d’être condamné à 3 mois de prison ferme, à Toulouse, pour avoir volé… un fromage. Pour Cahuzac, toute proportion gardée, la peine n’est que de 2 ans de prison ferme, sachant que l’ex-ministre du budget de Hollande, qui a détourné plusieurs centaines de milliers d’euro dans l’évasion fiscale (le comble), n’effectuera probablement pas sa peine.

Les Républicains, les Socialistes et le Front National votent pour le secret des affaires

Que dire encore de Sarkozy qui a fait appel de son renvoi en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion, -dépassement frauduleux de plus de 22 millions des dépenses de la campagne électorale de 2012-. Alors que le péquin moyen, lui, n’a même pas le début d’un euro pour faire valoir ses droits de justiciable.

Pendant ce temps, au parlement européen, les députés LR, PS et FN votent en choeur en faveur de la directive qui va protéger le secret des affaires et limiter les possibilités pour les journalistes d’enquêter. Une directive combattue, entre autres, par Elise Lucet, journaliste à France 2.

Voilà l’état déplorable de la France macronienne, pourtant censée rendre les gens plus libres, plus heureux, au moment de l’avènement du timonier néo-libéral Macron, il y a un an ! Même les premiers soutiens sont, à l’image de Bayrou, aujourd'hui dubitatifs… C’est dire !

Le mépris du peuple n’a qu’un temps, monsieur le sémillant président des riches ! D'autres monarques avant vous l'ont appris... à leur dépens ! 

Verdi

Jeudi 17 mai 2018

(1) Inquiétant, méprisant, autoritaire, le sondage qui dézingue macron

(2) Un rapport d’Oxfam étale l’indécente absorption des richesses par le CAC 40

(3) Voici les 20 meilleures démocraties au monde... et la France n’en fait pas partie

(4) Classement mondial de la liberté de la presse en 2018