En Europe, la pollution sonore cause 10 000 morts prématurées chaque année

Hypertension, troubles du sommeil, acouphènes, stress… La pollution sonore peut être dangereuse pour la santé humaine, mais également pour les animaux. 

Brut.France Télévisions

Mis à jour le 16/01/2018 | 15:14
publié le 16/01/2018 | 15:14

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La pollution sonore


70 millions de citadins européens la subissent. Chaque année, la pollution sonore est l’une des premières nuisances de la vie en ville. En France, son coût social annuel s’élèverait à 57 milliards d’euros. Elle menacerait sérieusement la santé publique. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution sonore cause 10 000 morts prématurées par an en Europe.

Nocivité dès 85 décibels 

Un bruit prolongé peut être nocif dès 85 décibels, l’équivalent d’une sonnerie de téléphone, d’une cantine bruyante ou encore d’une tronçonneuse. Les risques sur la santé humaine sont nombreux : hypertension, troubles du sommeil, acouphènes, troubles mentaux, stress… De plus, comme l’indiquait Dominique Bidou, président du Centre d’information et de documentation sur le bruit, sur RTL en 2015 : "Le bruit n’est jamais un facteur seul. Souvent, on est pris dans un stress global dans lequel le bruit joue un rôle très important."

Et les animaux non plus ne sont pas épargnés. La pollution sonore peut par exemple perturber les sens et les instincts. Des zones de silence ont ainsi été instaurées pour protéger certaines espèces. 

"Le parent pauvre des politiques environnementales"

Pour la directrice de Bruitparif, Fanny Mietlicki, la pollution sonore n’est pas assez considérée comme une crise de santé publique : "Le bruit reste un petit peu le parent pauvre des politiques environnementales parce qu’en ce moment, c’est vrai que l’angle est essentiellement sur le thermique, l’énergétique : ce sont les grands enjeux."

En décembre dernier, la Commission européenne a sommé la France d’aligner sa réglementation sur sa directive bruit de 2002. L’exécutif européen a souligné l’absence de plans d’action dans 58 agglomérations françaises. L’Hexagone a jusqu’au 7 février pour la mettre en œuvre entièrement, sous peine d’être traîné devant la Cour de justice de l’Union européenne.