"Mais putain, s'exclame Jean Ortiz, dans ce monde sans âme, rendons-le désirable notre communisme, ré-enchantons-le, donnons envie. Ne passons pas une camisole de pragmatisme à nos rêves. Il nous faut un horizon d’utopie. Pas artificiel. Il doit partir de la société et de nos luttes. La crise est telle qu’elle donne raison à ceux qui veulent en finir avec le capitalisme. Reparlons de révolution, d’internationalisme, d’anti-impérialisme, de communisme, de socialisme, etc., etc. Le capitalisme n’est pas l’état naturel de la société. C’est de contenu qu’il faut changer, de pratiques, non pas de cravate, ni d’étiquette..."

Reprenons la lecture de la chronique de Jean Ortiz...

Michel Peyret


 

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Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

 D.R.

Jean Ortiz

Dimanche, 23 Juillet, 2017 - 12:12

Je ne serai jamais un "ex"

Jean Ortiz, toujours fidèle.

Depuis mon dernier papier : « Le silence d’un blog », j’ai reçu des dizaines de messages, subi le questionnement de camarades inquiets, voire perplexes : « Ecris, continue à écrire, nous en avons besoin, cela nous fait du bien... » « Tu as été censuré ? » Non, non, non.

Attention, camarades, nous frôlons le culte de la personnalité !! Non, non, détestant les caniveaux, je rigole...

Des militants ont l’impression que je les ai laissés tomber, que je suis « rentré dans le rang », pour être familier... Les moutons, ce n’est ma laine ! Hier encore, je parlais du Che aux « Journées Résistances d’Emmaüs Lescar-Pau » dans un chapiteau comble... 15 000 chévistes selon « L’Huma » et son journaliste, de passage à Pau, qui fait de la littérature avec des roues de vélos... C’est un bonheur de te lire, Jean-Emmanuel.

Bon, cessons de débloguer, et soyons explicites. J’ai arrêté d’écrire quotidiennement sur mon blog pour des raisons de santé. Pas plus ni pas moins. Les journalistes de « Huma » et de l’ « HD » sont mes amis, mes frères. Avec eux, je me sens membre d’une famille de combats et d’idéaux partagés depuis si longtemps. Même si la plupart sont désormais jeunes, et « héroïques », car il en faut, de l’engagement, du sacrifice, pour maintenir à flot le(s) canard(s) de Jaurès.

Certes, j’ai pu et dû indisposer en barjotant quelques « cadres » bien mal encadrés, mais sans intention autre que de secouer la docilité, le suivisme, l’arrivisme, la « socialo-dépendance », toujours avec humour et ironie.

Je suis sûr d’une chose, car j’en ai vu passer des météorites gonflées à la com. J’essaierai d’être, je serai, je resterai communiste jusqu’au bout.

JE NE SERAI JAMAIS UN EX.

Mais putain, dans ce monde sans âme, rendons-le désirable notre communisme, ré-enchantons-le, donnons envie. Ne passons pas une camisole de pragmatisme à nos rêves. Il nous faut un horizon d’utopie. Pas artificiel. Il doit partir de la société et de nos luttes. La crise est telle qu’elle donne raison à ceux qui veulent en finir avec le capitalisme. Reparlons de révolution, d’internationalisme, d’anti-impérialisme, de communisme, de socialisme, etc., etc.

Le capitalisme n’est pas l’état naturel de la société. C’est de contenu qu’il faut changer, de pratiques, non pas de cravate, ni d’étiquette.