02 février 2016

Maria Wölflingseder, chacun est devenu son propre négrier !

« Jusqu’à l’Antiquité la notion de travail était totalement inconnue. Le mot apparaît d’abord pour désigner une activité hétéronome, exécutée sous la surveillance et sur l’ordre d’autrui. Avant cela il y avait des termes pour désigner des activités concrètes mais aucun terme abstrait signifiant, comme le mot « travail », une dépense d’énergie humaine dont le but, le contenu, est indifférent aux exécutants. Là où nous avions par exemple les corvées, nous avons aujourd’hui le salariat, c’est-à-dire n’importe... [Lire la suite]
02 février 2016

André Gorz, Jean-Marie Vincent, quelles activités doivent être considérées comme travail

17 | 2012 : Critique du travail « II y a plus, indique André Gorz. Si le temps de travail dans sa forme immédiate est relayé, comme source principale de la richesse, par des capacités humaines supérieures, quel est le statut du travail de production de capacités, du travail de « production de soi » ? Si on pousse la théorie de la valeur au bout de sa logique, on considérera qu’est travail (création de valeur) toute activité qui produit de la force de travail ou, ce qui revient au même, en... [Lire la suite]
02 février 2016

Bertrand Russel, le dogme du travail

« Le dogme du travail, indique le texte, est resté dans les mentalités, mais il n’est pas adapté au monde moderne. Il faut prendre acte du gain de productivité permis par le progrès technique, et en profiter pour réduire le temps de travail. On pourrait ainsi « démocratiser » le loisir. Tel est l’espoir de Russell : « Grâce à la technique moderne, il serait possible de répartir le loisir de façon équitable sans porter préjudice à la civilisation » (§9). Russell s’appuie sur l’exemple... [Lire la suite]
02 février 2016

Paul Lafargue, Travaillez ! La loi inexorable de la production capitaliste

« Travaillez, s'écrie Paul Lafargue, travaillez, prolétaires, pour agrandir la fortune sociale et vos misères individuelles, travaillez, travaillez, pour que, devenant plus pauvres, vous avez plus de raisons de travailler et d'être misérables. Telle est la loi inexorable de la production capitaliste. Parce que, prêtant l'oreille aux fallacieuses paroles des économistes, les prolétaires se sont livrés corps et âme au vice du travail, ils précipitent la société tout entière dans ces crises industrielles de surproduction qui... [Lire la suite]