Avec Marx

25 avril 2018

Avril 1915 – avril 2018 : n’oublions pas le génocide arménien

 Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople, capitale de l'empire ottoman, 2345 Arméniens appartenant à l'élite intellectuelle sont arrêtés et exécutés sur ordre du gouvernement. Le ministre de l'intérieur Talaat Pacha envoie un télégramme à la direction du parti des Jeunes Turcs à Alep : «  Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici » .

C'est le début d'un génocide, le premier du XXe siècle. Il va faire entre 1,2 et 1,5 millions de victimes - massacres, déportations, famines - soit les 2/3 de la population arménienne de l'empire turc. Il va aussi conduire les survivants sur le chemin de l'exil. En même temps que les Arméniens, ce sont toutes les autres communautés chrétiennes qui ont été également exterminées dans la région frontalière qui se trouve aujourd'hui à cheval sur la Turquie et l' Iran : 500.000 à 750.000  Assyriens - soit 70  % de la population de l'époque - environ 350  000 Grecs pontiques .

Comme le feront les nazis, le gouvernement ottoman s'emploie systématiquement à éliminer toute preuve du génocide : les photographies des convois de déportés sont interdites; les missionnaires sont empêchés d'apporter nourriture, eau, vêtements aux rescapés; la censure officielle interdit aux médias de faire mention des massacres.

Ce génocide avait eu des précédents: entre 1894 et 1896, comme les Arméniens réclament des réformes et une modernisation des institutions, le sultan en fait massacrer 200.000 à 250.000. Un million d'Arméniens sont dépouillés de leurs biens et quelques milliers convertis de force. Des centaines d'églises sont incendiées ou transformées en mosquées... L'espace d'un seul mois - juin 1896 - dans la région de Van, au cœur de l'Arménie historique, pas moins de 350 villages sont rayés de la carte.

Après le crime, vient le temps de sa négation : la République turque refuse de reconnaître l'existence du génocide arménien et qualifie les événements de 1915-1916 de « Sözde Ermeni Soykırımı » (« prétendu génocide arménien »). Parler du génocide est passible de peines de prison.

Aujourd'hui, le génocide arménien n'est reconnu que par 21 pays,  dont la France depuis 2012.

Pour le MRAP, l’apologie ou la négation du crime est intolérable en ce qu’elle prolonge et perpétue le crime lui-même. Il est nécessaire de mettre fin au négationnisme, quel qu’il soit, car il laisse ouvert le champ à d’autres crimes contre l’Humanité. Il est d’autant plus nécessaire de rappeler ce crime qu’aujourd’hui, Erdogan menace le Rojava (Kurdistan de Syrie) de purification ethnique et se rend coupable de crimes de guerre, voir de crimes contre l’humanité à l’encontre la population kurde de Turquie.

Paris, le 25 avril 2018

--

Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples

43 Boulevard Magenta - 75010 Paris

01.53.38.99.82

Site internet - Facebook - Twitter

Posté par Michel Peyret à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Le MRAP exprime sa solidarité avec Pascal Boniface

Le MRAP exprime sa solidarité à Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, suite à l’agression dont il a été victime à l’aéroport de Tel Aviv. Le MRAP réaffirme avec force que la critique de la politique d’un État, quel qu’il soit, relève d’un droit élémentaire dans une démocratie et ne saurait être assimilée à une quelconque forme de racisme.

La lutte contre l’antisémitisme fait partie des combats fondamentaux du MRAP, d’une brûlante actualité comme l’a hélas démontré l’assassinat odieux de Mireille Knoll. Mais l’utilisation de cette accusation infamante contre celles et ceux qui dénoncent la politique coloniale d’Israël et réclament l’application du droit international concernant la Palestine, seule solution pour une paix juste et durable dans la région, ne peut que semer la confusion et banaliser le véritable antisémitisme.

Paris, le 25 avril 2018

Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples

43 Boulevard Magenta - 75010 Paris

01.53.38.99.82


Posté par Michel Peyret à 17:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Basta, Démocratie, le tirage au sort

« Le dispositif du tirage au sort, indique l'article, n’est d’ailleurs pas forcément apprécié par ceux qui auraient peut-être le plus à y gagner, telles les populations – femmes, personnes victimes du racisme, milieux populaires – sous-représentées dans les instances politiques élues. « Nous réfléchissons à la représentation des femmes dans les assemblées politiques. À ce titre, le tirage au sort peut être perçu comme un dispositif plus juste et moins discriminant que l’élection. Mais cela ne constitue pas une solution au problème culturel de fond qui fait qu’il y a si peu de femmes élues aux postes de pouvoir, estime Marie Allibert, porte-parole d’Osez le féminisme. Pourquoi le paysage politique est-il presque sans femmes ? Le tirage au sort ne s’attaque pas aux causes de la non-représentation des femmes. »... »

Reprenons la lecture de l'article de Basta...

Michel Peyret


 

Le tirage au sort de citoyens, vrai progrès démocratique ou hasardeuse réforme ?

PAR RÉDACTION 16 FÉVRIER 2017

Utilisé dans la Grèce antique, le tirage au sort pour désigner les responsables politiques a quasiment été abandonné dans les démocraties modernes. L’idée refait cependant surface pour lutter contre la concentration oligarchique des pouvoirs et impliquer les citoyens dans la vie politique. En France, une loi instaure des conseils de citoyens tirés au sort dans les communes. Des mouvements politiques, comme La France insoumise, y recourt pour élaborer leurs programmes. En Islande, un projet de Constitution a été élaboré par des personnes tirées au sort. S’en remettre au hasard pour refonder nos démocraties est-elle une bonne idée ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Enquête.

« Je propose l’entrée des citoyens, par tirage au sort de cent sénateurs, dans le contrôle politique du gouvernement et de l’exécutif français. » C’était l’une des propositions d’Arnaud Montebourg dans sa campagne pour la primaire socialiste. Introduire une dose de tirage au sort dans les rouages de nos institutions, afin d’ouvrir la représentation à de plus larges parties de la population : le débat revient régulièrement. La France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, l’a utilisé dans le processus d’élaboration de son programme. Lorsqu’elle était candidate en 2007, Ségolène Royal avait également avancé l’idée de jurys citoyens tirés au sort, pour évaluer l’action des élus.

En France, l’un des fervents défenseurs du tirage au sort, suivi en particulier sur Internet, est l’idéologue blogueur et conférencier Étienne Chouard. L’homme s’était fait connaître pour son opposition au traité constitutionnel européen en 2005. Il ne cesse depuis de promouvoir la nomination d’une assemblée constituante par tirage au sort. Mais aussi pour la désignation d’une partie des élus du Parlement. Pour Étienne Chouard, le tirage au sort constituerait un remède décisif pour lutter contre les dérives oligarchiques – autrement dit, contre l’accaparement du pouvoir par une minorité de la population.

Venant d’un homme qui anime son réseau de partisans de manière très verticale et quasi évangélique, avec des relais fidèles baptisés « gentils virus », cette idée fixe peut susciter la méfiance. D’autant plus qu’Étienne Chouard affiche régulièrement sa proximité avec des personnages de la mouvance conspirationniste d’extrême droite, tel Alain Soral, qu’il a défendu avant de découvrir tardivement – en 2014 – les positions racistes, antisémites, sexistes et violentes du fondateur d’Égalité et réconciliation [1].

De la Grèce antique aux Jurés d’assises

Au-delà des positionnements sulfureux de ce défenseur parmi les plus visibles du tirage au sort, l’idée de remplacer l’élection par une sélection aléatoire de citoyens est-elle pertinente ? D’où vient-elle ? Est-elle déjà mise en pratique ? En France, le tirage au sort est utilisé pour désigner les jurés des tribunaux d’assises qui jugent les accusés de crimes. Le tirage se fait alors parmi les personnes inscrites sur les listes électorales et âgées de plus de 23 ans [2]. Ce principe du tirage au sort des jurés d’assises a été adopté dès 1791, juste après la Révolution. A l’époque, seuls les citoyens masculins qui payaient suffisamment d’impôts pour obtenir le statut de grands électeurs pouvaient être sélectionnés [3].

Dans l’Athènes antique, la plus grande partie – 86 % – des postes de magistrats étaient tenus par des citoyens tirés au sort. Les femmes, les esclaves, les enfants, et les hommes de moins de 30 ans en étaient exclus. Par ailleurs, seuls les noms de ceux qui le souhaitaient étaient introduits dans l’urne de tirage au sort, rappelle le professeur de sciences politiques Bernard Manin. Ensuite, les sélectionnés « étaient soumis à la surveillance constante de l’Assemblée et des tribunaux »« Pendant la durée de leur mandat, n’importe quel citoyen pouvait à tout moment déposer une accusation contre eux et demander leur suspension » [4]. Cette combinaison de deux critères, « du volontariat et de l’anticipation des risques encourus devait (…) entraîner une sélection spontanée des magistrats potentiels ». Le tirage au sort n’excluait donc pas toute forme de sélection sur la compétence.

En France, des conseils citoyens désignés par tirage

La désignation des gouvernants par tirage au sort a aussi été pratiquée au Moyen-Âge dans plusieurs cités italiennes et dans des villes d’Espagne [5]. Plus près de nous, le tirage au sort a été réintroduit en Europe et aux États-Unis dans les années 1970 via des jurys citoyens. Ils étaient choisis de manière aléatoire pour émettre un avis sur les politiques publiques, ou pour contribuer à gérer un budget participatif, comme très récemment en Allemagne ou en Espagne. Il est désormais utilisé en France pour désigner les membres des nouveaux « conseils citoyens », mis en place dans les quartiers prioritaires avec la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine de 2014.

Une partie des membres de ces nouveaux conseils citoyens sont choisis parmi les acteurs de la vie du quartier : associations, commerçants, médecins... Les autres participants sont tirés au sort, avec autant de femmes que d’hommes. À la charge des villes de définir les modalités de cette sélection aléatoire. « Les municipalités peuvent choisir de tirer au sort sur les listes électorales, ce qui pose le problème des étrangers extra-européens et des non-inscrits, qui sont éliminés d’office, explique Bénédicte Madelin, de la coordination citoyenne Pas sans nous, qui a accompagné la mise en place de ces conseils. Nous savons pourtant que la mal-inscription sur les listes électorales est un phénomène important dans les quartiers populaires. D’autres villes ont opté pour un tirage au sort à partir de listes croisées, en mélangeant listes électorales, celles des organismes HLM, des abonnés EDF ou à l’eau. »

Quand les tirés au sort s’auto-éliminent

Reste que les habitants sélectionnés ne savent pas forcément qu’un tel conseil citoyen existe, à quoi il sert, quel y serait leur rôle ou l’utilité de s’y rendre. « Certaines villes tirent au sort sur des listes de volontaires. Dans ce cas, les gens savent mieux de quoi il s’agit. Mais en tirant au sort seulement sur des listes de volontaires, le risque est de retrouver encore les militants associatifs. » Dans certaines municipalités, des élus ont fait du porte à porte pour informer sur la mise en place du conseil citoyen et les procédures de tirage. « Ce sont les endroits où la mobilisation a le mieux fonctionné, signale Bénédicte Madelin. Sinon, les gens ne viennent pas. À Marseille, sur 4 000 tirés au sort, seules 80 personnes ont répondu positivement. En général, sur les listes totalement aléatoires, 10% des gens répondent positivement. »

Il est aussi plus difficile de demander à des habitants choisis au hasard de s’impliquer dans des assemblées n’ayant qu’un rôle consultatif. « Normalement, les conseils citoyens ont la compétence de copiloter la politique de la ville et d’évaluer ce qui est fait dans le quartier, précise la responsable associative. Mais il n’y a pas de codécision. Majoritairement, les conseils citoyens sont encore cantonnés à des questions de convivialité. Pour nous, ils ont cependant entrouvert la porte à une nouvelle participation des habitants. Cela peut créer un mouvement. Certains tirés au sort sur listes aléatoires s’impliquent vraiment. » L’engagement serait aussi facilité si la participation était indemnisée. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. « Nous avons réfléchi à une indemnisation des membres, sur un système similaire aux journées de délégation syndicale par exemple. Aujourd’hui, si un membre de conseil citoyen doit faire garder ses enfants, il doit le payer de sa poche. »

En Islande, un Forum pour une nouvelle constitution

L’Islande – qui ne compte toutefois qu’un peu plus de 300 000 habitants – s’est aussi tournée vers le tirage au sort lors d’une grande réforme politique engagée après la crise de 2008. Dès l’année suivante, une assemblée citoyenne de 1 500 personnes, dont 1 200 tirées au sort, s’est mise en place à l’initiative d’associations pour travailler à une réforme de la constitution. L’expérience est renouvelée un an plus tard, avec le soutien de l’État : 950 personnes sont tirées au sort au sein d’un Forum national. Ensuite, les 25 citoyens qui ont réécrit la constitution ont, eux, été élus, mais en tant qu’individus, sans lien à aucun parti ou institution. Leur mission était de finaliser un texte dans le respect des travaux de l’assemblée préalablement tirée au sort.

Résultat : la nouvelle constitution a été approuvée par deux tiers des votants lors d’un référendum consultatif. « Mais elle n’a toujours pas été adoptée à ce jour », regrette Katrín Oddsdóttir, l’un des 25 membres élus du conseil chargé de réécrire la constitution islandaise. De tels processus démocratiques seraient-ils voués à l’échec, faute d’une volonté des partis politiques traditionnels de s’y conformer, même dans un pays à population restreinte ?

Des expérimentations au sein des partis

La méthode est pourtant utilisée au sein même de certains partis. En France, en 2010 pour les cantonales, puis en 2011 pour les législatives, la section messine d’Europe écologie - Les Verts choisit de tirer au sort ses candidats parmi ses listes de militants. La pratique a toutefois créé des tensions avec les instances nationales du parti et ne devrait pas être renouvelée cette année.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, a lui aussi misé sur le tirage au sort pour enrichir son programme. « Nous ne pouvions pas nous permettre d’organiser un processus arithmétique de représentation par l’intermédiaire de délégués. Ce n’était pas la vocation des gens qui s’étaient engagés dans le mouvement, rapporte Charlotte Girard, coordinatrice du programme. Nous ne voulions pas d’un système rigide, ni nous retrouver dans une captation des groupes d’appui locaux par une orientation politique. »

Une technique pour rebattre les cartes

La convention de la France insoumise s’est déroulée sur deux jours, en octobre dernier. Le tirage au sort s’est déroulé trois semaines avant, en deux étapes, pour faire face aux éventuels désistements. Finalement, 600 militants du mouvement ont été choisis au hasard, soit les deux tiers des membres de la convention, avec une obligation de parité. Le dernier tiers était constitué de représentants des luttes et des organisations membres.

Plus de jeunes, plus de diversité sociale, la pratique du tirage au sort aurait eu un effet radical sur la composition de la convention, assure Charlotte Girard. « Beaucoup de jeunes, à partir de 16 ans, étaient présents. Avec un système classique de délégués, nous ne les aurions pas vus. Nous nous sommes rendu compte que cela permettait à des gens d’être là, qui autrement ne se seraient jamais retrouvés au sein d’une convention de parti. Et les participants étaient très engagés. »

Le tirage au sort contre la délibération politique ?

La France insoumise compte maintenir la pratique du tirage au sort dans son fonctionnement. Le comité national censé étudier les candidatures aux élections législatives sera en partie composé selon cette technique. La France insoumise voit-elle dans le hasard un outil à utiliser à grande échelle ? « Nous ne sommes pas pour le tirage au sort tout le temps, répond Charlotte Girard. Les offres politiques construites sont aussi nécessaires. Mais pour l’assemblée constituante, nous avons imaginé un système de panachage, avec une partie des membres tiré au sort, et une partie élue. Tout en laissant aux électeurs la responsabilité d’un recours plus ou moins important au tirage au sort, en donnant leur voix soit à une orientation politique affirmée, soit à la catégorie des "tirés au sort". »

Mais le tirage au sort suscite aussi des critiques. Pour le philosophe Daniel Bensaïd, celui-ci ne peut remplacer l’élaboration d’un véritable projet politique [6] : « Le remplacement pur et simple de la représentation par le tirage au sort signifie non seulement l’abolition de l’État, mais de la politique en tant que délibération d’où peuvent surgir des propositions et des projets à accomplir » [7]. Pour lui, « la délégation et la représentation sont inévitables. C’est vrai dans une cité, c’est vrai dans une grève, c’est vrai dans un parti. Plutôt que de nier le problème, mieux vaut donc le prendre à bras-le-corps et chercher les modes de représentation garantissant le meilleur contrôle des mandants sur les mandataires et limitant la professionnalisation du pouvoir. »

S’attaquer aux causes de la non-représentation

Le dispositif du tirage au sort n’est d’ailleurs pas forcément apprécié par ceux qui auraient peut-être le plus à y gagner, telles les populations – femmes, personnes victimes du racisme, milieux populaires – sous-représentées dans les instances politiques élues. « Nous réfléchissons à la représentation des femmes dans les assemblées politiques. À ce titre, le tirage au sort peut être perçu comme un dispositif plus juste et moins discriminant que l’élection. Mais cela ne constitue pas une solution au problème culturel de fond qui fait qu’il y a si peu de femmes élues aux postes de pouvoir, estime Marie Allibert, porte-parole d’Osez le féminisme. Pourquoi le paysage politique est-il presque sans femmes ? Le tirage au sort ne s’attaque pas aux causes de la non-représentation des femmes. »

« Il existe de meilleures solutions que le tirage au sort pour une meilleure représentation de la population », estime pour sa part Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires. Il milite pour l’instauration de statistiques ethniques afin, notamment, de mieux mesurer les discriminations. « Mettre en place, par exemple, des règles de parité pour la population dans toute sa diversité, c’est à dire des quotas dans les listes et dans les postes politiques », propose-t-il. « Le vote obligatoire, avec une reconnaissance du vote blanc, serait aussi un autre outil. Quantités de gens qui ne votent pas iraient alors voter, et pour des gens qui les représentent mieux. Cela permettrait de faire évoluer le corps électoral. » Et par conséquent le corps des élus ? Le débat est ouvert.

Notes

[1] Voir par exemple ici et sur Reflets.

[2] Voir ici.

[3] Voir Yves Sintomer, Petite histoire de l’expérimentation démocratique, La découverte, 2011, pages 104-110.

[4] Bernard Manin, Principes du Gouvernement Représentatif, Calmann-Lévy, 1995, p 25.

[5] Voir Yves Sintomer, Petite histoire de l’expérimentation démocratique, chapitre 2.

[6] Membre historique et théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) puis du NPA, Daniel Bensaïd est décédé le 12 janvier 2010.

[7] Citation tirée de l’ouvrage Démocratie, dans quel état ?, La Fabrique, 2009.

·        RÉAGIR À CET ARTICLE

·        VOIR LES COMMENTAIRES (10)

 

Cet article vous a intéressé Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

Posté par Michel Peyret à 05:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Wikipedia, l'histoire de l'Inde est particulièrement riche

« Les Français, indique l'article de Wikipedia, s'installent dans le pays plus tardivement que les Anglais et les Hollandais. Après avoir conclu un accord avec le souverain musulman de Bijapur, ils créent un comptoir commercial et un fort à Pondichéry. Leurs principaux rivaux commerciaux sont alors les Hollandais ; En 1757, les troupes de la Compagnie anglaise des Indes orientales prennent le contrôle du Bengale dont ils pillent le trésor. Les Britanniques monopolisent le commerce. Les artisans bengalis sont obligatoirement rattachés aux manufactures de la Compagnie, et doivent remettre la production à des prix minimum. Parallèlement, les impôts augmentent fortement. On peut imputer à ce système la famine de 1769-1770, durant laquelle auraient péri de 7 à 10 millions de Bengalis. Les Britanniques accroissent ensuite leur influence jusqu'à contrôler, vers 1850, la majeure partie du territoire de l'Inde actuelle, le Pakistan et le Bangladesh... »

Reprenons loa lecture de l'aticle de Wikipedia...

Michel Peyret


Histoire de l'Inde

L'histoire de l'Inde est particulièrement riche et se divise en trois grandes ères :

Des origines à l'Empire moghol (dynasties musulmanes venues de Perse et d'Afghanistan), dominant jusqu'au milieu du XVIIIe siècle.

La période coloniale britannique (1750-1947), l'Empire britannique des Indes comprenant alors le Bangladesh et le Pakistan actuels,

Depuis l'indépendance de l'Inde (1947-).

Depuis 1947, l'histoire de l'Inde est dominée par des conflits répétés avec le Pakistan (les trois guerres indo-pakistanaises de 1947-1949, 1965 et 1971), par la domination intérieure du Parti du Congrès (ancien parti de Nehru et Gandhi), et par des tensions religieuses récurrentes entre hindous et musulmans (émeutes de 1992 et de 2002).

Du IIe millénaire av. J.-C. au Moyen Âge

Civilisation de la vallée de l'Indus

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/53/Civilizacion_de_l%27Indus.png/220px-Civilizacion_de_l%27Indus.png

Extension de la civilisation de la vallée de l'Indus (en rose) à partir des zones d'apparition de l'agriculture dans la region (en rouge).

Article détaillé : civilisation de la vallée de l'Indus.

L'Inde connaît une civilisation continue depuis xvie siècle av. J.-C., depuis que les habitants de la vallée de l'Indus ont développé une culture urbaine fondée sur l'agriculture et le commerce par mer et peut-être par terre avec la Mésopotamie.

Civilisation védique

Articles détaillés : Période védique et Théorie de l'invasion aryenne.

Cette période est particulièrement mal connue et reste sujette à débats. Durant le IIe millénaire av. J.-C., il est probable1 que des tribus de pasteurs parlant une langue indo-européenne envahissent le sous-continent à partir du nord-ouest. En s'installant dans la vallée gangétique, elles assimileraient les cultures précédentes. Cette hypothèse est confirmée par les études génétiques les plus récentes (2017)2,3

C'est durant cette période de l'histoire de l'Inde que les textes hindouistes canoniques, tels que les quatre védas, les Brāhmaṇas, les Āraṇyaka et les Upaniṣad sont composés en sanskrit védique, une forme du sanskrit. La culture associée à cette période, parfois désignée comme la civilisation védique, se développe au nord et au nord-ouest du sous-continent indien.

La civilisation indienne classique est ainsi fédérée par l’usage du sanskrit qui détermine une aire spatiale et temporelle où l’on emploie le sanskrit comme langue de culture4.

Antiquité et Moyen Âge indien

Article détaillé : Antiquité et Moyen Âge indien.

La fin de la période védique est caractérisée par le renouvellement de la mythologie. La divinité est maintenant adorée sous des formes diverses selon les deux grandes écoles de l'hindouisme : le shivaïsme et le vishnouisme5. L'apparition du bouddhisme au VIe siècle avant l'ère chrétienne introduit en Inde une religion de délivrance et de charité. La prédication de Bouddha peut se développer sans rencontrer de trop fortes résistances dans une société où l'emprise du brahmanisme n'est pas encore aussi étendu ni le système des castes aussi rigide qu'il le deviendra par la suite6. Contemporain du bouddhisme par son fondateur historique, le Mahâvîra, le jaïnisme implique comme celui-ci le rejet du système des castes et de la domination des Brahmanes.

Politiquement, au cours du iiie siècle av. J.C., le royaume de Magadha annexe ou réduit d'autres États pour émerger comme entité principale parmi les différents royaumes qui occupent l'espace de l'Inde ancienne. Il est également le berceau de l'Empire Maurya (321 à 185 av. J.-C.) qui parvient à contrôler la totalité du sous-continent à l'exception de l'extrême sud, tout en laissant de grandes zones autonomes. Les rois maurya sont connus pour la construction de leur empire et pour leur gestion de la vie publique, notamment Ashoka qui renonce au militarisme et propage le dharma bouddhique7.

La conquête d'Alexandre le Grand (franchissement de l'Indus en 306) introduit dans l'histoire indienne la première donnée chronologique sûre par référence à l'historique grecque. Dans le morcellement territorial qui fait suite à la mort d'Ashoka, les royaumes indo-grecs qui dominent le Pendjab et le Saurashtra maintiennent le lien entre la Méditerranée et le monde indien. Le sanskrit devient la langue officielle des États indiens avec le prâkrit.

Parmi les diverses invasions du début de l'ère chrétienne, une réussit et crée l'Empire kouchan, un vaste État qui s'étend du Tadjikistan à la mer Caspienne et à l’Afghanistan et, vers le sud, à la vallée du Gange. À son apogée, sous le règne de Kanishka se crée une première route de la soie entre l'Empire des Han et la Méditerranée romaine. Kanishka est également un protecteur du bouddhisme et la disposition géographique de son empire permet le passage du bouddhisme mahāyāna « grand véhicule » en pays chinois.

La carte politique de l'Inde antique et médiévale est composée de royaumes innombrables aux frontières fluctuantes. Aux ive et ve siècles, le nord de l'Inde est unifié sous la dynastie des Gupta. Cette période est considérée en Inde comme un âge d'or, la civilisation hindoue ayant atteint un apogée inconnu jusqu'alors. Considéré comme un Empire en raison de son étendue et de sa puissance, l'Empire des Gupta s'avère peu centralisé. Du point de vue religieux, l'époque est marquée par la cohabitation du brahmanisme qui se transforme en hindouisme et du bouddhisme, ce dernier connaissant alors son dernier éclat en Inde, avant de connaître un reflux face au premier. On ignore si l'Empire Gupta succombe sous les coups des Huns ou du fait de forces internes de dislocation8.

L'idée d'un Moyen Âge indien succèdant à l'Antiquité est essentiellement un décalque superficiel de l'histoire occidentale appliquée à l'inde9.

Période indo-musulmane et affirmation de l'hindouisme

Conquête musulmane

Article détaillé : Conquête musulmane de l'Inde.

La conquête musulmane débute en 712 avec la prise du Sind par Muhammad ibn al-Qasim qui l'établit comme sa base stratégique10. Toute la région inférieure de l'indus est livrée aux pillages et aux massacres. Après les violences initiales et les conversions forcées à l'islam sous menace de mort, les hindous obtiennent la liberté de pratiquer leur religion en payant la taxe nommée jizya11.

La poursuite de l'invasion dans le Nord de l'Inde échoue pendant trois siècles face aux troupes des rois hindous10. Les royaumes hindous de la plaine gangétique sont morcellés. Deux pays apparaissent dans l'histoire vers le VII-VIIIe siècles : le Népal et le Cachemire. Le Dekkan demeure hors d'atteinte des expéditions musulmanes. La dynastie Chalukyarègne sur une grande partie de l'Inde du Sud et centrale entre le VIe et le XIIe siècle. Le Sud dravidien est tout aussi morcellé que les pays du Nord.

D'un point de vue culturel, il n'existe aucune coupure entre la civilisation de l'Antiquité et celle dénommée pour des raisons pratiques Moyen Âge. On observe seulement une transformation progressive de l'art, de la pensée et de la vie religieuse12.

Sultanat de Delhi

Article détaillé : Sultanat de Delhi.

Aux xe et xie siècles, des Turcs et des Afghans envahissent l'Inde et établissent des sultanats. Du xie siècle au xve siècle, l'Inde du Nord est dominée par les sultans turco-afghans (sultanat de Delhi), et l'Inde méridionale par les dynasties hindoues Chola et du Vijayanagar. Durant cette période, les deux mondes - l'hindou dominant et le musulmanconquérant - se mélangent et connaissent des influences culturelles croisées.

Dans la majeure partie de l'Inde, l'hindouisme élimine peu à peu les communautés bouddhistes et jaïnistes qui avaient longtemps bénéficié de la faveur des souverains sans pour autant parvenir à gagner un enracinement suffisant dans la foi et les pratiques populaires. Le jaïnisme se maintient principalement au Gujarat. Le bouddhisme se restreint à Ceylan et aux hautes régions de civilisation tibétaine. L'hindouisme prend un aspect beaucoup plus mystique désigné sous le terme de bhakti ce qui rend les cultes religieux beaucoup plus accessibles à la masse des fidèles. Se développent les cultes de Krishna et de Radha13.

L'Empire moghol

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/20/India_-_Emp%C3%A8ri_Mog%C3%B2l_au_s%C3%A8gle_XVII.png/220px-India_-_Emp%C3%A8ri_Mog%C3%B2l_au_s%C3%A8gle_XVII.png

Extension de l'Empire Moghol durant le règne d'Akbar (vert foncé) et conquêtes durant le règne d'Aurangzeb (vert intermédiaire). En vert clair, l'état du Gondwana tributaire de l'Empire.

Article détaillé : Empire moghol.

Cet empire est fondé en Inde par Babur, le descendant de Tamerlan, en 1526, lorsqu'il défait Ibrahim Lodi, le dernier sultan de Delhi à la bataille de Pânipat.

La période marathe

Article détaillé : Empire marathe.

Comme son nom l'indique, l'Empire marathe, sursaut hindouiste contre le pouvoir des Moghols, trouve son origine dans la région qui forme maintenant l'État du Maharashtra. Au xviie siècle, Shivaji dirige une rébellion contre l'empire Moghol. Sous son règne et sous celui de son fils Sambhaji, le territoire marathe s'étend sur la vallée du Gange et une grande partie de l'Inde centrale. Après la mort de Shivaji, Aurangzeb marche sur le Dekkan avec l'intention d'en finir avec l'Empire marathe. Neuf années de guerre s'ensuivent qui s'achèvent par la capture de Sambhaji et sa mise à mort. Son frère cadet, Rajaram, lui succède et cherche à venger la mort de son aîné durant les dix années qui suivirent, jusqu'à sa propre mort. Sa veuve déplace la capitale de l'empire à Kolhapur et continue son combat.

La période coloniale britannique (c.a. 1750-1947)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/13/India_shepherd_1923.jpg/200px-India_shepherd_1923.jpg

The Historical Atlas by William R. Shepherd, 1923

Voir articles détaillés : Domination de la Compagnie britannique des Indes orientales en IndeRaj britannique et Mouvement pour l'indépendance de l'Inde.

L'administration par la Compagnie anglaise des Indes orientales (1600-1857)

Le premier avant-poste anglais en Asie du Sud est établi en 1619 à Surat sur la côte du nord-ouest de l'Inde. Plus tard au cours du même siècle, la Compagnie anglaise des Indes orientales ouvre des comptoirs de commerce permanents à MadrasBombay et Calcutta, sous la protection des dirigeants indigènes.

L'anarchie qui se développe au XVIIe siècle a pour conséquence que les autorités locales ne sont plus capables d'assurer la sécurité des comptoirs et les marchands obtiennent le droit de fortifier ceux-ci. Les maisons de commerce deviennent ainsi des forteresses qui échappent de fait à la souveraineté des autorités indiennes14. A la faveur de l'insécurité croissante qui accompagne les guerres d'Aurangzeb, les gouverneurs de la Compagnie anglaise commencent à envisager une extension des possessions anglaises dans le pays selon l'exemple des Hollandais à Batavia15.

Les Français s'installent dans le pays plus tardivement que les Anglais et les Hollandais. Après avoir conclu un accord avec le souverain musulman de Bijapur, ils créent un comptoir commercial et un fort à Pondichéry. Leurs principaux rivaux commerciaux sont alors les Hollandais16.

En 1757, les troupes de la Compagnie anglaise des Indes orientales prennent le contrôle du Bengale dont ils pillent le trésor. Les Britanniques monopolisent le commerce. Les artisans bengalis sont obligatoirement rattachés aux manufactures de la Compagnie, et doivent remettre la production à des prix minimum. Parallèlement, les impôts augmentent fortement. On peut imputer à ce système la famine de 1769-1770, durant laquelle auraient péri de 7 à 10 millions de Bengalis.

Les Britanniques accroissent ensuite leur influence jusqu'à contrôler, vers 1850, la majeure partie du territoire de l'Inde actuelle, le Pakistan et le Bangladesh. La pénétration britannique, qui commence en 1765 au Bengale, est toutefois lente et progressive. Des États musulmans demeurent en place pendant longtemps (Muhammad Bahâdur Shâh, l'empereur moghol, à New Delhi, reste en place jusqu'à la révolte des Cipayes en 1857-58 — il reste nominalement le souverain de l'Inde 17; le Nawab d'Arcot (en) et l'Awadhgardent leur autonomie jusqu'au milieu du xixe siècle ; HyderâbâdBhopalRampurBahawâlpur demeurent en place jusqu'en 194717).

Le Royaume-Uni n'interfère guère dans la sphère religieuse17. Toutefois, en 1772, il remplace le système des qadis, les juges musulmans, par des tribunaux généralement présidés par des Britanniques17. Jusqu'en 1864, il reste assisté par un mufti qui l'informe du droit musulman17. De plus, le droit pénal musulman reste appliqué à tous, en tant que droit du lieu, pendant une soixantaine d'années 17, bien qu'il soit réformé dans les aires d'influence britanniques18. Les Britanniques recréent alors, à Madras et à Calcutta, à la fin du xviiie siècle, les madrasas, écoles juridico-religieuses musulmanes, qui n'existaient plus depuis le xve siècle17. Ils avaient en effet besoin de former le personnel administratif et judiciaire pour appliquer le droit musulman en vigueur17. Pour ce qui concerne le statut personnel, on applique aux hindous le droit hindou.

Après l'éclatement de l'empire moghol, en 1707, qui se fragmente sous les invasions musulmanes (Iraniens et Afghans) et hindoues (Marathes), on assiste, pendant le xviiie et xixe siècles, à une période d'expansion économique et de renouveau du soufisme ainsi que de la pensée politique et juridique17. L'ijtihâd (interprétation) est rouvert17, avec un intérêt marqué pour Gazâlî (xie siècle) et Ibn Tamiyya (xiiie siècle)17, apparenté à l'école juridique hanbalite. Les échanges avec La Mecque et les écoles du Yémen se multiplient ; Shah Waliullah ad-Dehlawi, réformateur religieux, est l'un des nombreux pèlerins-étudiants à faire le hajj17. Un tournant important a lieu en 1808, avec l'importation du néowahhabisme[Par qui ?][réf. nécessaire] et l'intérêt nouveau des oulémas pour les basses castes, celles-ci étaient jusqu'alors l'objet de l'attention des fakirs appartenant à des confréries soufies hétérodoxes17.

L'Empire britannique des Indes (1858-1947)

À la suite d'une rébellion, en 1857, menée par des soldats indiens révoltés, en Inde du Nord, le Parlement britannique transfère le pouvoir politique de la Compagnie des Indes orientales à la couronne. Dorénavant, le Royaume-Uni administre directement la majeure partie de l'Inde, tout en contrôlant le reste par des traités signés avec les dirigeants locaux. La production de thé est développée, et sa consommation privilégiée par rapport à celle du café. La terrible Famine en Inde de 1866 décime près d'un million de personnes.

Vers la fin du xixe siècle, des premières mesures d'autonomie sont prises concernant l'Inde britannique avec la nomination des conseillers indiens auprès du vice-roi britannique et l'établissement des conseils provinciaux comprenant des membres indiens ; les Britanniques élargissent ensuite la participation aux conseils législatifs. À partir de 1920Mohandas K. Gandhi transforme le Parti du Congrès (Indian National Congress) en un mouvement de masse combattant la domination coloniale britannique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes de l'Indian Army participent à toutes les phases du conflit sous la bannière britannique. Un chef nationaliste, Subhash Chandra Bose, en désaccord avec Gandhi et partisan de la lutte armée contre les britanniques, obtient le soutien de l'Allemagne nazie, puis de l'Empire du Japon. Il fonde à Singapour avec l'aide des Japonais le Gouvernement provisoire de l'Inde libre. Ses troupes, l'Armée nationale indienne, participent en 1944 à l'Opération U-Go, offensive menée en Inde par les Japonais, qui se solde par un échec.

Après la guerre, le mouvement de Gandhi réussit à obtenir l'indépendance en utilisant comme armes la non-violence et les campagnes de désobéissance civile.

L'Inde indépendante (1947)

La Partition et les premières années

Article détaillé : Partition des Indes.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cd/Partition_of_India_1947_fr.svg/340px-Partition_of_India_1947_fr.svg.png

Partition de l'Inde.

Les 14 et 15 août 1947, l'Empire britannique des Indes est divisé en deux dominions indépendants : l'Union indienne et le Pakistan. Cette partition, qui fait suite aux tensions communautaires et à la campagne de la Ligue musulmanepour un État musulman, est finalement acceptée par le Congrès national indien en dépit de l'opposition de Gandhi. Elle entraîne le déplacement de 12 millions de personnes, dont des hindous et des sikhs qui se retrouvent en territoire pakistanais et rejoignent le territoire de l'Union indienne. De même, des musulmans demeurant en Inde rejoignent le Pakistan nouvellement créé. Les violences entre communautés accompagnent ces déplacements et font plusieurs centaines de milliers de morts au Pendjab et au Bengale, les deux provinces divisées par la Partition. Les massacres cessent en septembre, grâce aux efforts du Mahatma Gandhi qui se lance dans une grève de la faim à Calcutta.

Les accords menant à l'Indépendance prévoient d'attribuer les provinces de l'Empire des Indes entre l'Inde et le Pakistan (seuls le Pendjab et le Bengale sont divisés) et laissent aux États princiers le choix de devenir indépendant ou de rejoindre l'un des deux dominions. Sous l'égide de Sardar Vallabhbhai Patel, le nouveau gouvernement indien s'emploie à convaincre les princes des États situés sur son territoire de rejoindre l'Union indienne. Ces négociations sont fructueuses, à l'exception de trois États:

-le Junagadh, dont la population est majoritairement hindoue mais le prince musulman, décide de rejoindre le Pakistan alors que son territoire est entièrement enclavé dans celui de l'Union indienne. Après un plébiscite en décembre 1947, l'État rejoint finalement l'Inde.

-l'État princier d'Hyderabad, situé en plein cœur de l'Inde, est intégré de force à l'Union indienne par l'intervention de l'armée en septembre 1948, Opération Polo.

-l'État du Cachemire, dans le nord, devient la cause de la première guerre indo-pakistanaise entre 1947 et 1949. Celle-ci fait suite à l'invasion du Cachemire par des troupes tribales venues du Pakistan ayant poussé le maharaja hindou de cet État majoritairement musulman à solliciter l'aide militaire de l'Inde en échange de son intégration. Finalement, un cessez-le-feu proposé par les Nations unies est accepté, laissant à l'Inde le contrôle des deux-tiers du territoire de l'État. Cependant le référendum prévu par le cessez-le-feu n'a toujours pas eu lieu et le Cachemire reste aujourd'hui le principal sujet de discorde entre l'Inde et le Pakistan.

Dans les années qui suivent, l'Inde accueille plus d'un million de réfugiés fuyant les violences communautaires du Pakistan oriental. À la suite de cet épisode, Jawaharlal Nehruet Liaquat Ali Khan, les Premiers ministres de l'Inde et du Pakistan, signent un pacte par lequel les deux nations s'engagent à protéger leurs minorités respectives.

Le 26 novembre 1949, l'Assemblée constituante adopte le projet de Constitution rédigée sous l'égide de B. R. Ambedkar : l'Inde devient alors une république démocratique et fédérale. La Constitution, composée de 395 articles, entre en vigueur le 26 janvier 1950 et Rajendra Prasad est élu premier Président de l'Inde. Malgré le caractère fédéral du régime, le pouvoir est relativement centralisé : le gouvernement de New Delhi détient tous les pouvoirs en matière de défenses, relations extérieures, communication, monnaie et développement économique et il peut, en cas d’urgence, suspendre le gouvernement d’un État (president’s rule). Le chef de l'État est le président, élu pour cinq ans par les parlements régionaux et le Parlement central. Il nomme le Premier ministre, qui est le chef de la majorité parlementaire, puis sur son conseil, les autres membres du gouvernement qui exerce le pouvoir exécutif. Le Parlement central est composé de deux chambres : la Chambre du Peuple (Lok Sabha) et la Chambre des États (Rajya Sabha). Les députés de la Lok Sabha sont élus au suffrage universel pour cinq ans ; ils peuvent censurer le gouvernement et le faire tomber en lui refusant leur confiance. Les membres de la Rajya Sabha sont élus pour six ans par les assemblées des États.

Nehru au pouvoir (1950-1964)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Jawaharlal_Nehru_1949.jpg

NehruPremier ministre (1947-64)

Les premières élections de la nouvelle république ont lieu en 1952. Le Congrès national indien, fer de lance du mouvement pour l'indépendance, remporte une large victoire. Le pandit Jawaharlal Nehru est reconduit au poste de Premier ministre de l'Inde. Il est réélu en 1957 et 1962.

De nombreuses réformes sont mises en place par Nehru, notamment la création du Code civil hindou, reconnaissant plus de droits aux femmes, la promotion de l'éducation primaire, la création des Instituts indiens de technologie. Nehru est partisan d'une économie socialiste et l'industrialisation est encouragée par des plans quinquennaux. Les industries de l'acier, de l'aviation, des mines, des chantiers navals, de l'électricité sont nationalisés. Un salaire minimum est introduit pour les ouvriers, les paysans sont exonérés d'impôts et une importante réforme agraire est mise en place. De grands travaux sont lancés : barrages, routes, canaux d'irrigation, centrales électriques...

En 1956 est adopté le States Reorganisation Act qui pose les bases de la réorganisation des États indiens en fonction des frontières linguistiques. Le Kerala (malayalam) et l'Andhra Pradesh (telougou) sont détachés de la province de Madras (tamoul). En 1960, le Gujarat et le Maharashtra sont créés à partir de l'ancienne province de Bombay. Les zones hindiphones du Pendjab sont détachés en 1966.

Sur le plan de la politique étrangère, Nehru est à l'origine du mouvement des non-alignés. Il tente de maintenir des relations équilibrés entre l'Union soviétique et les États-Unis et encourage l'implication de la Chine communiste sur la scène internationale. Il s'oppose à l'intervention de la France, du Royaume-Uni et d'Israël contre l'Égypte de Nasser sur la question du Canal de Suez. Il visite le Pakistan en 1953, mais la question du Cachemire empêche les relations entre les deux pays de se normaliser. En 1960, l'Inde envahit la colonie portugaise de Goa. En 1962, la Chine traverse la frontière indienne dans les territoires de l'Himalaya. La courte guerre sino-indienne est un échec cuisant pour l'armée indienne qui affecte grandement Nehru.

Jawaharlal Nehru meurt le 27 mai 1964.

La dynastie des Nehrus: Indira et Rajiv Gandhi (1964-1989)

Après la mort de Nehru, Lal Bahadur Shastri lui succède comme Premier ministre. Une seconde guerre indo-pakistanaise a lieu en 1965 à propos du Cachemire. Shastri meurt en 1966 et il est remplacé par la fille de Nehru, Indira Gandhi.

Indira Gandhi (1966-1977)https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/19/Indira_Gandhi_1966.jpg/150px-Indira_Gandhi_1966.jpg

Indira GandhiPremière ministre (1966-77 et 1980-84)

Indira Gandhi gagne une majorité réduite pour le Congrès aux élections de 1967. Elle doit affronter l'opposition de l'aile droite de son parti, emmené par le vice-premier ministre Morarji Desai. Elle adopte un programme socialiste afin de regagner en popularité : elle met fin aux privilèges des anciens princes, nationalise les banques. Lorsque le Congrès décide de l'exclure en 1969, elle fait scission et recrée son propre Congrès, le Congrès (R) pour Ruling, reconnu comme le parti légitime par la Commission électorale indienne.

Après une nouvelle guerre indo-pakistanaise, durant laquelle l'Inde soutient avec succès l'indépendance du Bangladesh, Indira Gandhi est massivement réélue lors des élections de 1971. En 1974, l'Inde teste sa première bombe atomique. Le gouvernement soutient la Révolution verte qui, alors que la population indienne dépasse les 500 millions de personnes dans les années 1970, permet à l'Inde de devenir auto-suffisante sur le plan alimentaire.

En 1975, devenue impopulaire en raison de la situation économique et prise dans une affaire de fraude électorale, Indira Gandhi proclame l'état d'urgence : les libertés publiques sont suspendues, les opposants politiques emprisonnés. La fin de l'agitation politique et la répression permettent au gouvernement d'adopter un plan économique de stimulation de la production industrielle et agricole. Mais les abus sont nombreux : des personnes sont stérilisées de force, les arrestations sont arbitraires, des prisonniers sont torturés...

En janvier 1977, Indira Gandhi convoque de nouvelles élections et relâche les prisonniers politiques. L'opposition s'unit et forme le Janata Party et, en mars, le Congrès est sévèrement défait. Pour la première fois, un non congressiste, Morarji Desai, devient Premier ministre.

L'interlude du Janata (1977-1980

Le gouvernement issu du Janata Party met fin à l'état d'urgence et à la censure de la presse et revient sur les mesures controversées prises par le gouvernement d'Indira Gandhi. La Constitution est modifiée pour rendre plus difficile le recours à l'état d'urgence et assurer l'indépendance de la justice. Le nouveau gouvernement pousse les États encore contrôlés par le Congrès (R) à convoquer de nouvelles élections : le Congrès est battu partout et le Janata Party prend le pouvoir dans sept États supplémentaires.

L'Inde se rapproche de la Chine et le ministre des affaires étrangères Atal Bihari Vajpayee se rend à Pékin en 1979Jimmy Carter devient le premier président des États-Unis à se rendre en Inde. Cependant, le gouvernement du Janata refuse toujours de signer le traité de non-prolifération nucléaire.

Sur le plan économique, le gouvernement rencontre des difficultés : si une ouverture de l'économie vers les investissements étrangers s'amorce, le chômage et la pauvreté restent importants.

Les procès intentés contre les responsables de l'état d'urgence, dont Indira et Sanjay Gandhi eux-mêmes sont infructueux et donnent l'impression d'un acharnement judiciaire. L'union entre les membres du Janata, issus d'idéologies politiques très différentes, se fissure rapidement. En 1979, Desai est obligé de démissionner et il est remplacé par Charan Singh. Mais celui-ci ne dispose plus de la majorité à la Lok Sabha et, après le refus du Congrès de négocier une participation au gouvernement, de nouvelles élections sont convoquées en 1980.

Le retour du Congrès : Indira et Rajiv Gandhi (1980-1989)

En janvier 1980, le Congrès national indien remporte les élections et Indira Gandhi redevient Première ministre. Cependant, le gouvernement est contraint de s'occuper de tensions dans l'Assam et au Pendjab. Dans cet État, des militants du Khalistan réclament la création d'un État sikh. Réfugiés avec des armes dans le Temple d'Or d'Amritsar, le lieu le plus saint du sikhisme, ils sont délogés par l'Opération Bluestar ordonnée par Indira Gandhi et qui fait de nombreuses victimes. En 1984, un des gardes du corps sikhd'Indira Gandhi l'assassine, ce qui provoque d'importantes violences communautaires qui causent la mort de près de 3000 personnes.

Rajiv Gandhi, le fils ainé d'Indira, lui succède comme Premier ministre. Il remporte en 1984 la plus large victoire électorale du Congrès, avec 415 sièges sur 545. Rajiv Gandhi entreprend de libéraliser l'économie indienne. Il favorise la recherche et encourage l'industrie des télécommunications et lance un programme spatial. En 1987, il signe un accord avec le gouvernement du Sri Lanka : l'armée indienne intervient pour désarmer la rébellion tamoule sur l'île. Cependant, les troupes indiennes sont accusées d'exactions sur les civils. Par ailleurs, sa politique économique provoque le mécontentement d'une partie de la population qui n'en profite pas, alors que le chômage reste élevé. En 1989, le scandale Bofors éclate, révélant la corruption au plus haut niveau du gouvernement.

La fin de l'hégémonie du Congrès (1989-)

Le Janata Dal (1989-1991)

En 1989, le Congrès de Rajiv Gandhi arrive en tête aux élections mais reste très loin de la majorité absolue. V. P. Singh devient alors Premier ministre et parvient à construire une majorité avec le Janata Dal et le soutien extérieur du Bharatiya Janata Party et des partis de gauche. Singh rend visite au Temple d'Or et commence à mettre en œuvre le rapport Mandal sur l'attributions de quotas aux basses castes. Ces quotas, controversés, font chuter le gouvernement et Singh est remplacé par Chandra Shekhar qui obtient le soutien du Congrès pour gouverner. Mais ce soutien ne dure pas et de nouvelles élections sont convoquées pour 1991.

L'ère des coalitions (1991-)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/89/Gandhisonia05052007.jpg/150px-Gandhisonia05052007.jpg

Sonia Gandhi, présidente du Congrès et leader de l'UPA

Pendant la campagne électorale de 1991, Rajiv Gandhi est assassiné lors d'un attentat suicide organisé par les Tigres tamouls. Le Congrès remporte 244 sièges et met en place une coalition : P. V. Narasimha Rao devient Premier ministre. Sous son mandat, la libéralisation économique s'accélère, sous l'égide notamment du ministre des finances Manmohan Singh. Le paysage politique indien évolue également et les partis régionaux ou de caste prennent de plus en plus d'importance. Les tensions communautaires sont relancées en 1992 par la démolition de la mosquée d'Ayodhya par un groupe de fanatiques hindous soutenus par le Bharatiya Janata Party. Dans les derniers mois de son mandat, le gouvernement Rao est affaibli par plusieurs scandales de corruption et le Congrès perd lourdement les élections de 1996.

Le Bharatiya Janata Party (BJP) devient le principal parti politique de la Lok Sabha, mais son leader Atal Bihari Vajpayee ne parvient pas à rester Premier ministre plus de 13 jours, faute de majorité. Comme les partis souhaitent éviter de nouvelles élections, un Front Uni est constitué regroupant 14 partis politiques dirigé par le Janata DalH.D. Deve Gowda devient Premier ministre mais doit démissionner moins d'un an plus tard, ayant perdu le soutien du Congrès. Inder Kumar Gujral le remplace pour un Front Uni élargi à 16 partis mais, en novembre 1997, le Congrès retire à nouveau son soutien et de nouvelles élections ont lieu début 1998.

Après les élections, Atal Bihari Vajpayee redevient Premier ministre d'un gouvernement dirigé par le BJP. Il conduit de nouveaux essais nucléaires souterrains, ce qui provoque des sanctions économiques de la part des États-Unis et du Japon. En avril 1999, la coalition du BJP se divise et Vajpayee convoque de nouvelles élections à l'issue desquelles il crée l'Alliance démocratique nationale (NDA) autour de son parti. Le gouvernement de la NDA dure cinq ans durant lesquels il doit affronter une recrudescence du terrorisme et des scandales liés à ses liens avec des intégristes hindous.

En 2004, à la surprise générale, le Congrès, présidé désormais par Sonia Gandhi, la veuve de Rajiv, arrive en tête. En raison d'une polémique autour de son origine italienne (bien qu'elle soit citoyenne indienne), elle renonce à devenir Premier ministre et pousse Manmohan Singh à accepter le poste. Il dirige un gouvernement de coalition de centre-gauche appelé l'Alliance progressiste unie (UPA). En 2009, l'UPA remporte à nouveau les élections et accroit sa majorité à la Lok Sabha mais en 2014, le BJP mené par Narendra Modi remporte les élections législatives.

L'Inde dans les relations internationales depuis 1947 

-1947-1949 : Première guerre indo-pakistanaise à propos du Cachemire.

-1955 : Conférence de Bandung, création du mouvement des non-alignés

-1962 : Guerre sino-indienne, défaite de l'Inde à propos des frontières de l'Himalaya

-1965 : Deuxième guerre indo-pakistanaise à propos du Cachemire.

-Décembre 1971 : Troisième guerre indo-pakistanaise ; le Pakistan Oriental devient le Bangladesh avec l'aide militaire de l'Inde.

-18 mai 1974 : Essai nucléaire indien au Rajahstan.

-Octobre 1975 : Incidents frontaliers avec la Chine.

-1987-1990 : Intervention de l'armée indienne contre les séparatistes tamouls au Sri Lanka, qui se solde par un échec et un retrait en 1990

-1988 : Intervention armée de l'Inde aux Iles Maldives pour empêcher un coup d'État

- : Une résolution des deux chambres du parlement indien refuse de l'autonomie de l'État du Jammu-et-Cachemire.

-1997 : Affrontements entre troupes indiennes et pakistanaises, en août, à la frontière du Jammu-et-Cachemire dans la région de Kargil.

-Mai 1998 : L'Inde et le Pakistan se dotent successivement de l'arme nucléaire à la suite d'essais nucléaires souterrains.

Source : « Inde-Pakistan : de la crise au dialogue ? » Rapport d'information du Sénat fait au nom de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la suite d'une mission effectuée du 3 au 10 mars 2002 en Inde et au Pakistan [archive]

Notes et références

- Thapar 2002 : évoque cette « invasion » et parle de locuteurs indo-aryens, en évoquant cette période. En particulier lorsqu'elle traite du cimetière de la culture H (p. 86) où certains artefacts différents de ceux d'Harappa. Elle remarque que certains liens ont été faits avec la vallée de la Bolan et les confins indo-iraniens et plus loin jusqu'en Afghanistan et en Iran, bien que les artefacts en question diffèrent. Elle remarque aussi que les squelettes trouvés à Mohenjo-daro, qui avaient été interprétés comme les indices d'une invasion, après étude détaillée, ont été réinterprétés comme des morts de malnutrition. Les quelques morts de mort violente ne sont que des signes de troubles locaux liés au déclin de cette culture urbaine (p. 87). Le deuxième millénaire a vu une activité le long de la frontière nord-ouest avec des chariots et des chevaux, lesquels étaient nouveaux dans le subcontinent, et des allées et venues occasionnelles sur cette frontière (p. 88).

- (en) How genetics is settling the Aryan migration debate [archive], thehindu.com, 16 juin 2017

- (en) Study led by Prof. Martin P. Richards, A genetic chronology for the Indian Subcontinent points to heavily sex-biased dispersals [archive]BMC Evolutionary Biology, 23 mars 2017

- [Michel Angot : l’Inde, une civilisation ignorée], entretien avec Michel AngotNouvelle Revue d'Histoire, décembre 2012

- Dupuis, ibid., 2005, p.59

- Dupuis, ibid., 2005, p.61-63

- (en) Upinder Singh, A History of Ancient and Medieval India: from the Stone Age to the 12thCentury, 2009, Logman

- Dupuis, ibid., 2005, p.108

- Dupuis, ibid., 2005, p.166

-↑ a et b Jean-Pierre Duteil, L'Asie aux XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, Ophrys, 2001, 160 p.(ISBN 2-7080-0987-7lire en ligne [archive]), p. 9-11

- Dupuis, ibid., 2005, p.166-167

- Dupuis, ibid., 2005, p.170

- Dupuis, ibid., 2005, p.171-172

- Jacques DupuisHistoire de l'Inde, 2e éd., Éditions Kailash, 2005, p.241

- Dupuis, 2005, ibid., p.241

- Dupuis, 2005, ibid., p.242

-↑ abcdefghijkl et m Marc Gaborieau. « Les oulémas/soufis dans l'Inde moghole : anthropologie historique de religieux musulmans », in Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1989, no 5, p. 1185-1204. [lire en ligne [archive]].

- David Annoussamy, Le droit indien en marcheSociété de législation comparée, 2001, chap. III, « La codification dans l'Inde moderne », p. 41-53

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

-Histoire de l'Inde, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

-Geneviève BOUCHON, Marc GABORIEAU, Christophe JAFFRELOT, Claude MARKOVITS, Eric MEYER, Jacques POUCHEPADASS, Jacques WEBER (sous la direction de Claude Markovits): Histoire de l'inde moderne 1480-1950, 727 pages, FAYARD 1994. (ISBN 2-213-59203-9)

-Jacques DupuisHistoire de l'Inde, 2e éd., Éditions Kailash, 2005, 406 p., (ISBN 2-84268-122-3)

-Alain DaniélouHistoire de l'Inde, Fayard, 1983, 660 p.

-(en) Sucheta Mahajan, Independence and partition : The Erosion of colonial power in India, New Delhi [u.a.] : Sage, 2000, (ISBN 0-7619-9367-3)

-(de) Michael Mann: Geschichte Indiens vom 18. bis zum 21. Jahrhundert. Schöningh Verlag (UTB), Paderborn, 2005, (ISBN 3-8252-2694-8).

-(en) Majumdar, Raychaudhuri, Kaukinkar Datta, An Advanced History of India, Macmillan, 1960, (ISBN 0-333-90298-X)

-(en) Ramesh Chandra Majumdar: The History and Culture of the Indian People, Bombay, 1951–1977

-(en) Basham, A. L., ed. The Illustrated Cultural History of India (Oxford University Press, 2007)

-(en) Elliot, Henry Miers; John Dowson (1867–77). The History of India, as told by its own historians. The Muhammadan Period. London: Trübner and Co.

-(en) Romila Thapar, Early India : From the Origins to AD 1300, Londres, Penguin, 2002

Essais

-Jawaharlal NehruLa Découverte de l'Inde (Éditions Philippe Picquier, 2002 [1945]), 660 p., (ISBN 2-87730-619-4)

-Guy Sorman, Le Génie de l'Inde (LGF Poche, 2007 [2002]), 333 p., (ISBN 2-253-12020-0)

-Éric Paul MeyerUne histoire de l'Inde : Les Indiens face à leur passé, Albin Michel, 2007, 357 p. (ISBN 978-2-226-17309-6)

"[...]En montrant les enjeux considérables mobilisés par les différentes interprétations de cette histoire, ce livre nous aide à comprendre l'un des acteurs majeurs de la mondialisation"

.

Sur l'histoire des relations franco-indiennes

-Jacques Weber, dir., Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours (Les Indes Savantes, 2002), (ISBN 2-84654-025-X)

-Jean-Marie Lafont, La Présence française dans le royaume sikh du Pendjab (1822-1849) (École Française d'Extrême-Orient ed., 2005), 553 p., (ISBN 2-85539-768-5)

-Samuel Berthet, Inde-France (1870-1962): enjeux culturels (Institut français de Pondichéry ed., 2006), 676 p., ISSN 0971-3085

-Jacques Weber, Compagnies et comptoirs de l'Inde des Français, xviie – xxe siècles (Bibliothèque d'histoire d'outre-mer, 2004), 131 p., (ISBN 2-85970-016-1)

Articles connexes

-Chronologie de l'Inde, de l'indépendance à nos jours

-Histoire du Pakistan

Liens externes

-(fr) Dossier de la Documentation Française sur les relations Inde-Pakistan [archive]

-Textes sur l'Inde [archive] Cliotexte.

 [afficher]

v · m

Histoire de l'Inde

 

 [afficher]

v · m

Histoire de l'Asie

·        Portail de l’histoire Portail de l’histoire

 

·        Portail de l’Inde Portail de l’Inde

Catégorie : 

·        Histoire de l'Inde

[+]

Menu de navigation

·        Non connecté

·        Discussion

·        Contributions

·        Créer un compte

·        Se connecter

Article

Discussion

·        Lire

·        Modifier

·        Modifier le code

·        Afficher l’historique

Rechercher

Haut du formulaire

-La dernière modification de cette page a été faite le 4 avril 2018 à 12:20.

-Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.
Wikipedia® est une marque déposée de la 
Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

-Politique de confidentialité

-À propos de Wikipédia

-Avertissements

-Développeurs

-Déclaration sur les témoins (cookies)

-Version mobile

Caroline Becker, manuscrits du Mont-Saint-Michel

« Au-delà de la question de la légitimité, indique Caroline Becker, « l’État n’apporte pas de preuves de sa propriété », selon maître Biget. Si ces manuscrits ont bien été réalisés au Mont Saint-Michel, les avis divergent concernant leur présence au Mont lors de la Révolution. Pour maître Biget, les manuscrits ne se trouvaient déjà plus dans l’abbaye à cette période. Lors de deux inventaires effectués après la Révolution — dont le premier en 1795 — les ouvrages étaient tamponnés, comme c’est le cas pour les manuscrits aujourd’hui conservés au scriptorial d’Avranches. « On a la quasi-certitude que le manuscrit a quitté le Mont avant cette date là », précise maître Biget. De plus, selon les informations du propriétaire, ces manuscrits — qui appartiennent à sa famille depuis des générations — auraient très certainement été offerts par un moine du Mont à ses ancêtres... »

Reprenons la lecture de la relation de Caroline Becker...

Michel Peyret


L’État suspend une vente aux enchères de manuscrits du Mont Saint-Michel

https://i2.wp.com/res.cloudinary.com/aleteia/image/fetch/c_fill,g_face,w_50,h_50,r_max,f_png/https:/aleteiafrench.files.wordpress.com/2016/02/drrkk_qv_400x400.jpg?resize=50%2C50&quality=100&strip=all&ssl=1#038;quality=100&strip=all&ssl=1Caroline Becker | 20 avril 2018

MANUSCRIPT MONT SAINT MICHE

DOZIER Marc / hemis.fr / Hemis / AFP

0

Prévue le samedi 5 mai à Alençon (Orne), une vente aux enchères a été suspendue en urgence par l'État. Parmi les objets, un recueil de manuscrits du Mont Saint-Michel a retenu l'attention du Ministère de la Culture. Aujourd'hui l'État les revendique.

Le samedi 5 mai, une vente aux enchères présentant toute une série d’objets sacrés — l’anneau de Pie X entre autres — aurait dû avoir lieu dans l’hôtel des ventes d’Alençon. Celle-ci a pourtant été suspendue en urgence par l’État qui refuse la vente d’un recueil de manuscrits précieux du XIIe, XIIIe siècles, provenant du Mont Saint-Michel, dans un très bel état de conservation. Il comprend, entre autres, des feuillets de musique et une prose en hommage à saint Aubert, fondateur de l’abbaye du Mont Saint-Michel. Les amateurs de manuscrits du monde entier, nombreux à suivre cette vente, se faisaient une joie de pouvoir posséder un de ces objets, rares sur le marché.

Lire aussi : Le cloître du Mont Saint-Michel retrouve tout son éclat

Une revendication justifiée ?

Prévenue de cette vente, l’État a tout de suite informé le commissaire-priseur, maître Patrice Biget, sa volonté de revendiquer les manuscrits. Contacté par Aleteia, ce dernier a fait savoir son intention de contester cette décision devant le tribunal administratif. Mais pour quelles raisons l’État revendique-t-il ces manuscrits ? Il estime que ces biens appartiennent au domaine public et met en avant le décret du 2 novembre 1789 qui ordonne la mise à disposition des biens du clergé au service de la nation. En tant qu’établissement religieux, le Mont Saint-Michel est donc concerné par ce décret.

Si aujourd’hui l’affaire est tendue, c’est parce que le commissaire-priseur estime que cette revendication n’est pas justifiée. Pour maître Biget, on peut se poser la question du réel pouvoir de l’administration en 1789 : « La spoliation des biens de l’Église, c’est une décision de la convention nationale qui n’était pas au nom du peuple français. À l’époque, le peuple français était partagé entre ceux qui étaient d’accord avec le roi et ceux qui ne l’étaient pas. En 1789, le roi Louis XVI était encore au pouvoir et il n’avait pas approuvé cette spoliation des biens de l’Église. Il y a donc un vrai problème de légitimité ».

Lire aussi : Des trésors rarissimes découverts dans le monastère du Sinaï

Au-delà de la question de la légitimité, « l’État n’apporte pas de preuves de sa propriété », selon maître Biget. Si ces manuscrits ont bien été réalisés au Mont Saint-Michel, les avis divergent concernant leur présence au Mont lors de la Révolution. Pour maître Biget, les manuscrits ne se trouvaient déjà plus dans l’abbaye à cette période. Lors de deux inventaires effectués après la Révolution — dont le premier en 1795 — les ouvrages étaient tamponnés, comme c’est le cas pour les manuscrits aujourd’hui conservés au scriptorial d’Avranches. « On a la quasi-certitude que le manuscrit a quitté le Mont avant cette date là », précise maître Biget. De plus, selon les informations du propriétaire, ces manuscrits — qui appartiennent à sa famille depuis des générations — auraient très certainement été offerts par un moine du Mont à ses ancêtres.

Interrogé par Aleteia, le Ministère de la Culture affirme que les manuscrits étaient bien présents : « Un travail minutieux d’expertise a été mené sur le parcours des manuscrits médiévaux. Il ressort de ces recherches précises et circonstanciées que ces manuscrits, provenant originellement de la bibliothèque de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, se trouvait au dépôt littéraire d’Avranches en 1795. En atteste le fait qu’ils figurent bien sur le catalogue des livres en dépôt à l’administration du district d’Avranches, datant de cette même année. Ils ont donc été vraisemblablement subtilisés, à une date ultérieure inconnue. Leur propriété publique est donc manifeste. Ils sont inaliénables et imprescriptibles et ne peuvent faire l’objet d’une vente aux enchères. » Maître Biget conteste ces affirmations et déclare que ce recueil a certainement dû être inventorié par les commissaires révolutionnaires sans vérification — à l’aide d’une liste plus ancienne — comme semble en témoigner l’absence de cachets ou de cote pouvant le rattacher au catalogue.

Un marché de l’art craintif

Pour maître Biget, ce type d’affaire est assez récente. « Depuis quelques années le ministère de la Culture a totalement changé sa manière d’opérer et revendique des biens en s’appuyant sur des arguments historiques qui sont très flous. Autant la loi de 1905 est très claire, elle a été votée par le Parlement au nom du peuple français, elle est donc imparable. On peut en contester la philosophie si on le souhaite, mais on ne peut pas contester sa légalité. Pour le décret de 1789, c’est un très grand flou », estime maître Biget. Néanmoins l’an dernier, la justice a eu à se prononcer sur une affaire comparable et a fait mention dans ses attendus du fameux décret.

En règle général, l’État fait jouer son droit de préemption sur certains objets considérés comme « trésors nationaux » et s’engage à réunir la somme pour l’acquérir. Pour maître Biget, l’État, tente, ici, de récupérer une objet gratuitement. Il craint que ce type de méthode refroidisse les vendeurs qui décideront, désormais, de vendre leurs objets à l’étranger au risque de se voir déposséder de leur acquisition. Les conservateurs de musées s’inquiètent également de ces méthodes qu’ils jugent risquées pour la patrimoine français. Si les vendeurs préfèrent vendre à l’étranger, l’État ne pourra plus faire préemption sur des objets de grandes valeurs patrimoniales.

L’État n’en est pas à sa première affaire. Deux dossiers de ce type sont actuellement en cours et concernent, notamment, le jubé de Chartres — actuellement devant la Cour européenne de Justice — et un des pleurants du tombeau du duc de Bourgogne conservé au Louvre.

Puisque vous êtes là…

...nous aimerions vous dire un mot de plus. Vous êtes de plus en plus nombreux à lire Aleteia et nous nous réjouissons de faire partie de votre vie ! Notre équipe prouve chaque jour sa mission en s'efforçant d'encourager et d'inspirer la vie chrétienne. Nous voulons que nos articles soient accessibles à tous, gratuitement mais un journalisme de qualité a un coût… que la publicité ne peut pas couvrir entièrement. Afin de poursuivre nos efforts et continuer à inspirer la communauté catholique, votre soutien demeure indispensable.

D

Tags:

mont saint michelpatrimoine

Top Stories

https://s0.wp.com/wp-content/themes/vip/aleteia-2017/assets/images/logo.svg

À neuf mois des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) au Panama, près…

 

Powered By https://c5x8i7c7.ssl.hwcdn.net/creatives/site_logos/dslogo_sm.png

https://i1.wp.com/res.cloudinary.com/aleteia/image/fetch/c_fill,g_auto/https:/aleteiafrench.files.wordpress.com/2018/04/patronage300-fr.jpg?resize=0%2C0&quality=100&strip=all&ssl=1

Top 10 d’Aleteia

1.      Les plus lus



24 avril 2018

Editorial Informations Ouvrières n°498

mercredi 11 avril 2018 
par  POI National 
popularité : 100%

Ce qui est en jeu 

Pierre Besse, membre du bureau national du POI

Quand Informations ouvrières paraîtra, les cheminots dans leurs AG auront pris les décisions avec leurs organisations pour la suite de leur mouvement pour le retrait du projet gouvernemental Macron-Philippe à la suite du rapport Spinetta qu’il a commandé lui-même, pour de fait faire disparaître à la fois le statut des cheminots et poursuivre le démantèlement de la SNCF inscrit déjà dans la réforme ferroviaire du gouvernement Hollande-Valls. 
Démantèlement qui aurait des conséquences directes sur l’avenir des petites lignes et pas seulement. 

Bien entendu, la presse nationale télévisée ou autre déclenche une campagne de haine contre les cheminots.

Paradoxalement, la presse britannique fait mention qu’une large majorité de la population britannique réclame la renationalisation des chemins de fer, après l’expérience depuis Thatcher de la privatisation avec les conséquences sur les augmentations de tarifs et les problèmes de sécurité. 

En France, les travailleurs, les jeunes, à la suite des mouvements des pénitentiaires, des salariés des Ehpad, des retraités, des travailleurs de Carrefour, aujourd’hui des étudiants, etc. suivent avec grande attention le mouvement chez les cheminots. 

De leur côté, les cheminots apprécient à leur juste valeur les messages de soutien de diverses instances syndicales. 

Même les médias commencent à s’inquiéter de la sympathie rencontrée auprès de la population qui augmente et s’interrogent sur les capacités du gouvernement Macron-Philippe à poursuivre son pacte ferroviaire. 

Le dernier tract du POI en soutien à la grève des cheminots a rencontré un écho favorable et suscité des réflexions de travailleurs. « Les cheminots sont la dernière digue pour empêcher ce gouvernement de briser toutes les conventions collectives. » 

Le POI est partie prenante du Comité national de résistance et de reconquête des acquis de 1936 et 1945. 

Des comités se constituent dans tout le pays regroupant des militants syndicalistes CGT, FO, FSU, SUD… étudiants, élus locaux, agriculteurs pour échanger, débattre et de fait créer des points d’appui pour aider la classe ouvrière, la jeunesse, à déjouer tous les obstacles, embûches pour dégager une issue conforme aux attentes de l’immense majorité de ce pays. 

Informations ouvrières, tribune libre de la lutte des classes, est le vecteur de ces échanges. 

IO498

Editer les pages

 

Posté par Michel Peyret à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

La Via Campesina, contre le pillage du capitalisme et de l'impérialisme

« Nous dénonçons, indique l'article, l'invasion du capitalisme sur les territoires et leurs populations. Le capitalisme, le racisme et le patriarcat forment un modèle étroitement imbriqué de multiples formes de dominations : l'accaparement des terres, le pillage des biens communs, l'exploitation de la force de travail et le contrôle des corps humains ainsi que la misogynie en sont différentes formes d'expression.Nous sommes confrontés à une violation massive des droits de l'Homme, l'impunité des crimes commis hier et aujourd'hui, la criminalisation des mouvements populaires, l'assassinat et la disparition des militant-e-s. L'impunité du terrorisme d'État d'hier a préparé le terreau pour l'impunité du Grand Capital d'aujourd'hui... »

Reprenons la lecture de l'article de La Via Campesina...

Michel Peyret


Journée Internationale des Luttes Paysannes 2018 : Appel de La Via Campesina pour des actions unitaires décentralisées !

Pour la terre et la vie ! Assez des Traités de Libre Échange, assez de l'impunité !

(Harare, 10 avril 2018) En ce 17 avril, journée international des Luttes Paysannes, La Via Campesina commémore le massacre des 19 paysans Sans Terre qui ont été impunément assassinés par l'agrobusiness. Le poing levé, pleins de courages et révolté-e-s, nous appelons nos organisations membres, nos alliés, nos ami(e)s ainsi que les mouvements sociaux à unifier au niveau mondial leurs différentes actions de résistance pour la Terre et l'eau, contre les Traités de Libre Échange (TLE) et contre la criminalisation des luttes sociales.

Le 17 avril est une date importante de mobilisations internationales pour la défense des revendications sociales, et contre la puissance hégémonique des gouvernements et des entreprises transnationales. Ces derniers usurpent les biens communs et répriment les droits que réclament millions de familles paysannes et indigènes dans leur lutte légitime pour la terre, l'eau et le territoire.

Nous dénonçons l'invasion du capitalisme sur les territoires et leurs populations. Le capitalisme, le racisme et le patriarcat forment un modèle étroitement imbriqué de multiples formes de dominations : l'accaparement des terres, le pillage des biens communs, l'exploitation de la force de travail et le contrôle des corps humains ainsi que la misogynie en sont différentes formes d'expression.

Nous sommes confrontés à une violation massive des droits de l'Homme, l'impunité des crimes commis hier et aujourd'hui, la criminalisation des mouvements populaires, l'assassinat et la disparition des militant-e-s. L'impunité du terrorisme d'État d'hier a préparé le terreau pour l'impunité du Grand Capital d'aujourd'hui.

Dans ce contexte, les accords de libre-échange (ALE) sont de véritables outils promus par les multinationales et les états pour pouvoir vendre nos biens communs naturels. Ensemble ils établissent des règles du jeu pour pouvoir commercialiser les biens communs de l'Humanité comme la terre et l'eau en leur donnant une finalité lucrative.

Les ALE sont l'expression d'une vague anti-démocratique au niveau mondial, qui tente d'imposer les intérêts économiques de quelques-uns au détriment du bien-être des peuples.

Face aux multinationales et aux ALE et à travers la Via Campesina, nous nous unissons pour défendre et conquérir la réforme agraire que nous entendons comme le droit des peuples à la terre, aux territoires, à l'eau et aux semences indigènes, une base fondamentale pour la Souveraineté Alimentaire.

Les multinationales et les états antidémocratiques promeuvent des pratiques déloyales afin d'inciter l'extractivisme, l'accaparement des terres, les monocultures pour l'exportation et faire en sorte que les terres soient exploitées en grande majorité pour former des méga-monocultures appartenant à l'agrobusiness. La terre et l'eau gagnent de plus en plus une importance majeure et attirent d'importants intérêts économiques, tant pour les élites nationales que pour leurs homologues à l'étranger. La criminalisation et les persécutions deviennent alarmantes. Les expulsions et les assassinats de paysan(e)s et d'indigènes, des personnes de couleur en raison de leur implication pour la défense de leurs terres et contre l'exploitation de leurs biens communs se multiplient.

Ce 17 avril, joignez-vous aux diverses actions organisées au niveau international ! Organisez des mobilisations, des forums, des séminaires, des marchés paysans, des projections de films...peu importe comment, l'important est de dénoncer les conséquences dévastatrices des ALE pour la paysannerie et la Souveraineté Alimentaire.

Informez-nous des actions programmées pour cette journée en écrivant à lvcweb@viacampesina.org. Nous désirons rendre visible chacune d'entre elles sur une carte mondiale des actions. Vous pouvez également nous envoyer des articles, des audio, des vidéos, des photos etc afin que nous les mettions en ligne sur notre page internet et sur VíaCampesinaTV.

Alimentons nos peuples et construisons ensemble le mouvement pour changer le monde !

Contre le pillage du capitalisme et de l'impérialisme, mais pour la terre et la souveraineté de nos peuples ! La Vía Campesina est en lutte !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux :

@viacampesinaFR

https://www.facebook.com/viacampesinaOFFICIAL

Tweetez

 

Hongrie, manifestations contre la politique de Viktor Orban

« Cependant, nous dit l'article, beaucoup des jeunes qui se sont exprimés dans les rues samedi avaient également participé à des contestations contre la politique du gouvernement l’année dernière. Il faut se rappeler également, face à une image « d’invincible » de Viktor Orban, qu’en 2014 son gouvernement a dû reculer sur son projet de taxe sur l’utilisation d’internet face à la mobilisation massive. Les jeunes, de plus en plus opprimés, dans un climat profondément réactionnaire, avec des libertés restreintes, seront une force sociale fondamentale qui, le moment venu, saura défier le pouvoir de l’orbanisme. Les partis de l’opposition libérale sont dans l’impuissance totale et ne peuvent qu’amener à la démoralisation à cette jeunesse. C’est pour cette raison que c’est dans la classe ouvrière hongroise que la jeunesse trouvera un allié fondamental... »

Reprenons la lecture de l'article...

Michel Peyret


17 Avril 2018

Publié par Patrick Granet

100.000 personnes manifestent en Hongrie contre la réélection de Viktor Orban

100.000 personnes manifestent en Hongrie contre la réélection de Viktor Orban Près de 100.000 personnes sont de

Près de 100.000 personnes sont descendues dans les rues de Budapest pour protester contre la réélection du Premier Ministre Viktor Orbán. Réunis sous les slogans « Viktor dégage » ou « Nous sommes la majorité », les manifestants ne réclamaient pas seulement le recompte des voix, mais surtout la liberté de presse .

Une foule composée majoritairement de jeunes, lycéens et étudiants, a envahi les rues de la capitale hongroise, Budapest, pour manifester contre la réélection de Viktor Orban. Bien que les revendications portaient surtout sur les aspects antidémocratiques du régime politique hongrois, le contrôle et la manipulation des médias par Orban et ses proches, cette manifestation exprime les divisions de la société hongroise. la liberté de vivre « dans un Etat de droit ».

Elle est aussi l’expression d’une certaine exaspération mais aussi d’une impuissance face à un Viktor Orban qui, malgré toutes les critiques, arrive à se faire réélire avec des scores impressionnants. Ainsi, beaucoup de manifestants critiquaient les partis d’opposition, de la « gauche libérale », de ne pas arriver à « se présenter unis ».

Cependant, c’est précisément après l’échec de cette « gauche » libérale et antipopulaire que Viktor Orban est arrivé au pouvoir en 2010. Aujourd’hui, les libéraux, à l’image d’une UE en crise et qui ne fait rêver personne, sont incapables de présenter un projet politique capable de défier le parti d’Orban, au-delà de Budapest et quelques villes du pays. Mais plus fondamentalement, elle est incapable de présenter un programme qui réponde aux intérêts de la jeunesse et des classes populaires.

La Hongrie : un régime bonapartiste de plus en plus autoritaire

Après une campagne uniquement centrée sur une rhétorique xénophobe, ciblant principalement les migrants et les populations de confession musulmane,Viktor Orbán a été réélu pour un troisième mandat, assurant à son parti, Fidesz, une majorité au parlement avec 49% des votes et 91 circonscriptions sur 106 – la plupart situées dans des zones rurale.

Le Jobbik, parti d’extrême-droite néo-nazi, est arrivé second avec 19% des voix.

Viktor Orban, Premier Ministre depuis 2010 (il avait déjà effectué un mandat de 1998 à 2002), a transformés ces dernières années la Hongrie en régime bonapartiste de plus en plus fort via de nombreuses mesures autoritaires : réécriture de la Constitution, propagande agressive et mesures répressives contreles migrants,les Rromset les média d’opposition. Plus récemment, la loi « Stop Soros » (du nom du milliardaire Georges Soros, accusé par Orban d’être un agent à la solde d’intérêts étrangers) a limité de façon drastique l’installation des ONG dans le pays.

Suite à son arrivée au pouvoir, Orban a rapidement placé à la tête des institutions de l’Etat les membres les plus proches de son cercle d’influence, accentuant les traits d’un capitalisme hongrois corrompu de façon endémique.De plus, Orban a développé une rhétorique réactionnaire et xénophobe à l’encontre de tous ceux qu’il qualifie d’ennemis : à l’intérieur l’opposition et les médias (souvent accusé d’être liés à l’étranger), à l’extérieur : les migrants (et notamment ceux de confession musulmane).

La rhétorique ouvertement xénophobe et nationaliste de Viktor Orban semble même faire des émules en Europe, à tel point qu’il apparaît même comme le principal inspirateur de l’extrême-droite « illibérale » européenne, notamment en France ou aux Pays-Bas.

L’Union Européenne complice

L’instauration du régime « illibéral » d’Orban n’aurait pourtant pas été aussi commode sans la lâcheté complice des institutions et pays européens – dont les intérêts capitalistes sont étroitement liés à la Hongrie. Il convient tout d’abord de rappeler que le parti d’Orban est membre de la coalition européenne du Parti Européen des Peuples, coalition de « centre-droit » qui compte notamment dans ses rangs le parti de la chancelière allemande Angela Merkel et Les Républicains en France.

L’Union Européenne s’accommode aisément qu’un autocrate émerge çà et là tant que les intérêts de la bourgeoisie européenne ne sont pas remis en cause. En l’absence de mouvements sociaux importants en Hongrie, Orban est même perçucomme un gage de stabilité dans la région par les investisseurs européens.

En outre, malgré une opposition au système européen de « partage » des demandeurs d’asile de la part d’Orban, il faut dire que celui-ci a fait une grand faveur aux pays du « nord » européen, à commencer par l’Allemagne, lors de la crise migratoire. En effet, en fermant sa frontière avec la Serbie, la Hongrie a rendu plus difficile la route des réfugiés vers l’Allemagne. Cela a permis à Angela Merkel d’apparaître comme la dirigeante européenne « gentille » alors qu’en réalité son gouvernement était en train de sous-traiter la répression aux migrants (comme il l’a fait avec le gouvernement servile macédonien).

C’est suite à cette campagne nationaliste et xénophobe que la question de l’immigration est devenue centrale dans le discours d’Orban et qui lui a permis aujourd’hui axer sa campagne là-dessus.

Les contradictions de l’économie Hongrie

Or, derrière les agitations xénophobes et nationalistes de Viktor Orban, derrière la propagande anti-musulmane et anti-sémite systémique qu’il met en place, derrière sa pseudo-rhétorique « illibérale » on décèle le visage peu reluisant et banal d’un capitalisme hongrois qui dépend en réalité massivement des capitaux étrangers et des subventions européennes (qui s’élèvent parfois jusqu’à 6% du PIB).

Par ailleurs, la Hongrie bénéfice – pour le moment – d’une forte croissance qui profite notamment aux classes moyennes hongroises. Or ces contradictions ne manqueront pas de fragiliser Orban à terme.

C’est entre autres ce qui explique que si Viktor Orban n’a de cesse de fustiger les banques, médias et ONG, ce dernier reste tout à fait silencieux lorsqu’il s’agit d’intérêts industriels étrangers – mieux, il les accueille à bras ouverts. Invité à prendre la parole au lancement d’une nouvelle ligne de production Audi, Orban trahissait la vérité du régime capitaliste qu’il défend malgré ses subterfuges « illibéraux », déclarant :« La Hongrie aujourd’hui est inconcevable sans la présence d’Audi. »Les intérêts capitalistes étant toujours bien compris, et bien rendus, le PDG d’Audi devait déclarer à son tour :« Nous nous sentons comme chez nous dans votre pays. »

Les capitalistes s’accommodent aisément de tout type de régimes de plus en plus autoritaires, tant qu’ils permettent aux multinationales d’empocher des profits considérables sur la base de la surexploitation de la main d’œuvre locale.

La force de la jeunesse doit trouver celle de la classe ouvrière

Les organisateurs de la manifestation de samedi semblent vouloir donner un ton « pro-européen » et libéral à la contestation qui s’est exprimée dans les rues. Demander un recompte de voix n’a strictement aucun sens, même s’il y a effectivement eu au cours de ces dernières années une reconfiguration du système électoral pour favoriser le FIDESZ d’Orban.

Cependant, beaucoup des jeunes qui se sont exprimés dans les rues samedi avaient également participé à des contestations contre la politique du gouvernement l’année dernière. Il faut se rappeler également, face à une image « d’invincible » de Viktor Orban, qu’en 2014 son gouvernement a dû reculer sur son projet de taxe sur l’utilisation d’internet face à la mobilisation massive.

Les jeunes, de plus en plus opprimés, dans un climat profondément réactionnaire, avec des libertés restreintes, seront une force sociale fondamentale qui, le moment venu, saura défier le pouvoir de l’orbanisme. Les partis de l’opposition libérale sont dans l’impuissance totale et ne peuvent qu’amener à la démoralisation à cette jeunesse.

C’est pour cette raison que c’est dans la classe ouvrière hongroise que la jeunesse trouvera un allié fondamental. Aujourd’hui, les travailleurs ne se font pas entendre et beaucoup soutiennent même Viktor Orban. Cependant, dès que la conjoncture économique change et les contradictions de l’économie hongroise explosent, la classe ouvrière retrouvera le vrai combat.

Etats-Unis, Bolton, la figure la plus belliciste

« Oui, indique GARETH PORTER, je suis d’accord que Bolton est la figure la plus belliciste que nous ayons vue à la Maison-Blanche dans l’histoire récente, c’est certain. C’est la personne qui est la plus extrême dans son attachement à l’idée de faire la guerre à quiconque est considéré d’une façon ou d’une autre comme un adversaire des États-Unis. Il n’a pas dit que nous devrions attaquer la Russie et la Chine, c’est vrai. Mais pour n’importe quelle sorte d’adversaire de deuxième niveau des États-Unis, Bolton semble être tout excité d’aller à la guerre. Et il faut se demander s’il y a quelque chose de vraiment psychologique qui joue dans cela, s’il a une sorte de complexe qu’il est en train de résoudre par son agressivité en appelant à la guerre... »

Reprenons la lecture de l'échange à propos de Bolton...

Michel Peyret


18.avril.2018 // Les Crises

Bolton : un cabinet de guerre à un seul homme

John Bolton, USA

Source : Gareth Porter, 25-03-2018

La paix en Corée du Nord et l’accord avec l’Iran sont tous deux en grave danger avec Bolton à la Maison-Blanche, selon l’historien et journaliste d’investigation Gareth Porter.

Gareth Porter est historien et journaliste d’investigation spécialisé dans la politique étrangère et militaire américaine. Il écrit régulièrement pour Inter Press Service sur la politique américaine à l’égard de l’Irak et de l’Iran. Il est l’auteur de cinq livres, dont le dernier est Manufactured Crisis : The Untold Story of the Iran Nuclear Scare.

SHARMINI PERIES : Voici le Real News Network. Je suis Sharmini Peries qui vient de Baltimore.

Dans un tweet. Le président Trump a annoncé jeudi la nomination de John Bolton à titre de troisième conseiller en matière de sécurité nationale. Bolton remplace le général H.R. McMaster, qui a démissionné en raison de désaccords avec Trump sur plusieurs questions de politique étrangère. Bolton est un partisan bien connu de l’intervention militaire américaine dans le monde entier. Il a été l’un des premiers défenseurs de la guerre en Irak. Il a récemment plaidé en faveur des frappes préventives et du changement de régime en Corée du Nord, en Iran, au Venezuela et à Cuba.

Gareth Porter se joint à moi pour analyser la nomination de John Bolton à titre de conseiller en matière de sécurité nationale. Gareth est un historien et journaliste d’investigation spécialisé dans la politique étrangère et militaire américaine. Il est l’auteur de nombreux livres. Le dernier d’entre eux est « Crises manufacturées : l’histoire inédite de la peur nucléaire iranienne ». Merci de vous joindre à moi, Gareth.

GARETH PORTER : Merci beaucoup, Sharmini

SHARMINI PERIES : Eh bien, Garrett, Bolton a été appelé le faucon des faucons, et le New York Times a dit dans un éditorial aujourd’hui que oui, Bolton est à ce point dangereux. Alors, donnez-nous une idée de ce que vous pensez de Bolton et si le New York Times et « hawks of hawks » comme titre pour lui est juste.

GARETH PORTER : Oui, je suis d’accord que Bolton est la figure la plus belliciste que nous ayons vue à la Maison-Blanche dans l’histoire récente, c’est certain. C’est la personne qui est la plus extrême dans son attachement à l’idée de faire la guerre à quiconque est considéré d’une façon ou d’une autre comme un adversaire des États-Unis. Il n’a pas dit que nous devrions attaquer la Russie et la Chine, c’est vrai. Mais pour n’importe quelle sorte d’adversaire de deuxième niveau des États-Unis, Bolton semble être tout excité d’aller à la guerre. Et il faut se demander s’il y a quelque chose de vraiment psychologique qui joue dans cela, s’il a une sorte de complexe qu’il est en train de résoudre par son agressivité en appelant à la guerre.

Je veux dire, c’est juste une théorie. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe chez Bolton. Ce que nous savons, c’est que, plus que quiconque, Bolton est revenu à maintes reprises au cours des dix dernières années depuis qu’il a quitté l’administration Bush. Chaque fois que je l’ai entendu à Fox News ou que j’ai vu une vidéo de son apparition à Fox News lorsqu’on lui a posé des questions sur l’Iran, il a appelé à bombarder l’Iran. Même maintenant, il dit que le moment est venu pour les États-Unis de bombarder l’Iran, d’attaquer l’Iran.

C’est une situation extraordinaire. Personne dans l’histoire n’a jamais été aussi extrême que lui. Et cela soulève toutes sortes de questions sur ce qui se passe avec Trump pour lesquelles nous n’avons pas vraiment de réponses claires à ce stade.

SHARMINI PERIES : Gareth, vous êtes quelqu’un qui suit vraiment la carrière de Bolton depuis très longtemps. Il est au service de diverses administrations depuis maintenant 30 ans. Maintenant, en sa capacité à servir l’administration Bush, dans son rôle, de sous-secrétaire, puis d’ambassadeur à l’ONU, je crois, cela nous donne-t-il une idée de ses antécédents d’une manière profonde. Vous savez, aujourd’hui, nous avons vu divers médias, avec divers clips de lui plaidant en faveur du démantèlement de l’ONU et aussi sur sa position sur l’Irak. Mais d’une manière plus profonde, donnez-nous une idée de ce qu’il est.

GARETH PORTER : Eh bien, c’est vraiment la chose importante qui n’est pas si bien connue au sujet de John Bolton. Je veux dire, tout le monde sait qu’il est un faucon et qu’il a publiquement préconisé la guerre, non seulement contre l’Iran, mais aussi une attaque préventive contre la Corée du Nord, et ainsi de suite. Ce que l’on ne sait pas vraiment sur John Bolton, c’est que lorsqu’il était sous-secrétaire d’État de 2003 à 2005 dans l’administration Bush, il a été très profondément impliqué avec Dick Cheney dans la mise en œuvre d’une politique qui visait à positionner les États-Unis pour une guerre contre l’Iran pour laquelle laquelle Dick Cheney n’était clairement pas juste en faveur, mais qui était vraiment son idée dès le début. Dick Cheney était entouré de gens qui étaient violemment opposés à l’Iran, et il était tout à fait d’accord pour entrer en guerre avec l’Iran une fois l’invasion et l’occupation de l’Irak réussies. Le rôle de John Bolton en tant que sous-secrétaire était donc essentiellement de mener une politique envers l’Iran et son programme nucléaire qui permettrait aux États-Unis d’être en position de mener politiquement et diplomatiquement la guerre que Dick Cheney voulait.

Et donc ce qu’il a fait, c’est que dans la première phase en 2003-2004, il a commencé à essayer principalement de contrarier l’effort de Mohamed El Baradei, le secrétaire général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ou directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pour essayer de trouver un moyen de parvenir à un accord avec l’Iran avec le soutien des principaux alliés américains en Europe, les Britanniques, les Français et les Allemands, afin de déboucher sur un accord qui résoudrait les problèmes concernant le programme nucléaire iranien qui se posait depuis 2002. Et bien sûr, c’était exactement le contraire de ce que Dick Cheney et John Bolton voulaient. Ils étaient déterminés, essentiellement, à s’assurer qu’aucun accord entre les Européens et les Iraniens ou entre l’AIEA et les Iraniens ne viendrait contrecarrer leur plan.

Ce que Bolton a donc fait, c’est d’avoir une stratégie qui ferait passer le dossier iranien de l’AIEA au Conseil de sécurité de l’ONU, où les États-Unis avec leurs leurs alliés européens – tant qu’il était possible de les faire suivre leur ligne – pouvaient accuser en premier lieu l’Iran d’avoir un programme nucléaire secret, ce que l’AIEA à l’époque, en 2003, 2004, n’était pas disposée à le faire. Bolton avait donc pour but de mettre au point un plan qui lui permettrait de transférer le dossier au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qu’il a fait, c’est de produire un mystérieux ensemble de photographies aériennes d’une base militaire clé en Iran, où l’on testait des armes conventionnelles, et divers sites à l’intérieur de cette réserve militaire étaient représentés sur ces photographies aériennes. Et Bolton a rendu cela public par le biais de fuites vers les médias, ABC en particulier. Et les remettre à l’AIEA en prétendant qu’ils montraient que les Iraniens effectuaient des essais liés aux armes nucléaires dans cette réserve militaire. Nous avons donc eu l’occasion de voir toutes ces photos, tout ce qu’ils ont montré, ce sont des endroits comme des bunkers qui ont été utilisés pour tester des bombes ordinaires et conventionnelles.

Mais Bolton a essayé d’en faire une question dont l’AIEA a besoin pour se rendre dans cette réserve militaire et y faire enquête. Évidemment, ce qu’il espérait, c’est que les Iraniens diraient non, vous ne pouvez pas entrer dans notre zone d’essais très sensible et vous n’avez pas le droit d’aller voir par vous-mêmes. Au lieu de cela, les Iraniens ont invité l’AIEA à venir deux fois, pas seulement une fois, mais deux fois, et à examiner dix sites différents de leur choix. Et bien sûr, ils n’ont rien trouvé. La stratégie de Bolton a donc été frustrée en 2003-2004.

Mais c’était la première phase de ce qu’il a essayé de faire. Et la deuxième phase, qui est beaucoup plus obscure, était une phase qui avait trait à la contribution israélienne à l’effort pour accuser l’Iran d’avoir un programme d’armes nucléaires secrètes. Et cela a pris la forme d’une fuite d’un ensemble de documents, toute une cache de documents qui étaient supposément issus de ce programme clandestin de recherche sur les armes nucléaires iraniennes. Les documents qui ont été rappelés plus tard, les documents d’ordinateur portable, étaient supposés provenir de l’ordinateur portable de l’un des participants iraniens à ce programme. Et ils seraient tombés entre les mains des services de renseignements occidentaux parce que ce type, son ordinateur a été volé ou est tombé entre les mains de quelqu’un d’autre, et a été remis aux services de renseignements occidentaux.

Mais j’ai appris d’un ancien haut fonctionnaire du bureau des affaires étrangères de l’Allemagne qui avait été amené par de hauts fonctionnaires de l’agence allemande de renseignement étranger, le Bundensachrichtendiest, qu’ils savaient tout sur ces documents, qu’ils étaient contrariés que le gouvernement américain fasse une émission publique de ces documents comme s’il s’agissait de preuves d’un programme nucléaire secret iranien, parce qu’ils avaient reçu ces documents par l’une de leurs sources occasionnelles. Un Iranien en qui ils n’avaient manifestement pas confiance, parce qu’ils savaient que cette personne était membre du Mujahedin-e-Khalq, l’organisation armée iranienne anti-régime qui avait été utilisée par le régime de Saddam Hussein pour faire la guerre à l’Iran, puis par Israël pour rendre publiques des informations que les Israéliens ne voulaient pas associer à eux-mêmes.

Il y a donc ici une chaîne d’influence qui lie ces documents très douteux que je révèle dans mon livre comme étant des faux au Mossad. Cela nous ramène au projet de Bolton parce qu’en 2003 et 2004, Bolton effectuait des voyages clandestins en Israël qui n’étaient pas approuvés par le bureau régional du département d’État, comme c’est normalement le cas, et rencontrait le chef du Mossad, Meir Dagan, où personne n’était là pour prendre des notes, et pour envoyer un rapport sur ce qui a été discuté au département d’État. C’était donc un secret entre Bolton et le Mossad. En outre, le Mossad a créé une nouvelle organisation qui n’a pas été rendue publique, mais qui a été révélée par deux journalistes américains plus tard, qui avait pour mission de faire circuler des informations sur le programme nucléaire iranien auprès des médias et des gouvernements.

Donc, tout cela mène à la conclusion, dont je parle dans mon livre, que Bolton savait probablement ce qui se passait avec le programme du Mossad pour créer et faire circuler ces documents, ces documents qui ont été utilisés comme preuves par l’administration Bush contre l’Iran.

SHARMINI PERIES : Donc Gareth, étant donné le rôle que Bolton a joué dans la fabrication du consentement à la guerre, à la fois en Irak et, comme vous le décrivez ici, en Iran, à quoi pouvons-nous nous attendre quand il s’agit de la Corée du Nord, à quoi pouvons-nous nous attendre quand il s’agit d’autres pays pour lesquels il a préconisé des changements de régime et des frappes préventives comme le Venezuela et Cuba, mais plus important encore, je suppose, la Corée du Nord et l’Iran ? Parce que lorsqu’il a été nommé et qu’une critique de cette nature a été faite au sujet d’un poste aussi important occupé par Bolton, il a dit ce que j’ai dit dans le passé, c’est le passé, et maintenant je suis au service du président Trump. Pourrait-on même croire qu’il est capable de prendre une voie plus diplomatique lorsqu’il s’agit de ces relations ?

GARETH PORTER : Eh bien, tout d’abord, il n’y a certainement aucune raison de créditer Trump en disant, oh, bien, ce sont mes positions, des positions publiques avant, elles ne signifient rien maintenant. Je n’y croirais pas un seul instant. Mais ce que je crois être vrai, c’est qu’une fois que Bolton est dans le bureau ovale ou à côté du bureau ovale et qu’il parle au président, il doit tenir compte de ce qu’il peut faire pour pousser Trump dans une direction qui pourrait être différente de ce qu’il fait déjà. Et cela a beaucoup à voir avec le problème de la Corée du Nord. Parce que Trump est maintenant sous les feux de la rampe en ce qui concerne le prochain sommet qui est prévu avec Kim Jong Un de Corée du Nord, pour essayer de trouver une solution à ce problème du programme de missiles et du programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord.

Et les Nord-Coréens ont dit à la Corée du Sud, selon les responsables du gouvernement sud-coréen, que les Nord-Coréens sont prêts à négocier à la fois leur programme de missiles et leur programme d’armes nucléaires, à condition que les États-Unis soient prêts à négocier des concessions politiques et sécuritaires de très grande portée pour les Nord-Coréens.

Il s’agit donc d’une tâche majeure pour le président Trump, et il s’y est déjà engagé d’une manière telle qu’il lui est très difficile de revenir immédiatement en arrière et de dire, eh bien, cela ne m’intéresse pas vraiment. Je dirais donc que je ne pense pas que nous allons voir Bolton pousser très fort pour que Trump s’éloigne de cette position. Je ne pense pas que ça va arriver.

Pour l’Iran, par contre, nous avons une situation très différente parce que Bolton a déjà influencé la position de Trump dans le sens d’une confrontation avec l’Iran, parce que c’est Bolton en octobre dernier qui l’a fait, au téléphone depuis Las Vegas où Bolton avait rencontré Sheldon Adelson, le principal contributeur financier de Trump, lors de l’élection de 2016, ainsi que Netanyahu en tant que contributeur principal lors des élections précédentes. Il a appelé Trump de Las Vegas et a convaincu Trump d’utiliser un langage très spécifique en disant que, à moins que le Congrès et les Européens ne forcent les Iraniens ou n’acceptent de forcer les Iraniens à apporter des changements majeurs à l’accord nucléaire iranien, il se retirerait de l’accord.

C’est une déclaration majeure de Trump qui a été documentée et qui le met en position de s’engager dans une politique qui garantit presque qu’il y aura une confrontation d’une sorte ou d’une autre. Parce que les Européens ne seront pas en mesure de tenir leurs promesses en essayant de négocier avec les Iraniens pour apporter ces changements que Trump veut, et nous pouvons donc voir que les Iraniens seront dans une position où ils devront soit accepter la fin de cet accord avec l’engagement des États-Unis à faire toutes les concessions que les États-Unis ont faites sans rien faire, ou ils vont devoir revenir sur leur engagement envers l’accord nucléaire iranien, et donc s’orienter vers une nouvelle confrontation avec les États-Unis. Je pense donc que c’est là que réside le véritable danger de Bolton à la Maison-Blanche

SHARMINI PERIES : D’accord. C’est donc l’homme qui doit vraiment atteindre les objectifs de Trump, qui est une première politique américaine, et ignorer l’accord P5 plus 1 avec l’Iran [Le P5+1 est un groupe de six grandes puissances qui, en 2006, ont mis en commun avec l’Iran leurs efforts diplomatiques à l’égard de son programme nucléaire, NdT]. Maintenant, une chose intéressante au sujet de Bolton est que, bien qu’il ait été ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies nommé par George W. Bush, il ne croyait pas vraiment en l’institution. En fait, il a conseillé de la contourner, ce qui est un scénario très dangereux avec ces questions comme la Corée du Nord et de l’Iran en jeu, et la guerre avec eux en jeu. Pensez-vous qu’il va continuer dans cette voie, en essayant de plaider en faveur du contournement des Nations Unies dans ce genre de décisions, en particulier du Conseil de sécurité de l’ONU ?

GARETH PORTER : Eh bien, écoutez, je pense qu’en ce qui concerne-.

SHARMINI PERIES : Comme il l’a fait pour l’Irak, je dois ajouter.

GARETH PORTER : C’est vrai. Je veux dire, cependant, sur les questions de la Corée du Nord et de l’Iran, les États-Unis vont continuer à faire ce qu’ils ont fait sous cette administration et sous les administrations précédentes. Il va utiliser au maximum le Conseil de sécurité de l’ONU pour essayer d’obtenir des résolutions qu’il peut utiliser pour accuser ses adversaires d’être du mauvais côté de ce qu’il appelle le droit international, parce qu’il traite toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU comme la voix du droit international. Et je m’attendrais à ce que ce soit la principale utilisation du Conseil de sécurité sous l’administration Trump, comme ce fut le cas dans un passé récent.

Je ne considère donc pas le Conseil de sécurité comme un lieu où la paix va être établie. Je ne pense pas que ça va arriver. C’est beaucoup plus problématique dans le rôle que le Conseil de sécurité a joué et, bien sûr, les États-Unis utilisent le Conseil de sécurité en ralliant essentiellement ses alliés européens, plus d’autres membres sur lesquels il a de l’influence pour obtenir une majorité. Et puis, vous savez, en utilisant cela, comme je l’ai dit, pour se positionner, pour accuser n’importe quel ennemi qu’il il a besoin d’accuser une violation du droit international. Je pense que c’est ce que l’on peut s’attendre à ce que Bolton essaie de faire valoir auprès de l’ONU.

SHARMINI PERIES : Très bien, Gareth, très rapidement, avec Bolton à ce poste de conseiller à la sécurité nationale, avec Pompeo comme secrétaire d’État, avec Haspel à la CIA, beaucoup de gens supposent que Trump est enfin en train de monter son cabinet de guerre. Êtes-vous d’accord avec cela ?

GARETH PORTER : Oui, c’est très difficile de ne pas être d’accord avec ça. En fait, vous savez, je serais prêt à dire que John Bolton par lui-même est un cabinet de guerre composé d’un seul homme en termes d’influence, potentiellement, sur les situations.

SHARMINI PERIES : D’accord. Gareth, je vous remercie beaucoup de vous être joint à nous aujourd’hui. J’imagine qu’il s’agit d’une conversation en cours, et j’ai hâte de vous revoir.

GARETH PORTER : Merci beaucoup, Sharmini.

SHARMINI PERIES : Et merci de vous joindre à nous sur le Real News Network.

Source : Gareth Porter, le 25 mars 2018.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

23 avril 2018

Vivre de son Travail, Pas en Mourir !

Alerte : risques chimiques dans les entreprises : trichloréthylène,  benzéne, l'hydrazobenzéne,etc 

 (transmis par Jean-Jacques Lagarde)

L’AMIANTE CONTINUE DE TUER !

BERGERAC, une importante réunion 

Vivre de son Travail, Pas en Mourir ! BLOG de la CAVAM

Blog de la Coordination des Associations des Victimes de l'Amiante et de Maladies Professionnelles. La CAVAM

Les Brèves 2018 n20

22 Avril 2018

Dans ces Brèves. . .

Le CERADER 87 (Limoges) une jeune association active. . .

- BERGERAC, une importante réunion. . .

- Dans les pas de l'amiante. . .oui mais. . .


 Le CERADER  87 (Limoges) une jeune association active

 La jeune association a "sorti", un tract intéressant, largement distribué

 BERGERAC, une importante réunion

Communiqué de presse réalisé à l’issue de journée de réunions sur l’éradication de l’amiante à

BERGERAC LE 17 AVRIL 2018

A l’invitation du CERADER 24

Communiqué de presse du 18 avril 2018 :

L’AMIANTE CONTINUE DE TUER !

Depuis 4 ans, le CERADER 24 s’est penché sur un des moyens d’éradiquer ce poison de nos vies et a pris des contacts avec un chercheur de l’Université de Montpellier  Mr CAMBON et les représentants de l’entreprise ayant soutenu cette action d’éradication de l’amiante ; la SOMEZ.

Le CERADER 24 était appuyé par la CAVAM porteuse d’un projet de pôle public d’éradication de l’amiante dans lequel ce projet ce projet s’insérait parfaitement.

Dans la dernière période, cette démarche commune a sensibilisé l’ensemble des forces politiques locales, départementales, régionales à partir d’une motion de Mr AUZOU vice-président du conseil départemental PCF/Front de gauche,adoptée à l’unanimité par les élus et transmise à toutes les communes du département pour prise de position.

De même, le député de la circonscription qui avait reçu le CERADER 24 le 2 mars, posait une question écrite à Mr HULOT ministre, reprenant le besoin d’éradication de ce poison et la création du pôle public.

Le directeur de la SOMEZ exposant le projet

et au fond à gauche G. ARNAUDEAU et Ch. VINCENT

R. VINCENT, Madame la sous-préfète de BERGERAC et l’attachée parlementaire de Mr DELPON député.

Une partie des participants et des élus

Le 17 avril :

 Cela a permis à l’association de réunir l’ensemble des représentations régionales (électives, économiques et politique) au cours d’une réunion à laquelle avait tenu à participer madame LAURENT sous-préfète de BERGERAC. Tous les participants ont regretté l’absence des directions de EURENCO et MANUCO les industriels susceptibles d’accueillir le pilote faisant passer l’étude du laboratoire vers le demi-grand étape indispensable avant toute réalisation industrielle. La direction ayant proposé de rencontrer les concepteurs et le CERADER 24 l’après-midi.

La réunion du matin s’est terminée par une satisfaction générale néanmoins marquée par le souci de la position d’EURENCO/MANUCO ?

 Pour la réunion de l’après-midi, l’absence du directeur d’EURENCO dont nous n’étions pas informés posait problème mais c’est le directeur de MANUCO (secteur des acides) qui nous a reçus, écoutant attentivement la présentation du procédé proposé et répondant aux questions des participants sans pouvoir nous apporter la réponse quant à la mise à disposition des terrains nécessaires sur le site SEVESO propriété d’EURENCO … mais

- il confirmait que les besoins en acides ne posaient pas de problèmes au contraire

- il confirmait que, pour le pilote, les espaces nécessaires étaient disponibles et intégrables dans le périmètre concerné

- il se rapprocherait du directeur d’EURENCO pour nous donner une réponse rapide à la question restée sans réponse et pourtant indispensable des terrains.

 A l’issue de cette rencontre, les participants se félicitaient des éclairages apportés et, comme cela avait été dit le matin, demanderaient aux élus et à madame la sous-préfète d’appuyer cette demande auprès du propriétaire des terrains (dépendants quand même de l’état !) Mr DELPON député pourrait intervenir à ce sujet auprès du gouvernement.

Voilà, brièvement résumée cette importante journée de réunions qui aurait pu se terminer plus efficacement et tout est possible, la preuve étant faite de la fiabilité du procédé et de la possible implantation du pilote à BERGERAC  ! 

Nous restons à la disposition de tous pour plus de précisions.

(voir les articles sur l'Eradication catégorie "création d'un pôle public)


 Dans les pas de l'amiante. . .

Améliorer la prise en charge des maladies professionnelles liées aux pesticides.

Dans un communiqué de presse, publié ce mercredi 14 avril, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation déclarent souhaiter approfondir les travaux actuellement menés sur les expositions à certains pesticides.

L’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ont été missionnés pour fournir une étude actualisée sur les liens entre pathologies et exposition professionnelle aux pesticides.

Les 4 ministres s’appuient sur un rapport relatif à la création d’un fonds d’aide aux victimes de produits phytopharmaceutiques qui préconise d’améliorer en priorité la réparation des victimes, dans le cadre des régimes accidents du travail et maladies professionnelles, en assurant une meilleure prise en charge des maladies professionnelles.

En effet, la proposition de loi portant création d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques a été adoptée par le Sénat le 1er février 2018. Il sera géré par la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA).

Ainsi, peuvent obtenir une réparation intégrale de leur préjudice :

Remarque oui mais.

La création d'un fonds d'indemnisation, rappelle la mise en œuvre  du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, le FIVA. Ce peut être effectivement, une avancée sociale importante, qui va permettre aux victimes et aux familles de prétendre à une juste réparation. Cependant, il ne faudrait pas (comme cela arrive trop souvent avec l'amiante)  que cela se traduise par un détournement  de la faute inexcusable de l'employeur. associé à un dédouanement des fabricants de pesticides

 

Tag(s) : #La vie des associations

Posté par Michel Peyret à 09:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,